L'ail,
facteur de longévité
Qu'il soit blanc ou rose, le Gers est le premier
producteur d'ail en France et sa cuisine l'utilise
abondamment. L'ail est un condiment apporté par les Croisés
qui présente de nombreuses vertus nutritionnelles
et pharmacologiques: il préserve l'organisme de
bien des atteintes et le maintient en parfait
état jusqu'à un âge avancé.
Les chercheurs étudient
d'ailleurs activement ses propriétés médicamenteuses,
surtout en matière de prévention cardio-vasculaire.
Ainsi, l'ail présente une action diurétique qui
semble porter surtout sur l'élimination de l'eau,
et non de l'urée ou du sodium. Elle est due au
rapport potassium/sodium élevé, ainsi qu'à la
présence des fructosanes, substances dotées de
fortes propriétés diurétiques. De même, l'ail
offre une action anti-bactérienne reconnue expérimentalement
par Pasteur en 1858. C ette action vise notamment
les bactéries gram +, ainsi que les salmonelles
et Escherichia coli. Cette propriété serait le
résultat de l'action de l'allicine (ou de ses
dérivés).
L'ail renferme également, et en faibles quantités,
une substance hypotensive, la prostaglandine PGA
1. Sa consommation régulière permet d'abaisser
la pression sanguine. Enfin, l'ail a des effets
bénéfiques sur la fluidité du sang et le taux
du cholestérol sanguin. Il réduit en effet l'agrégation
plaquettaire, garde au sang une fluidité satisfaisante,
et évite la formation de caillots indésirables.
Cela s'explique par la présence de certains composés
soufrés : trisulfure de méthyle, trisulfure d'allyle,
et "ajoène E". Par ailleurs, selon les études
les plus récentes, la consommation d'une gousse
d'ail cru par jour (soit environ 3 grammes) permettrait
d'obtenir un abaissement significatif -de l'ordre
de 20 %- du taux du cholestérol sanguin, et particulièrement
du "mauvais" cholestérol LDL.
Sur les parois des vaisseaux sanguins, l'ail inhibe
la prolifération cellulaire à l'origine des premières
lésions d'athérosclérose. L'ail pourrait également
diminuer la synthèse des triglycérides, et freiner
ainsi l'évolution d'une éventuelle pathologie
cardio-vasculaire.
De récentes études japonaises ont mis en évidence
que l'ail possède un effet antiallergique particulièrement
puissant : des extraits d'ail diminuent de plus
de 90 % la réponse cellulaire après exposition
à un allergène. Dans ce domaine, il se montre
huit fois plus actif que l'oignon, et quatre fois
plus que le poireau. On a pu démontrer que l'extrait
d'ail agit comme un anti-oxydant (au même titre
que la vitamine E), protégeant ainsi les cellules
contre les indésirables radicaux libres.
Last but not least, l'ail pourrait avoir, outre
ses propriétés anti-microbiennes et bactéricides,
une action anti-tumorale vis-à-vis de certaines
cellules cancéreuses. Chez l'homme, la consommation
régulière d'ail (ou d'extrait d'ail) semble renforcer
les défenses immunitaires de l'organisme. Sans
hésiter, la consommation d'ail est nécessaire
sinon vitale !
© Médecin-conseil pour FranceSudOuest