Le terroir périgourdin est riche
et généreux et l'harmonie de ses mets et vins
en fait une région systématiquement citée comme
gastronomique. Truffe noire, foie gras d'oie et
de canard, fruits et légumes, le Périgord propose
une grande variété de produits qui l'ont rendu
célèbre. Nous en avons choisi trois qui présentent
de hautes qualités diététiques : la noix, le cèpe
et la châtaigne.
La
noix, une protection des maladies cardio-vasculaires
La culture du noyer est une longue tradition périgourdine.
Au XIe siècle, certaines redevances étaient déjà
payées en setiers de noix. C'est à partir du XIXe
siècle qu'à la suite de la maladie du ver à soie
et de l'apparition du phylloxera, le noyer sera
cultivé de façon intensive, particulièrement en
Périgord.
Dans cette région, les noix sont de
petits calibres et présentent une coquille tachetée
; elles produisent une excellente huile. Riche
en lipides (+ de 60 %), remarquable pour la qualité
et la richesse de ses protéines, éléments minéraux
et vitamines, la noix peut-être consommée fraîche
ou sèche. Mais attention, après le début de la
récolte, fin septembre, la noix fraîche doit être
consommée rapidement ou conservée en réfrigérateur.
Sèche, on peut la manger tout au long de l'année.
A la suite de recherches, effectuées par la faculté
de pharmacie de Bordeaux, les résultats ont été
particulièrement intéressants. Ils montrent en
effet que les personnes qui consomment des noix
ou de l'huile de noix tous les jours ont un taux
de cholestérol HDL (le bon cholestérol) plus élevé
que les " non-consommateurs ". Or cette augmentation
est un facteur de protection vis-à-vis des maladies
cardio-vasculaires. Toutefois, riches en calories,
un apport de 30 à 50 g par jour pourrait s'avérer
raisonnable.
Les
cèpes, plaisir et santé réunis !
Les cèpes ne sont pas seulement des mets de choix.
Très sains, ils contribuent à notre équilibre
et à notre bonne santé. Seules les personnes dont
l'appareil digestif est un peu susceptible risquent
de plus ou moins bien supporter les champignons
sauvages, les plus riches en fibres.
En dehors
de cela, les responsables de la Fédération française
de cardiologie estiment que les cèpes peuvent
être servis sans restrictions dans la grande majorité
des régimes : surpoids, diabète, excès de cholestérol,
hypertension... Ce n'est pas surprenant. Composés
à 90% d'eau, ils sont peu caloriques et n'apportent
en moyenne qu'une quinzaine de calories pour 100
g. Mieux encore, elles sont apportées presque
en totalité sous forme de protéines, de vitamines
et de sels minéraux.
Sauvages la plupart du temps ou cultivés sur couches,
les cèpes sont en effet très riches en vitamines
du groupe B et en vitamine PP. Ils sont ainsi
bénéfiques pour le système nerveux et la peau.
En moyenne, 100 grammes de cèpes suffisent aux
besoins journaliers en vitamines B 1, B 2 et B
3. En revanche ils sont pauvres en vitamine C.
Plus encore que des vitamines, ils vous apporteront
du sélénium, réputé pour ses propriétés antioxydantes.
Le sélénium est impliqué dans l'élimination des
radicaux libres qui accélèrent le vieillissement
cellulaire, et plusieurs travaux internationaux
lui prêtent d'intéressantes propriétés. Il nous
protégerait ainsi contre les maladies cardio-vasculaires
mais, aussi, contre certains cancers digestifs.
Or les cèpes représentent une des principales
sources alimentaires, devant même les huîtres
dont c'est pourtant une des qualités principales.
Il suffit de 50 grammes de cèpes pour satisfaire
aux besoins de l'organisme pendant 24 heures !
Alors faites-vous plaisir et, pour une fois, sans
modération !
La
châtaigne, le plein d'énergie
La châtaigne constitua durant plusieurs siècles
la base de l'autosuffisance alimentaire des communautés
rurales périgourdines. Devenue synonyme de nourriture
du pauvre, la châtaigne subsista longtemps à titre
résiduel, jusqu'à connaître un nouvel essor à
partir des années 80. Le regain d'intérêt dont
elle bénéficie s'appuie entre autres sur sa qualité
alimentaire et diététique.
Le taux de glucide de la châtaigne sèche est de
73 % (40 % pour le fruit frais), soit une valeur
supérieure à celle des céréales (blé, maïs, orge,
seigle). Les teneurs en lipides, 5% sont également
plus élevées ; les protides (7,4%) sont au contraire
plus basses. La châtaigne contient des acides
gras libres, essentiellement acide linoléique,
palmique, et oléique, éléments indispensables
à la prévention des maladies hépatiques, sanguines
et respiratoires.
En ce qui concerne l'apport vitaminique, il est
constitué principalement par les vitamines B1
et B2 qui interviennent dans le métabolisme énergétique
et de la vitamine C dont on connaît les vertus
anti-scorbutiques. Même si une quantité non négligeable,
mais difficile à évaluer de façon précise et constante,
disparaît au chauffage, les vitamines se retrouvent
encore dans la farine de châtaigne. Enfin, le
fruit sec contient de nombreux éléments minéraux
: en quantité importante du potassium et du phosphore,
en quantité moindre du soufre, du magnésium, du
calcium et du sodium. La châtaigne, c'est bon
pour le tonus.
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