SOCIETE Un gendarme grièvement blessé à Pau L'ensemble de la presse nationale et régionale revient sur le deuxième drame qui a touché la gendarmerie mercredi dernier, lors d'un simple contrôle d'identité entre Monein et Navarrenx, dans Les Pyrénées -Atlantiques. "Tout a commencé quand deux gendarmes de Monein, dont un gradé, ont repéré deux voitures sur le bord d'un chemin, à côté desquelles se trouvaient "deux personnes au comportement bizarre" " précise LE FIGARO sur son site Web (28 novembre). " Les deux gendarmes se sont approchés des deux hommes pour leur demander leurs papiers. Les deux suspects s'exprimaient en espagnol, se déclarant étudiants espagnols à l'Université de Pau. ". Le drame est intervenu quelques secondes après, alors que l'officier regagnait son véhicule pour contrôler les papiers d'identité par radio. " C'est alors qu'il entend les coups de feu tirés contre son collègue, atteint par trois balles dans la poitrine dont une dans la région du cur et une autre dans la tête. Il a juste le temps de se jeter dans les fourrés. " poursuit Jacky Durand dans l' édition du 29 novembre de LIBERATION. " Le gendarme témoin de ces faits ne pouvait pas riposter au risque de blesser son camarade, pris " en sandwich " entre ses deux agresseurs. Il s'abrita dans un fourré pour échapper à la fusillade (une dizaine de coups furent tirés) et vit partir la Clio immatriculée 64 avec les deux hommes à bord " raconte Jean-Paul Chaintrier dans SUD-OUEST (29 novembre). Le plan Epervier, aussitôt déclenché, n'a pas permis de retrouver les deux fuyards. Ils ont eu le temps de changer de véhicule, après avoir éjecté une femme de sa Twingo. Le gendarme touché, Gérard Larroudé, 33 ans, a été immédiatement hospitalisé. " Il a été atteint de sept balles dans la tête et au thorax, selon les gendarmes. Il a reçu trois d'entre elles dans la poitrine, dont l'une dans le coeur. " rapporte le NOUVEL OBSERVATEUR (29 novembre). Et LIBERATION de préciser : "Il a fait plusieurs arrêts cardiaques", indiquait-on hier soir à la Direction de la gendarmerie où l'on affirmait que "le pronostic des médecins est réservé". Le quotidien rappelle que " C'est la deuxième fois en moins de deux semaines qu'un gendarme est blessé dans les environs. Le 17 novembre, une fourgonnette avec deux hommes à bord avait refusé de s'arrêter pour un contrôle d'alcoolémie, forçant le barrage installé par une patrouille près de l'aéroport de Pau et ouvrant le feu par treize fois sur un motard qui les avait pris en chasse. ". "Les enquêteurs privilégient la piste de l'ETA mais n'excluent aucune autre piste, selon la gendarmerie. " nous apprend LE FIGARO (28 novembre). " Une piste confortée par la police autonome basque lors de son enquête sur l'attentat attribué à l'ETA contre deux policiers régionaux basques espagnols tués, le 24 novembre, à Beasain. " ajoute jacky Durand dans LIBERATION (29 novembre). " Les munitions des deux fusillades sont identiques : il s'agissait de balles de la marque tchèque BSP de calibre 9 mm. " Les journaux rappellent que ces deux drames surviennent alors que la gendarmerie et la police traversent une période de doute et de désarroi, exigeant auprès de l'Etat davantage de moyens et d'hommes. " Regardez, on n'a même pas de gilet pare-balles. On nous tire comme des lapins. Deux en dix jours, c'est trop. On en a marre. Faites-le savoir " confie un gendarme exaspéré à Jean-Paul Chaintrier, de SUD-OUEST. Ces deux fusillades entraînent bon nombre de questions et de commentaires sur l'implication de l'ETA dans diverses opérations en France. " L'organisation terroriste basque aurait-t- elle décidé d'user de la violence, aussi, en France? " s'interroge Louis Destrem, dans LA DEPECHE DU MIDI du 30 novembre. Et de poursuivre : " A moins que son affaiblissement et le rétrécissement, de ce côté-ci des Pyrénées, de sa base de soutien ne l'y contraignent. Certes, le Sud-ouest français - et tout particulièrement la partie basque des Pyrénées- Atlantiques - est-il depuis longtemps considéré comme " le sanctuaire " de l'ETA. Mais ses militants ont toujours choisi de ne pas " y faire de vagues ", encore moins d'y importer le terrorisme pratiqué en Espagne. " LE NOUVEL OBSERVATEUR, citant la presse espagnole, avance un nom : "L'auteur des coups de feu serait Ibon Fernandez-de-Iradi, alias "Susper", 30 ans, membre du commando "Buruntza" de l'ETA. Il serait également l'auteur de la fusillade perpétrée le 17 novembre dernier qui avait blessé un gendarme dans le même secteur. " Selon l'hebdomadaire, " "Susper" ferait partie des nouveaux membres de l'ETA qui ont pris le contrôle de l'organisation terroriste basque depuis peu. Il s'agit de jeunes qui ont décidé de ne pas se laisser arrêter sans résistance sur le territoire français, contrairement aux habitudes de leurs aînés
". Cette nouvelle stratégie de l'ETA doit provoquer une nouvelle organisation, selon le directeur général de la gendarmerie, cité par LA DEPECHE DU MIDI (30 novembre) : " Nous devrons ajuster notre posture et notre mode de travail à des circonstances qui semblent avoir changé, particulièrement dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes ". Même les indépendantistes basques français d' Abertzaleen Batasuna (AB " Unité des patiotes ") " s'interrogent sur la "stratégie" menée par ETA et des dégâts qu'elle pourrait provoquer au Pays basque français " rapporte LIBERATION dans son édition du 1er décembre. " Le bureau exécutif d'AB [est amené] à reconnaître que "les actions d'ETA posent chaque jour d'avantage de contradictions au sein de la population basque et du mouvement abertzale (nationaliste)". Ce mouvement, donc, "n'arrive même plus à comprendre dans quelle logique stratégique s'inscrivent ces actions". SPORTS Rugby: allez Biarritz ! La récente élimination du BO en Coupe d'Europe n'est pas encore oubliée mais semble digérée pour les Biarrots. L'équipe basque, qui vient de s'imposer à Béziers (20-18) survole le championnat de France et s'habitue à la victoire. " Premier de poule, première victoire à Béziers de son histoire, le B.O. est au sommet de son art. " constate LESITERUGBY.COM, qui ajoute " Biarritz impressionne d'emblée en multipliant les temps de jeu. Très en jambes, les Basques, bien dirigés par le talentueux Peyrelongue, écartent les ballons faisant briller Legg et Bidabé ". L'EQUIPE (2 décembre) écrit que Biarritz " conserve son invincibilité (
). et reste donc la seule équipe invaincue du Top 16. ". Du coup, le BO préserve sa place de leader de poule 1 et apparaît comme une équipe majeure de la saison ; à l'instar de Montferrand. " Les Biterrois, qui accueillaient les Biarrots avec l'espoir de leur ravir la première place, entamaient la rencontre de la meilleure manière et prenaient l'avantage grâce à deux pénalités de Richard Dourthe (6-0, 17e). " commente L'EQUIPE (2 décembre). " ). Les hommes du tandem Lagisquet-Rodriguez réagissaient sans attendre, en marquant deux essais en 5 minutes par l'intermédiaire de leur arrière Nicolas Brusque (21 et 25). " Les deux essais furent transformés par Stuart Legg, décidément très en forme puisque il passa une pénalité puis un drop à la 39e minute. Le talentueux Richard Dourthe réduisit un peu la marque pour Béziers avant la fin de la première mi-temps (20-9). Sueurs froides La seconde partie fut moins convaincante pour les Basques, qui ne marquèrent aucun point. Pour Nicolas Péchenot, de SPORT24.COM, " Biarritz joue à se faire peur (
) Malgré une confortable avance à la pause, le BO a tremblé jusqu'au bout face à Béziers, dans le match phare de la 6e journée du Top 16 ".Béziers relève la tête : " Mais pour ne pas achever la bête biterroise, le B.O. s'expose. Et notamment aux cinglantes banderilles de Dourthe, réglé comme une table de trigonométrie, qui ramènent Béziers à 20-18 à sept minutes de la fin " précise LESITERUGBY.COM. Le BO transpire, ne parvient plus à construire une attaque efficace et compte les minutes qui passent. C'est alors que " Le pack [biterrois] emmené par le vivifiant talonneur Brice Miguel fait sauter l'édifice basque et l'arbitre accorde la pénalité de la gagne à Béziers " décrit LESITERUGBY.COM. La chance semblait définitivement installée à Biarritz puisque Richard Dourthe manqua sa pénalité, empêchant son équipe de remporter le match. "On retiendra notre capacité à conserver le score " précisait Olivier Roumat sur SPORT24.COM. "On a manqué notre première période, que ce soit devant ou en défense, en ratant des placages qui nous coûtent deux essais", constatait de son côté Richard Castel, au micro de Canal +. " Le BO, qui peut compter sur des joueurs solides, s'accroche fermement à la première place de sa poule. " En éteignant son dauphin, Biarritz a quasiment son billet pour les phases finales. Mais on pressent que les Basques regardent déjà plus haut" conclue LESITERUGBY.COM Sources: LE FIGARO, LIBERATION, SUD-OUEST, LE NOUVEL OBSERVATEUR, LA DEPECHE DU MIDI, L'EQUIPE, SPORT24.COM, LESITERUGBY.COM |