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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°7 - Du 17 au 23 décembre 2001
SOCIETE
Fermeture de l'usine AZF de Toulouse
Le Premier ministre s'était engagé à prendre une décision avant la fin de l'année. C'est chose faite. Dans une tribune publiée par LA DEPECHE DU MIDI le 22 décembre dernier, Lionel Jospin prône " la fermeture de l'usine AZF ". Cette décision repose, comme l'explique LE NOUVEL OBSERVATEUR (22 décembre), sur le fait que l'explosion reste encore " inexpliquée ", ce qui rend donc "impensable une décision de réouverture". Le Premier ministre explique clairement que la dépollution du site doit être le principal objectif de TotalFinaElf. Et de préciser : " on a peine à imaginer, après une telle catastrophe, que l'activité puisse reprendre sur ce site".
Le gouvernement répond aussi aux interrogations de Thierry Desmarest, le PDG du groupe TotalFinaElf, qui avait déclaré dans LE FIGARO (17 décembre) que, " d'un point de vue industriel, toute décision en faveur de la fermeture ou de la réouverture est prématurée ". A la question du journaliste lui demandant quelle serait sa ligne de conduite en cas de fermeture définitive du l'usine AZF, M. Desmarest avait répondu : " Nous souhaitons poursuivre les activités du site mais, si nous n'y étions pas autorisés, j'ai dit devant la commission d'enquête parlementaire que la construction d'une usine neuve ailleurs ne se justifierait pas car, dans le secteur des engrais, il n'y a pas de perspectives suffisantes ", précisant que les 450 salariés de Toulouse intègreraient les autres usines du groupe ou seraient placés en pré-retraite.
Si la fermeture de l'usine AZF semble acquise, les questions concernant le pôle chimique sont nombreuses. Le Premier ministre a apporté un semblant de réponse dans sa tribune : "L'orientation du gouvernement n'est pas de bannir la chimie à Toulouse, mais de permettre la reconversion du pôle chimique vers des activités sûres qui ne peuvent pas entraîner de danger pour la population.". Les regards se tournent bien entendu vers les usines de la SNPE, qui produisent le carburant de la fusée Arianne et de certains missiles et utilisent du phosgène, un gaz réputé dangereux. Pas de décision hâtive pour Lionel Jospin, qui attend le rapport d'experts indépendants avant de prendre une décision finale. En attendant, le collectif Plus Jamais Ca ne cache pas sa déception : " Nous sommes fortement mécontents, il n'y a rein de définitif pour AZF et le Premier ministre laisse ouverte la possibilité de reprendre la production de phosgène à la SNPE avec de petites stocks" précise Jean-Pierre Bataille, le porte-parole de l'association au journaliste du NOUVEL OBSERVATEUR.
En attendant, l'hiver s'est installé à Toulouse. Les sinistrés ont froid, les manifestations s'enchaînent, et la population a peur. L'EXPRESS souligne que les Toulousains sont de plus en plus persuadés que l'explosion est un acte criminel, même si on se garde bien de le clamer haut et fort. Une supposition balayée du revers de la main par les experts proches du dossier. SUD-OUEST nous apprend, dans son édition du 21 décembre, que l'explosion a été reproduite en laboratoire et que la thèse de l'accident peut sérieusement être retenue. " L'explosion est la conséquence d'un processus chimique qui exclut toute intervention humaine" précisent les experts."Selon plusieurs informations concordantes, la mécanique de l'explosion serait endogène aux matières stockées. Il n'y aurait donc pas eu de mise à feu, fût-ce de façon accidentelle. En revanche, un long processus de dégradation de corps étrangers aurait provoqué des gaz éventuellement du méthane qui, soumis à des pressions trop fortes, se seraient " libérés " sous l'effet de la compression" ajoute le quotidien régional.

ECONOMIE
Airbusville sort de terre
L'édition du 19 décembre de LA DEPECHE DU MIDI relate les premiers travaux du chantier d'Airbusville, dont la fin est programmée pour 2005. L'enjeu est de taille: construire la future zone industrielle qui permettra d'assembler le futur gros porteur d'Airbus, l'A380. "Une vaste zone de 220 ha et de 2 km de long que préfigurent déjà des voies d'accès encombrées d'engins de chantier." écrit Jean-Marie Decorse. Le journaliste nous apprend également qu'Airbus va investir près de 380 millions d'euros dans les seuls infrastructures. Objectif poursuivi: l'assemblage de 4 A380 par mois jusqu'en 2008, afin de respecter le cahier des commandes. La naissance de cette importante zone industrielle relancera à coup sûr l'économie locale qui profitera, entre autre, de l'arrivée de nombreux sous-traitants.

SPORT
Rugby: première défaite du B.O.
Comme le relate LE SITE RUGBY, Guy Novès, l'emblématique entraîneur du Stade Toulousain, avait prévenu gentiment ses troupes: " Il faudra être absolument offensif et concentrés jusqu'au bout, sans laisser tomber aucun ballon", surtout après la défaite du Stade Toulousain face à Béziers, mal digérée. Visiblement, Novès fut bien compris par son équipe, qui infligea un pressing permament sur le B.O. "Sur l'ensemble de la rencontre, on peut même affirmer sans risque de se tromper que Toulouse a passé 80 % de son temps dans le camp adverse" constate Jérôme Prévot dans le MIDOL. Et l'exploit n'est pas mince: battre la seule équipe invaincue du championnat de France à domicile. La déception était bien sûr palpable du côté des Basques:" Nous ne nous attendions pas à être autant dominés en mêlées" reconnaît Christophe Milhères dans le MIDOL. L'hebdomadaire du rugby précise que "Biarritz s'est fait salement croquer" sur son terrain. "Battus dans la conquête, les Basques ont également subi la plupart des impacts avec, comme symbole, le vol plané de Puleoto sous l'effet d'une cartouche conjointe de Labit et Lo Cicero" écrit Jérôme Prévot. Résultat des courses: 9 à 13. Un score qui relance sérieusement le Stade Toulousain et qui n'empêche pas le B.O. de conserver sa place de leader de la poule 1. "Il fallait bien que cela arrive un jour" remarque, fataliste, L'EQUIPE.

EN BREF:
L'ensemble de la presse régionale et nationale révèle que le corps du petit Larbi a été retrouvé mercredi dernier par des enfants de la cité des Aubiers, en Gironde. Les premières indications font état de traces de sperme retrouvées sur les vêtements du petit garçon, âgé de 9 ans et surnommé "Monsieur Sourire".

Alain Moglia, le directeur de l'Orchestre de chambre national de Toulouse, vient d'être licencié nous apprend LA DEPECHE DU MIDI (19 décembre). Cette décision fait suite aux tensions qui perdurent entre l'Orchestre et l'association qui gère l'orchestre.

Sources: LA DEPECHE DU MIDI, LE NOUVEL OBSERVATEUR, LE FIGARO, SUD-OUEST, L'EQUIPE,

 


 
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