SOCIETE Premiers départs de juillet, premiers bouchons Les premières transhumances de juillet ont débuté le week-end du 29 et 30 juin et ont généré des bouchons aux endroits habituels : les péages de Saintes et de Virsac sur l'A 10, à Mios sur l'A 63 au sud de Bordeaux, à Bennesse-Maremnes, à Biarritz et à la frontière de Biriatou ainsi que dans le secteur d'Arcachon. Comme pour tous les grands départs, les forces de police et de gendarmerie ont, dès vendredi 28 juin, mis en place un dispositif conséquent sur le terrain, souligne SUD-OUEST (29 juin). En Gironde, 300 gendarmes étaient mobilisés durant ce week-end classé orange par Bison Futé, mais les deux prochains s'annoncent plus chargés encore. Selon le capitaine Yannick Boucicaud, chef de division gendarmerie au Centre régional d'information et de coordination routière, le plan Polmar ne sera activé qu'à partir du 13 juillet dans le Sud-Ouest. Ce plan, placé sous l'autorité du préfet de police de la zone de défense, couvre le réseau routier composé de l'axe Poitiers-Bordeaux-Espagne et de l'axe Orléans-Limoges-Toulouse. Il prévoit notamment le doublement des effectifs.
Extradition d'un militant basque autorisée
Le militant basque Juan Mari Olano peut être extradé vers l'Espagne. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau a rendu, vendredi 28 juin, un avis favorable à la demande faite par un juge de Madrid, signale LE MONDE (30 juin). Elle a également rejeté la demande de mise en liberté de M. Olano, reconduit à la maison d'arrêt de Gradignan. L'avocate de M. Olano, Me Yolanda Molina Ugarte, va déposer un pourvoi en cassation contre cette décision. En cas de réponse négative de la haute juridiction, elle envisage un recours devant le Conseil d'Etat contre le décret d'extradition de son client, puis une action au niveau européen. Porte-parole de l'association de soutien aux prisonniers basques Gestoras pro amnistia, M. Olano avait échappé à la série d'arrestations du 31 octobre 2001 en Espagne. Passé en France, il avait été interpellé le 3 décembre 2001 à Bayonne à la suite d'un mandat d'arrêt international délivré par le juge espagnol Baltazar Garzon. Ce dernier suspecte les Gestoras d'entretenir des liens directs avec l'organisation séparatiste basque ETA.
ECONOMIE
Troisième grand aéroport français dans le Sud-Ouest ?
Le président du conseil régional Midi-Pyrénées, Martin Malvy, a proposé jeudi 27 juin d'installer le troisième grand aéroport " parisien " dans le Sud-Ouest, entre Bordeaux et Toulouse plutôt qu'en Picardie ou en région Centre, rapporte LA DEPECHE DU MIDI (28 juin). " Le ministre des Transports a mis un terme à la procédure sur le site de Chaulnes et on s'interroge sur l'avenir du trafic aérien régional en Midi-Pyrénées. Or au même horizon que ce troisième grand aéroport français, le TGV sera réalisé entre Toulouse et Bordeaux (une heure de trajet) et entre Paris et Bordeaux. De plus, cet aéroport ne concernerait que du transport international et n'exige pas une proximité réelle avec Paris " indique Martin Malvy qui avec ce projet propose de faire d'une pierre deux coups: ce " hub " aérien de dimension européenne résoudrait les problèmes de saturation de Paris et de Toulouse. Le président de région souhaite que les nouvelles études engagées par le ministère sur le troisième grand aéroport international prennent en compte sa proposition. Pour le moment, il n'est pas question de proposer un site mais celui-ci pourrait se situer en Lot-et-Garonne ou en Tarn-et-Garonne en fonction du fuseau de la future ligne TGV que le président de région considère comme acquise.
AZF : arrêt des activités liées au phosgène
Le premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé, lundi 1er juillet, dans un communiqué qu'il n'y aurait pas de redémarrage des activités liées à la chimie du phosgène à Toulouse, prévient LE MONDE (1er juillet). Le débat s'était focalisé ces derniers mois sur l'avenir des voisins d'AZF qui ont résisté à l'explosion : la SNPE, ses filiales Isochem et Tolochimie et son partenaire Raisio France. Le chef du gouvernement a ainsi indiqué que les dossiers déposés par la SNPE et Tolochimie concernant notamment la chimie fine seraient soumis "pour avis" au Conseil départemental d'hygiène (CDH) le 11 juillet prochain pour SNPE et à l'automne pour Tolochimie.
FORMATION
Nouvel IUP à Agen
L'université Bordeaux II est en train de structurer à Agen un IUP (Institut Universitaire Professionnel) " sport et développement des dispositifs de prévention et de réinsertion ", informe SUD-OUEST (29 juin). Les deux premières années (DEUG et licence) ouvrent dès la rentrée prochaine. L'année de maîtrise devrait voir le jour à la rentrée 2003. Le créneau ? Le sport perçu comme un vecteur de cohésion sociale, intégré dans un dispositif de prévention. " Le ministère de l'éducation nationale a souhaité voir créé cet IUP de plein exercice, explique François Courtine, directeur de la recherche et de la diffusion de l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire (ENAP), et co-directeur de la formation. L'ENAP n'est que le partenaire de cette formation, qui devrait pourvoir aux besoins du ministère de la justice en animateurs sportifs, mais doit également permettre à des jeunes de trouver des débouchés au sein des collectivités publiques, dans les secteurs para-public ou socio-éducatif. "
TEMPS LIBRE
Bordeaux fête le vin
La troisième édition de la Fête du vin s'est déroulée du 27 au 30 juin à Bordeaux. Plus de 200.000 personnes étaient attendues pour cette fiesta biennale organisée sur la place des Quinconces, dans un parc de 12 hectares. Les visiteurs auront pu déguster de nombreux vins et produits du terroir en musique. Des vins de Bergerac, de Duras, d'Irouleguy ou de Jurançon étaient également proposés aux Bordelais pour les inciter à s'aventurer hors de leurs propres appellations, précise LA DEPECHE DU MIDI (27 juin).
SPORTS
Rugby : Bordeaux-Bègles rétrogradé
Le Comité directeur de la Ligue nationale (LNR), suivant la proposition de la DNACG, a décidé de rétrograder Bordeaux-Bègles en Pro D2 "pour raisons financières", annonce LE SITE RUGBY (26 juin). Le Comité directeur a constaté "l'insuffisance de garanties sur la réalisation du budget prévisionnel -en augmentation pour des montants conséquents par rapport aux saisons précédentes- lié au plan de reprise du club, et les risques encourus" sur l'activité du club la saison prochaine. Il a également décidé de refuser l'accès au Top 16 pour le club de Grenoble en raison d'une situation comptable déficitaire et de rétrograder en Fédérale 1 le club de Lannemezan-Tarbes. Les clubs disposent d'un délai de dix jours à compter de la notification de la décision pour faire appel devant la commission d'appel fédérale, précise RUGBYRAMA (26 juin). Dans le cas où les appels de Bordeaux, de Grenoble et de Lannemezan-Tarbes viendraient à être rejetés par la DNACG, le paysage rugbystique français, initialement esquissé à la fin de la saison régulière, serait entièrement bouleversé : La Rochelle et Dax pourraient être repêchés, Brive promu, Tours et Rumilly maintenus...
Sources: La Dépêche du Midi, Sud-Ouest, Le Monde, Le Site Rugby, Rugbyrama