ECONOMIE Bergerac : un accent " so british " ! Déjà marquée depuis longtemps par la présence d'une forte colonie anglaise, la région de Bergerac bénéficie depuis quelques mois d'un nouvel engouement de la part des Britanniques, souligne LA DEPECHE DU MIDI (11 juillet). En témoigne l'incroyable succès de la liaison aérienne à bas prix Londres-Bergerac, qui fonctionne depuis le mois de mars dernier: pour 8 vols aller-retour par semaine, avec un avion de 108 places, elle affiche un taux de remplissage de 90 % et s'affirme ainsi comme la ligne la plus rentable de la compagnie Buzz. Elle a déjà permis la création de 20 emplois directs, au niveau du personnel de l'Aéroport de Bergerac- Roumanières, et chez les loueurs de voitures. Les restaurants s'avouent également parmi les premiers bénéficiaires de cette manne qui elle se retrouve aussi chez les viticulteurs et la plupart des commerçants liés au tourisme et aux activités de loisirs. Pour la première fois cet été, le Magazine Municipal de Bergerac est même édité en version bilingue franco-anglaise. Devant l'impact économique de la ligne aérienne Bergerac-Londres, la Chambre de commerce envisage maintenant la création d'une ligne Bergerac-Amsterdam.
La SNPE va redémarrer
Après un débat de 4 heures, jeudi 11 juillet, du Conseil départemental d'hygiène (CDH) réuni en préfecture, la SNPE dispose désormais " d'un cadre pour reprendre l'activité avec une certaine sérénité " grâce à un vote positif (14 oui, 6 non, 3 abstentions), rapporte LA DEPECHE DU MIDI (12 juillet). Pierre Izard, président du Conseil général, commentait néanmoins à l'issue de la réunion que la " réouverture ne règle pas le sort de centaines de personnes privées d'emploi ", la SNPE n'étant pas autorisée à reprendre les activités de production de phosgène, et évoquait le risque de transport de matières dangereuses et le périmètre de sécurité qui touche des riverains du chemin des Etroits.
Les espadrilles s'organisent
Pour faire face aux paires d'espadrilles importées d'Asie, six fabricants du Pays Basque, regroupés au sein de l'association Soule Espadrille, ont décidé de créer une marque commune: l'espadrille Bigaya. Ce label figure désormais sous la semelle de leurs espadrilles, un moyen d'aider le consommateur à s'y retrouver et de garantir une " espadrille faite au pays, selon des critères clairement définis ", explique SUD-OUEST (14 juillet). A la tête d'Armaïté, une des six entreprises de l'association, Jean-Pierre Errecart estime que " la marque Bigaya, c'est avant tout un moyen commun pour faire savoir qu'ici on vit d'un savoir-faire ".
TEMPS LIBRE
Etes-vous Gers ou Dordogne ?
Etes-vous Gascogne ou Périgord? Collines ou forêts? Madiran ou Bergerac? L'EXPRESS (11 juillet) propose un dossier comparatif sur les attraits culturels, sportifs et gastronomiques de ces deux campagnes rivales mais unies dans un même bonheur de vivre qui ont élevé la gastronomie au rang d'art de vivre. Dans le match des rivaux du Sud-Ouest, selon l'hebdomadaire, le pays de Montaigne écrase le Gers sous le poids de ses vieilles pierres: 827 monuments historiques classés ou inscrits, contre 293 (selon l'Inventaire du ministère de la Culture). Sarlat, la ville du grand La Boétie, affiche, après Paris, le plus grand nombre de vestiges protégés au mètre carré. Son enclavement a préservé la Dordogne, dont huit communes (Saint-Jean-de-Côle, Saint-Léon-sur-Vézère, Limeuil, Beynac, La Roque-Gageac, Domme, Belvès, Monpazier) figurent au palmarès des plus beaux villages de France, tandis que le Gers en compte seulement deux, Montréal et Sarrant. Le Périgord a d'ailleurs pris quelque vingt ans d'avance dans le domaine du tourisme, développant très tôt l'accueil à la ferme et les gîtes ruraux (24 millions de nuitées contre 6 millions, en 2001). Assailli par les vacanciers, il l'est aussi par les acquéreurs de résidences secondaires. "La fermette à rénover est devenue très rare, on n'en a pratiquement plus", confirme le président de la chambre départementale de la Fnaim. De l'autre côté de la Garonne, la "petite Toscane", longtemps jardin secret de rurbains en vue - écrivains, artistes ou hommes politiques français - voit arriver Anglais, Allemands, Néerlandais et Belges en quête d'un pays de cocagne moins saturé et moins onéreux que la Dordogne. Le prix moyen d'une maison rustique, à tuiles rondes au sud, plates au nord, atteint 68 000 euros dans le Gers et 100 000 en Dordogne. Alors, Gers ou Dordogne, c'est d'abord une affaire de passion.
SPORTS
Rugby : l'avenir de Bordeaux-Bègles en délibéré
Réunie le 11 juillet pour statuer sur le sort de Bordeaux-Bègles menacé de rétrogradation en Pro D2, la commission d'appel de la Fédération Française de Rugby a décidé de mettre en délibéré le cas du CABBG, menacé de rétrogradation en Pro D2 pour raisons financières, annonce RUGBYRAMA (12 juillet). L'avocat du club se veut " raisonnablement optimiste ", Bordeaux-Bègles devant encore fournir " un certain nombre d'éléments, notamment sur l'arrêté des comptes à juin 2002 ". " Des éléments nouveaux nous ont été apportés et nous avons donné un délai supplémentaire jusqu'au mardi 16 juillet pour que d'autres éléments que nous avons demandés nous soient amenés ", a précisé pour sa part le président de la Commission, Gaston Lesbats, à Bayonne.
Football : L'ambition des Girondins selon M6
Dans un entretien accordé à SUD-OUEST (11 juillet), Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6, affirme que la chaîne va investir de façon importante mais " raisonnable " dans le club pour qu'il reste en tête du football français. Il explique qu'un actionnaire comme M 6 souhaite voir les Girondins champions de France dans un premier temps, puis en Champions League : " On veut que le club reste dans le haut du classement. Nous lui donnons donc les moyens pour être dans le haut du classement et ceci dans la durée ". Nicolas de Tavernost précise d'ailleurs que le budget des Girondins a doublé depuis l'arrivée de M6, en 1998, s'élevant actuellement à 55 millions d'euros. Revenant sur le cas Pauleta, il estime que Bordeaux a fait les efforts qu'il fallait pour offrir au joueur portugais un contrat qui lui donne satisfaction : " Nous, nous souhaitons qu'il reste. Nous le lui avons dit. Mais si demain, il a une proposition phénoménale d'Arsenal... On n'a pas des moyens sans limite ". Enfin, le représentant de M6 souhaite qu'il y ait désormais un facteur d'optimisme autour de l'équipe : " Il y a un staff compétent, un entraîneur, des installations, l'une des plus belles images en France dans le football. Il faut maintenant un peu d'enthousiasme de partout ".
Sources: La Dépêche du Midi, Sud-Ouest, l'Express, Rugbyrama