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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°56 - Du 23 au 29 décembre 2002

SOCIETE
Bayonne : une suite de négligences
Trois des cinq policiers suspendus après l'évasion d'un des chefs militaires de l'ETA du commissariat de Bayonne ont été réintégrés, annoncent LE NOUVEL OBSERVATEUR (26 décembre). Les deux autres restent mis à pied et un sixième officier a été provisoirement suspendu. Ces décisions interviennent après que l'IGPN a conclu dans son rapport d'enquête à une addition de " négligences " lors de l'évasion. L'enquête a mis en avant des " négligences caractérisées tant dans la surveillance du gardé à vue " que dans " l'utilisation du lieu de détention qui ne présentait pas toutes les garanties nécessaires ". Un seul brigadier se trouvait, au moment des faits, de service dans le bâtiment pour surveiller les moniteurs vidéos et répondre au téléphone. Ibon Fernandez Iradi s'est évadé du commissariat " en empruntant un conduit d'aération depuis une cellule de dégrisement ". Or, selon une information demeurée confidentielle et révélée par SUD-OUEST (27 décembre), cette même cellule avait déjà permis à un pensionnaire de fausser compagnie aux policiers en novembre dernier par une petite bouche d'aération. Les plus hauts responsables du commissariat ont découvert cette affaire en même temps que la police des polices. De son côté, " Susper " est devenu depuis son évasion " Susperman " dans les milieux nationalistes basques radicaux.

ENVIRONNEMENT
Prestige : une menace à géométrie variable
Tandis que les autorités espagnoles parlaient, le 21 décembre, d'une nappe de la taille de New York (800 km2) la préfecture maritime de l'Atlantique faisait état d'une cinquantaine de tâche de fioul d'une surface d'environ 2500 m2. Une différence qui tiendrait " à une probable erreur d'interprétation ", selon l'enseigne de vaisseau Yann Bizien qui explique dans LIBERATION (26 décembre) que les autorités espagnoles ont vraisemblablement confondu sur les cartes le polygone gris clair représentant la zone d'observation d'un avion avec une gigantesque nappe de fioul. En réalité, les patrouilles aériennes ont permis de repérer une cinquantaine de taches de fioul " de 2 à 3 mètres de large et de 3 à 15 mètres de long, pour une surface d'environ 2 500 mètres carrés ". Elles rentrent dans le golfe de Gascogne et dérivent vers le nord-est à une vitesse estimée à 1.8 km/h mais tout pronostic de menace pour les côtes françaises est encore jugé " hasardeux ". Pour l'heure, les dispositifs d'alerte et d'observation sont maintenus et même renforcés.

ECONOMIE
Reboisement difficile en Gironde
Trois après le désastre de la tempête de décembre 1999, la forêt peine à reconstituer un patrimoine perdu et d'immenses étendues demeurent totalement rasées. Ainsi, " sur les 80.000 hectares dévastés dans le secteur, seul 5% sont déjà replantés, et 25% nettoyés ", déplore Jean-Michel Peyrot, propriétaire de 150 hectares ravagés à Vensac (Gironde). Le " plan chablis ", destiné à financer le nettoyage puis le reboisement de ces zones sinistrées doit encore durer sept ans, explique LA DEPECHE DU MIDI (30 décembre). La direction départementale de l'agriculture de la Gironde a instruit en priorité les dossiers des parcelles supérieures à 10 hectares et détruites à plus de 60 %. Cela représente déjà 54 millions d'euros. Mais il en faut encore 40 de plus. Le reboisement, qui doit lui aussi être financé, ne peut venir que dans un deuxième temps et les propriétaires ne toucheront aucune indemnité pour leur perte d'exploitation. Une catastrophe pour les nombreux retraités qui possédaient quelques petites parcelles comme seul capital. Au total, pour l'ensemble du département, sur 160 000 hectares ravagés en une nuit par la tempête, seuls 4600 sont aujourd'hui reboisés.

TEMPS LIBRE
Bonne ouverture de saison dans les Pyrénées
Les stations du massif pyrénéen effectuent un bon début de saison, avec une ouverture de la " quasi-totalité " du domaine skiable et des taux de remplissage atteignant 80% à 90% pour les vacances, selon la Confédération Pyrénéenne du tourisme. " Nous avons vécu une situation paradoxale: un Noël comme jamais, fabuleux avec les chutes de début décembre, et un temps particulier, avec un fort redoux ce qui donne des conditions de ski de printemps ", remarque un responsable de la station de Luz-Saint-Sauveur dans LA DEPECHE DU MIDI (30 décembre). " Comme dans d'autres stations, nous sommes en train de faire la meilleure ouverture de saison qu'on ait jamais faite en termes de recettes et de fréquentation, nous en sommes à 10 % de plus que l'an dernier au niveau des remontées mécaniques ". Cette semaine, de nouvelles chutes de neige sont attendues au-dessus de 1300 m.

Sources: La Dépêche du Midi, Sud-Ouest, Le Nouvel Observateur, Libération

 


 
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