SOCIETE AZF : deux ans après l'explosion Le 21 septembre 2001, l'usine pétrochimique AZF explosait brusquement à Toulouse, causant la mort de trente personnes (les associations de sinistrés évoquent 32 victimes). Dix-huit mois plus tard, le traumatisme est toujours vivace. Comme le rapporte LA DEPECHE DU MIDI (16/09), " .10 000 demandes d'expertise médico-légale [sont] en cours de traitement, ajoutant encore à l'ampleur de la catastrophe (.) La caisse primaire d'assurance-maladie de Haute-garonne comptabilise ainsi deux ans après 5732 victimes pour 6677 expertises." Selon le bilan définitif, les dégâts s'élèvent à 2,5 milliards d'euros. Plus de 30 000 logements ou été endommagés ou détruits, parmi lesquels de nombreux HLM, le Zénith ou encore le Palais des Sports. Les Toulousains ont choisi d'organiser une commémoration sobre et respectueuse des familles des victimes, encore choquées aujourd'hui. Car, comme le souligne L'HUMANITE (20/09), " la cicatrisation sera longue ". Il n'en demeure pas moins que les causes réelles de l'explosion provoquent encore aujourd'hui de nombreuses interrogations. Selon LE FIGARO (20/09), à l'heure où la thèse de l'accident chimique apparaît de plus en plus fragile, "le juge Thierry Perriquet concentre ses investigations sur les phénomènes sonores, électriques et lumineux aperçus ou ressentis par des centaines de témoins juste avant la catastrophe ". Y-a-t-il eu une première explosion au sein de l'usine de la Société Nationale des Poudres et Explosifs peu avant l'explosion de celle d'AZF, comme l'a déclaré France 3 dans son édition du "19-20 " ? Selon Gilbert Laval, de LIBERATION (20/09), " deux ans après les faits, l'enquête judiciaire n'a toujours pas tranché. Le groupe pétrolier Total s'en tient à deux reconstitutions qui auraient démontré, selon lui, qu'un mélange accidentel de produit chloré et de nitrate était tout à fait impossible". Affaire Alègre : "Fanny" se rétracte C'est la première fois que l'on découvrait le visage de Fanny, de son vrai nom Florence, lors de son arrivée au Palais de justice de Toulouse, mercredi 17 septembre. Visiblement tendue, en larmes, la jeune femme était accompagnée de son nouvel avocat, Maître Giudicelli. Confrontée à Dominique Baudis, puis à l'ancien substitut Marc Bourragué, l'ex-prostituée s'est rétractée devant le juge d'instruction Thierry Perriquet. "Fanny a reconnu avoir inventé sa déposition du 29 juillet. Non, elle ne connaissait pas Dominique Baudis. Impossible, donc, que l'actuel président du CSA l'ait violée dans une chambre de l'hôtel de l'Opéra, comme elle le déclarait le 29 juillet au juge Bergougnan" écrit Gérard Davet dans LE MONDE (20/09). Fanny a demandé pardon à l'ancien maire de Toulouse. "C'est vrai que je me suis rétractée ce matin en ce qui concerne monsieur Baudis" a commenté Fanny, citée par LIBERATION ( 18/09). "Je n'avais jamais vu cet homme, c'est la vérité. Et si j'ai menti, c'est parce que j'avais subi des pressions pour le faire." Toujours selon Gérard Davet, "Fanny incrimine désormais les gendarmes, mais aussi ses anciens avocats, Maîtres Muriel Amar-Touboul et Georges Catala, qui lui auraient conseillé de citer le nom de M. Baudis." (LE MONDE du 20/09). Ces nouvelles révélations ont provoqué la colère de la direction générale de la gendarmerie. "Dans un communiqué, Pierre Mutz, le directeur général, a indiqué qu'il s'agissait d'accusations d'une extrême gravité" comme le rapporte Gérard.-R. Souillès dans LA DEPECHE DU MIDI (19/09). "A la section recherches de Toulouse, la fracture est pourtant profonde entre l'équipe historique de la cellule Homicide 31 et son chef Michel Roussel (
) et le nouveau groupe constitué pour enquêter sur le volet viols et proxénétisme dans lequel six ex-prostituées se sont porté partie civile" poursuite le journaliste toulousain. En revanche, Fanny a réitéré ses accusations contre Marc Bourragué. Mais l'ex-substitut du procureur de Toulouse affirme le contraire. "Le magistrat a produit récemment une expertise indiquant qu'il n'était pas porteur d'un tatouage alors que Fanny affirmait le contraire" commente Jacky Durand dans LIBERATION (18/09). Enfin, selon Maître Amar-Touboul, l'ex-avocate de Fanny, citée par LE MONDE (20/09) "Il y a des tonnes de choses qu'elle ne dit pas (
) Le magistrat devrait vérifier pourquoi elle se rétracte à nouveau. Cette fille a peur de quelque chose
" Entre les accusations, les rétractations, les confirmations, les fausses pistes, les confidences, les partis pris, l'affaire Alègre semble bien loin de s'éteindre. Où se cache la vérité ? Affaire Bertrand Cantat: la piste criminelle privilégiée L'incendie qui a ravagé la maison landaise de Bertrand Cantat dans la nuit du 10 au 11 septembre, serait d'origine criminelle, selon les premiers éléments de l'enquête. Le parquet de Mont-de-Marsan a ouvert une information judiciaire pour " destruction, dégradation et détérioration de biens appartenant à autrui par incendie ". Pour Renaud Lecadre, de LIBERATION (17/09), " le Grand Incendie, morceau emblématique du dernier album de Noir désir, est devenu réalité ". Depuis la mort de Marie Trintignant, les proches de Bertrand Cantat font l'objet de menaces directes, comme le rapporte Frédéric Vézard dans AUJOURD'HUI (16/09) : " Un message menaçant a été laissé jeudi 11 septembre sur le répondeur du groupe Noir Désir, à Bègles. Un homme à la voix maquillée déclarait : On va vous cramer, vous allez payer ". Toujours selon AUJOURD'HUI, " deux messages de revendication auraient été déposés sur le répondeur de la mairie de Moustey ". L'enquête menée par les gendarmes progresse. La photographie d'un jeune homme, ainsi qu'une feuille de papier portant nom et adresse des lieux, ont été découverts aux abords de la maison. Plus inquiétant, FRANCE-SOIR révèle, dans son édition du 17 septembre, que la famille de Bertrand Cantat était directement visée. " Kristina Rady, l'épouse du chanteur, ainsi que ses deux enfants, auraient du se trouver dans la maison de Moustey la nuit de l'incendie ". L'enquête se poursuit donc dans les Landes. Les membres de Noir Désir, ainsi que la famille proche de Bertrand Cantat, ont fait appel à des gardes du corps. ART Mort du photographe toulousain Jean Dieuzaide Ange-Dominique Bouzet, de LIBERATION (19/09), le rappelle avec justesse. Jean Dieuzaide, qui vient de s'éteindre à l'âge de 82 ans, "était le seul photographe au monde à avoir accumulé les deux distinctions les plus prestigieuses en matière d'image fixe : le prix Niepce (dont il fut le premier lauréat en 1955) et le prix Nadar (reçu en 1961)." Considéré comme le chante du noir et blanc, Jean Dieuzaide, qui avait fondé la galerie du Château d'Eau à Toulouse en 1974, était aussi à l'aise dans les photos de reportages que de natures mortes. Lui qui avait déclaré " N'est pas photographe celui qui ne l'est que dans les seuls moments où il prend un cliché ; il doit l'être toute son existence, quand il parle, se promène, mange, aime ou réfléchit "était peut-être un peu oublié ces dernières années. Le public l'avait découvert en 1944, sous le pseudonyme de Yan, grâce à son reportage s consacré à la libération de Toulouse. On lui doit également, quelques mois plus tard, le portrait "clandestin" du Général de Gaulle sur la place de la mairie. La photo deviendra d'ailleurs la photo officielle du chef de l'Etat.
SPORTS Football: Toulouse, enfin ! La 7ème journée du championnat est à marquer d'une pierre blanche pour le Téfécé, qui décroche enfin sa première victoire en Ligue 1. Certes, comme le souligne Yoann Vallier sur le site SPORTEVER.COM (21/09), "la victoire a été obtenue dans la douleur", mais le but libérateur, signé Avezac à la 72ème minute, permet aux "Toulousains de se rapprocher du premier club non relégable", précise pour sa part L'EQUIPE (21/09). On devine facilement que l'ambiance devait être excellente au Stadium et que le moral des joueurs, un peu atteint ces dernières semaines, a gravi quelques échelons. Ce ne sera pas de trop pour le week-end prochain, qui verra les Toulousains se déplacer à Monaco. Si la situation s'améliore à Toulouse, elle se dégrade à Bordeaux. Les Girondins se sont inclinés face à Lens et concèdent leur deuxième défaite consécutive. " Bordeaux tombe à la 16ème place avec une faible marge de deux points d'avance sur le premier rélégable, Toulouse" écrit L'EQUIPE (21/09). Pour Olivier de Los Bueis, de FOOTBALL365.COM, " Les Bordelais ont encore une fois déçu par leur jeu et leur manque dimagination". Pas de quoi donner le sourire à Elie Baup.
Sources: Aujourd'hui, France-Soir, L'Humanité, Libération, Le Monde, Le Figaro, La Dépêche du Midi, L'Equipe, Sportever.com, Football365.com |