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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°87 - Du 10 au 16 novembre 2003

ECONOMIE
Les Editions Milan avalées par Bayard
Loin de l'agitation parisienne, les Editions Milan se sont imposées, en quelque 25 ans d'existence, comme un groupe solide et réputé. Situé à Toulouse, Milan propose un catalogue impressionnant : 17 titres destinés aux enfants (dont Picoti, Wapiti, Julie, Toboggan…), des magazines régionaux (Pyrénées Magazine, L'Esprit du Sud-Ouest…), sans oublier, bien sûr, les 1400 références de son pôle édition. L'éditeur toulousain réalise un chiffre d'affaires de près de 80 millions d'euros et emploie 300 salariés. Pourtant, comme le précise Catherine Mallaval dans LIBERATION (13/11), "Milan, le toulousain laïc, deviendra la propriété de Bayard le catholique, qui détiendra alors 27 % du marché de la presse jeunesse et se hissera à la place du numéro un devant Disney-Hachette". Si les éditions Milan perdent leur indépendance, c'est par ce que l'actionnaire principal, Paul Dini (qui possède 49 % du capital) a décidé de vendre ses parts, provoquant un raz-de-marée d'offres de rachat. Ce sont finalement les éditions Bayard qui ont décroché la cocarde. Les salariés ont accueilli la nouvelle avec un peu de fraîcheur: "On a déjà Bayard à Toulouse. C'est la rue des putes, en face de la gare" persifle un salarié à la journaliste de LIBERATION. Le personnel semble, en effet, très attaché à la laïcité et à l'indépendance de son travail. Patrice Amen, cofondateur et PDG de Milan Presse SA, reste très serein. Selon lui, "un rapprochement avec les éditions Bayard n'altérera ni l'identité, ni la structure de [la] société (...) Bayard nous a donné la garantie de conserver le groupe tel qu'il était dans son unité, d'en conserver la ligne éditoriale, la marque ainsi que tous les emplois" déclare-t-il la CORRESPONDANCE DE LA PRESSE (10/11).

ENVIRONNEMENT
La pollution du Prestige souille toujours la côte
Triste anniversaire. Un an après la catastrophe, le Prestige se rappelle au bon souvenir des habitants du littoral aquitain. Selon les autorités maritimes, près de 16 000 tonnes d'hydrocarbures "navigueraient" toujours quelque part dans l'océan, sans même parler des 14 000 tonnes encore contenues dans les cuves du Prestige. Cette menace permanente fragilise tout sentiment d'optimisme et de sérénité. Selon la préfecture maritime, citée par LE MONDE (12/11), la pollution s'illustre par "des arrivages limités et épisodiques équivalent à de petits dégazages sauvages. Ils vont de la microbille à des plaques grosses comme une main, et ils sont attendus pendant encore 500 à 600 jours". Si les travaux de colmatage réalisés sur le Prestige ont permis de gérer la situation d'urgence, des décisions à plus long terme doivent maintenant être prises. A ce titre, comme le souligne Pierre Verdet dans SUD-OUEST (12/11), "les ingénieurs de Repsol YPF ont imaginé un scénario de pompage qui a commencé à être testé sur zone le mois dernier. Mais les responsables ont décidé d'améliorer encore ce système avant de lancer les grands travaux d'extraction, normalement à partir du mois d'avril 2004."

SOCIETE
Affaire Alègre : Patricia réitère ses accusations contre Lakhdar Messaoudène

Fany et Patricia, les deux ex-prostituées, devaient se retrouver chez le juge Perriquet cette semaine, afin d'être entendues une nouvelle fois sur leurs relations avec Patrice Alègre et ses complices. Fanny n'ayant pas souhaité donner suite à la convocation, Patricia s'est expliquée seule sur les circonstances de la mort de Line Galbardi, survenue en 1992. "Un meurtre pour lequel Patricia continue de mettre en cause Lakhdar Messaoudène comme complice de Patrice Alègre en soulignant la présence de Fanny, le soir du drame, dans la chambre 24 de l'hôtel de l'Europe, le 2 janvier 1992" précise Gilles-R. Souillés dans LA DEPECHE DU MIDI (14/11). Pour Jean-Marc Ducos, d'AUJOURD'HUI (14/11), "le juge Lemoine n'a pu prouver la présence des deux hommes dans la chambre 24 de l'hôtel de l'Europe. Patricia, sûre d'elle, a maintenu ses accusations alors que Fanny (…) témoin supposée du meurtre de Line Garibaldi, a fini par reconnaître début octobre que que Lakdhar n'était pas présent ce jour-là et évoqué la manipulation de Patricia". Mais les propos de Patricia, concernant les coups mortels portés à Line Garibaldi, n'ont pas été confirmés par les médecins qui ont analysé le corps. Pour Me Kamel Benamghar, l'avocat de Lakhdar Messaoudène, cité par AUJOURD'HUI "Patricia est un moulin à mensonges. Elle est désormais isolée ".

Sources: Libération, La Correspondance de la Presse, Le Monde, Sud-Ouest, la Dépêche du Midi, Aujourd'hui


 
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