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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°96 - Du 19 au 25 janvier 2004

SOCIETE
Affaire Alègre : l'ex-gendarme Roussel publie sa version des faits
"Je ne pouvais plus travailler. J'étais neutralisé. La volonté de tout arrêter a été prise, j'étais en train de devenir le complice passif de quelque chose qui me révolte." Quatre mois après avoir quitté la gendarmerie, Michel Roussel, l'ancien directeur d'enquête de l'affaire Alègre, se confie au PARISIEN (230/01). Aujourd'hui retraité, il vient de publier un livre, " Homicide 31 " dans lequel il raconte sa version de l'affaire Alègre. Pour l'ex-gendarme, écrit Jean-Pierre Vergès dans FRANCE SOIR (26/01) , "Patrice Alègre a bénéficié des erreurs, parfois troublantes, des enquêtes judiciaires menées dans les années 1980 et 1990. " A ses yeux, il est toujours urgent d'enquêter sur les 191 cas de disparitions et morts suspectes survenus dans la région toulousaine entre 1985 et 1997. "Ne pas enquêter sur ces 191 cas de disparitions, c'est ne rien faire contre eux. Avec ce raisonnement, Alègre a ainsi pu tuer en toute impunité pendant dix ans !" s'emporte-t-il dans le PARISIEN. Mais la mise en cause de l'ancien maire Dominique Baudis a isolé Michel Roussel et précipité son départ en octobre dernier. "Des PV ont fuité vers la presse, qui les a diffusés comme s'ils étaient recoupés. Je prends ma part de responsabilité, pas celle des autres. Quand les premiers prénoms de notables ont été publiés, on ne pouvait plus bosser. Le feu était mis à un dossier" explique-t-il à LIBERATION (260/01). Michel Roussel a écrit ce livre "pour les familles des victimes, qu'aucune ne soit abandonnée en chemin."

Lot-et-Garonne: procès d'une famille incestueuse
Treize accusés, hommes et femmes âgés de 29 à 75 ans issus de la même famille par le sang ou par l'alliance, comparaissent à huis clos depuis la semaine dernière pour viols sur mineurs et actes de barbarie. Depuis plus de quarante ans, l'inceste est ouvertement pratiqué au sein du clan, toutes générations confondues. "Au centre de cette sordide affaire, le grand-père, un agriculteur aujourd'hui septuagénaire, qui aurait imposé des relations sexuelles à ses quatre enfants, puis à l'ensemble de ses 10 petits-enfants" explique Stéphane Bersauter dans LA DEPECHE DU MIDI (19/01). C'est grâce au témoignage de l'un des enfants, âgé de 15 ans et accusé d'avoir violé sa sœur, que les gendarmes ont pu mener leur enquête chez cette discrète famille de la région de Marmande, marquée par la violence et l'alcoolisme . "Dans cette famille, tout le monde violait tout le monde (…) Il m'a fallu faire ça avec mes tantes aussi, les concubins de mes tantes, mon oncle, mes frères et mes cousins" a avoué l'adolescent (LIBERATION - 26/01). Les enfants et petits-enfants ont été placés en foyer ou famille d'accueil, "les droits d'hébergement qui existaient ont été supprimés et un administrateur ad hoc a été désigné " précise Florence MOREAU dans SUD-OUEST (19/01).

Stéphanie va pouvoir retrouver son village des Landes
Heureux dénouement pour Stéphanie Miñana, qui a retrouvé la liberté vendredi soir au Venezuela après avoir été enlevée par des ravisseurs. L'étudiante en espagnol, originaire de Tosse, dans les Landes, s'était rendue l'année dernière chez son frère à Valera pour une année d'études. Mais le 8 décembre dernier, alors qu'elle entrait dans un restaurant, un groupe d'hommes armés l'a enlevée… "Elle a vécu quarante-six jours de détention dans un campement en pleine zone montagneuse à deux heures de marche de Valera, à l'ouest du Pays, à la merci de voyous sans aucune motivation politique" qui réclamaient 2 millions d'euros de rançon" précise AUJOURD'HUI (26/01). La jeune femme "a été physiquement maltraitée par ses ravisseurs (…) mais elle est vivante " écrit Denis Boulard dans LE JOURNAL DU DIMANCHE (25/01). Stéphanie souffre de déshydratation et de douleurs musculaires. Elle est resté attachée, séquestrée sous une tente pendant 46 jours. Le cauchemar a pris fin vendredi dernier, lors de l'intervention musclée de la police locale, associée à des fonctionnaires français. Deux des malfaiteurs ont été tués et deux autres arrêtés. Encore sous le choc, Stéphanie se repose dans la résidence de l'ambassadeur de France à Caracas. Les habitants de Tosse attendent son retour avec impatience.

SPORTS
Football : l'Aviron Bayonnais fait chuter Bordeaux
La météo n'était pourtant pas de la partie. Mais les trombes d'eau et le terrain un peu dévasté n'ont pas empêché l'Aviron Bayonnais (version foot) de s'imposer lors des seizièmes de finale de la Coupe de France aux dépens des Girondins (1-0). Les Basques l'emportent grâce au remarquable coup-franc tiré par Frédéric Bernaleau à la toute fin du match. L'événement est de taille à Bayonne et il a été fêté comme il se doit : "La nuit a été courte pour tout le monde. Festive pour les spectateurs qui avaient osé braver la météo pour suivre la rencontre sur écran géant, avant de se sécher jusqu'au petit matin dans les nombreux bars du coin" témoigne Philippe Chassepot dans LE JOURNAL DU DIMANCHE (25/01). Les joueurs et la population bayonnaise se concentrent désormais sur le prochain match, qui les verra affronter le PSG en huitièmes. Et à domicile. Un rêve.

Sources: Le Parisien,France-Soir, Libération, La dépêche du Midi, Sud-Ouest, Aujourd'hui, Le Journal du Dimanche


 
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