POLITIQUE Philippe Douste-Blazy va-t-il quitter la mairie de Toulouse ? Les choses sont pourtant claires, comme le rappelle FRANCE-SOIR (21/04) : "la règle de non-cumul entre un mandat local et la fonction de ministre "ne souffre d'aucune exception" et les ministres concernés ont un " délai de quelques semaines pour s'y conforter". Alors, que va faire l'actuel maire de la Ville rose, Philippe Douste-Blazy, nommé récemment ministre de la Santé et de la Protection sociale ? Selon Gilbert Laval, de LIBERATION (17/04) : "Philippe Douste-Blazy pourrait négocier une dérogation à la règle anticumul en faisant valoir qu'il est le seul garant de la stabilité politique de sa ville. En effet, sa succession se joue au couteau entre son protégé Jean-Luc Moudenc et le clan des baudissiens, Serge Didier, Jean Diebold et Françoise de Veyrinas. Et la droite toulousaine ne peut se permettre de telles querelles face à un PS conquérant qui a obtenu 57,65 % intra-muros le 28 mars." Certes, en grattant un peu le vernis gouvernemental, on s'aperçoit que M. Douste-Blazy n'est pas le seul ministre à se jouer de la règle de non-cumul des mandats, instaurée en 1997 par Lionel Jospin. Ainsi, Nicolas Sarkozy, super-ministre du gouvernement Raffarin III, vient d'être élu président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Marie-Josée Roig, ministre de la Famille, garde le contrôle de la mairie d'Avignon et Hubert Falco, ministre délégué aux Personnes âgées, n'a toujours pas donné les clés de la ville de Toulon. Philippe Douste-Blazy, même s'il cherche à gagner du temps, se pliera sûrement aux impératifs de l'Etat : "Il n'y a aucun problème. Je fais partie du gouvernement et tous ses membres ont dit qu'ils acceptent la règle" a-t-il déclaré la semaine dernière, comme le rapporte LA DEPECHE DU MIDI (22/04). Cela ne l'empêchera pas de conserver son poste de président de la communauté d'agglomération et d'affirmer sa présence à Toulouse, quelle que soit l'issue du gouvernement Raffarin III. SOCIETE Le premier mariage gay sera célébré à Bègles On peut parier qu'il y aura pas mal de monde le 5 juin prochain sur le parvis de l'Hôtel de ville de Bègles. Ce jour-là, Noël Mamère, député-maire de la commune girondine, célèbrera le premier mariage homosexuel de France. Contacté il y a quelques semaines par un couple gay, Noël Mamère a donné son accord, considérant que l'article 144 du Code civil ne précise pas que les futurs mariés doivent être hétérosexuels. "Je ne fais pas cela par provocation, mais parce que je me bats depuis longtemps pour l'égalité des droits. Je considère que c'est encore un tabou que d'interdire à des personnes de même sexe, si elles ont envie de se marier, de pouvoir le faire. Je pense que c'est la responsabilité des hommes politiques de ne pas rester prisonnier des tabous" a déclaré le maire, repris par LA DEPECHE DU MIDI (23/04). Si le mariage venait à être déclaré nul, l'élu Vert n'hésitera pas à porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme. "Le mariage homosexuel est au cur de nombreux débats dans les pays du monde entier. En Espagne, le nouveau chef du gouvernement, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, a affirmé qu'il était favorable à l'autorisation du mariage des homosexuels et qu'il entendait promouvoir une loi à cette fin" rappelle LE MONDE (22/04). On a pu assister à des célébrations de mariages homosexuels au Canada et surtout aux Etats-Unis, dans les Etats de Californie et du Massachusetts. SPORTS Football: week-end corse pour Bordeaux et Toulouse Après une série de revers ou de matches nuls, les deux équipes du Sud-Ouest ont renoué avec la victoire ce week-end, au détriment de Bastia et d'Ajaccio. Bordeaux s'est imposé sur l'île de beauté face à Bastia, qui encaisse les buts de Celades et Feindouno. "Décevants depuis quelques semaines, les Bordelais ont gagné en appliquant à la lettre la tactique demandée par Michel Pavon : laisser la conduite du jeu à ladversaire et procéder par contre-attaque" résume Simon Rocca sur le site SPOREVER (25/04). Cette victoire permet aux Girondins de gagner deux places au classement général et d'espérer une fin de saison plus sereine. De son côté, Toulouse a également tiré son épingle du jeu en battant Ajaccio à domicile. Le Téfécé joue avec les nerfs de ses supporters, qui ne savent plus très bien si leur équipe fétiche conservera sa place au sein de l'élite la saison prochaine. Une nouvelle fois, Toulouse se hisse hors de la zone rouge de relégation mais rien ne semble pourtant acquis. "Les joueurs d'Erik Mombaerts ont gagné, grâce à Emana, Fauré et Avezac" écrit L'EQUIPE (25/04). Emana, qui est apparu comme "le fer de lance de l'attaque toulousaine" pour Franck Guidicelli de SPOREVER (25/04). Rugby: Pau, Agen ou le Stade Français en play-off ? Il ne reste plus qu'une seule petite place disponible pour les play-off et elle sera chèrement disputée par les 3 équipes prétendantes. Réponse mercredi prochain lors de la fin de la 13ème journée, après la rencontre Stade Français/Montferrand. Pau a d'ores et déjà rempli sa mission ce week-end en s'imposant face aux Brivistes mais devra attendre les résultats de mercredi pour savoir si elle décroche son billet pour la phase finale. Même scénario pour l'équipe d'Agen, battue à Bourgoin, et dépendante de la victoire de l'ASM face au Stade Français pour continuer l'aventure. Mais, comme le rappelle RUGBYRAMA (25/04): "les deux autres matchs de mercredi Usap-Toulouse, Biarritz-Montpellier peuvent avoir encore une influence sur le classement final de la poule en vue du reversement dans les poules A et B des play-offs". Si les palois s'imposaient à Agen, ils décrocheraient du coup leur billet pour les play-off. Sources: France-Soir, Libération, La dépêche du Midi, Le Monde, L'Equipe, Sporever, Rugbyrama |