SOCIETE AZF : douleur et incompréhension trois ans après l'explosion Le 21 septembre 2001, une énorme explosion ravageait l'usine pétrochimique AZF à Toulouse, causant la mort de 31 personnes et blessant plus de 3000 personnes. "Un bilan provisoire, malheureusement. Car très vite, les cas de surdité et de dépression emplissent les cabinets médicaux. Finalement, pas moins de 12 808 personnes sont touchées dans leur chair par les conséquences de l'explosion" précise Béatrice Dillies dans LA DEPECHE DU MIDI (21/09). Depuis, les enquêtes se sont multipliées, ajoutant à la confusion. "Thèse contre thèse, rapport contre rapport, expert contre expert, la bataille judiciaire est sévère, mais aucune explication tangible, incontestable, n'a encore été produite devant la justice" écrit Gérard Davet dans LE MONDE (22/09). L'Association des sinistrés du 21 septembre n'a pas obtenu la mise en examen de la filiale du groupe TotalFinaElf en tant que personne morale et les questions restent nombreuses. Certains témoins affirment avoir entendu deux explosions, d'autres ajoutent qu'ils ont aperçu des boules de feu alors que les experts affirment qu'il s'agit bien d'un accident. "L'épicentre de ce malaise tient aux conditions dans lesquelles se déroule l'enquête, elle-même sujette aux conflits qui opposent les experts judiciaires aux expertises "indépendantes" présentées par le groupe Total, propriétaire du site" remarque Philippe Motta dans SUD-OUEST (21/09). Un nouveau comité, réunissant scientifiques et universitaires, vient de réunir 500 signatures et conteste la thèse de l'accident chimique. Trois ans après le drame, les blessures sont toujours vives et de nombreux dossiers d'indemnisation et de reconversion restent en suspend. "Il faut croire que 5 % des 82 263 dossiers de dégâts matériels sont sans solution depuis trois ans. Il faut surtout comprendre que "réglés" signifie que ces dossiers sont en cours de traitement. Les chiffres parlent : sur 12 808 cas de préjudice corporel, 4 473 n'en sont encore qu'au stade de l'expertise" résume Gilbert Laval DANS LIBERATION (21/09). Pas d'alerte à la rage pour les chasseurs de Dordogne et de Gironde L'alerte à la rage, qui secoue le Sud-Ouest depuis quelques semaines, ne concernera bientôt plus les chasseurs de Dordogne et de Gironde. Le tribunal administratif de Bordeaux a en effet suspendu la semaine dernière les arrêtés préfectoraux interdisant aux chasseurs de prendre leurs chiens, dans un souci de limiter toute possibilité de propagation de la maladie. "Le tribunal a estimé que ces arrêtés, communs aux deux départements, interdisaient de manière implicite (..) "l'utilisation des chiens identifiés et valablement vaccinés " pour l'exercice de la chasse, selon la décision transmise aux parties par le juge des référés" rapporte SUD-OUEST (20/09). L'avocat des fédérations de chasseurs a déclaré que ces arrêtés ne prenaient pas en compte les chiens dûment vaccinés. Mais pour les représentants de l'administration, ces décisions se justifient surtout pour des raisons de salubrité publique, comme le rapporte SUD-OUEST. "Il est important que le virus soit contenu et maîtrisé. En Dordogne, par exemple, on estime, sur une population de 27 000 chasseurs, que 95 % des 30 000 chiens ne sont pas vaccinés ! Ces arrêtés ont été pris au vu de l'enquête épidémiologique." L'alerte à la rage a entraîné une vaste prise de conscience chez les propriétaires d'animaux et les cabinets de vétérinaires du Sud-Ouest ne désemplissent plus, même si le vaccin antirabique n'est pas obligatoire. "On a surtout fait vacciner notre chien par précaution, dit Frédéric, un habitant de Toulouse. On n'a pas encore retrouvé tous les chiens contaminés. Et si l'on en repère un en Haute-Garonne, il vaut mieux que le nôtre soit vacciné. Parce que dans le cas contraire, ça peut aller jusqu'à l'euthanasie" rapporte Sébastien Marti dans LA DEPECHE DU MIDI (20/09). SPORTS Football: Le derby de la Garonne se solde par un nul La première rencontre entre les deux clubs du Sud-Ouest, qui entament un début de saison flatteur, allait permettre de mieux juger les forces en présence. Bordeaux et Toulouse se sont neutralisés, sur le score de 1 à 1. "Bordeaux, relancé par une défense de fer et une attaque réveillée à Bastia (4-1), espérait bien un succès contre Toulouse" écrit L'EQUIPE (25-09). Mais, malgré le but de Chamakh en début de seconde mi-temps, les hommes de Pavon ont peut-être oublié "la hargne qui anime les Toulousains depuis le début de saison. Le TFC a égalisé à la dernière minute par ce diable de Moreira" poursuit le quotidien sportif. Pour Frédéric Meunier, de SPOREVER (25/09), "les Toulousains ont habillement géré, parfois de manière heureuse, le pressing de leur adversaire." Bordeaux et Toulouse confirment leurs ambitions à l'aube de cette nouvelle saison, décidés à oublier une année 2003-2004 plus hasardeuse. Rugby: Le Biarritz Olympique est maudit Les Basques se souviendront longtemps de leur match face au Stade Toulousain. Dominateurs tout au long de la partie, ils ont vu leur rêve de victoire s'envoler à la 86e minute lors de la pénalité réussie par Cédric Heymans, tirée à plus de 50 mètres... Pour Jean-Moise Dubourg, de SPOREVER (25/09), le constat est simple: "Biarritz ne méritait pas ça (...) Vraiment un résultat immérité pour un BO qui avait parfaitement maîtrisé les débats. Cruel ! ". Jimmy Marlu s'est pourtant distingué tout au long de la rencontre, inscrivant 3 essais, mais en vain. On regrette aussi que l'arbitre n'ait pas validé l'essai d'Imanol Harinordoquy. Au final, Biarritz essuie sa troisième défaite et trébuche après un début de saison tonitruant. "Les joueurs du BO sont d'autant plus déçus que seul un succès à Toulouse aurait pu consoler leurs supporters de la défaite concédée face à Bayonne dans le derby" constate L'EQUIPE (25/09). Sources: LA DEPECHE DU MIDI, LE MONDE, SUD-OUEST, LIBERATION, L'EQUIPE, SPOREVER |