SOCIETE Mamie Bagnol enfin de retour à la maison A Tombeboeuf, dans le Lot-et-Garonne, on ne parlait plus que de ça. Le 11 octobre dernier, Madeleine Bagnol, 77 ans, prenait la poudre d'escampette en compagnie de ses deux chiens, Lazzie et Norton. Direction ? Le maquis. Il faut dire que quelques jours auparavant, on avait soupçonné les deux chiens d'avoir attaqué un troupeau de moutons. Les animaux avaient été capturés et placés à la fourrière départementale de Caubeyres. Geste inacceptable pour Madeleine Bagnol, qui avait profité d'une manifestation organisée devant la fourrière pour récupérer ses bébés et disparaître dans la nature. Fort heureusement, après 10 jours de cavale, Madeleine a décidé de revenir à la maison. Elle attend dorénavant la décision officielle mais refuse de baisser les bras. "Le fusil, mon copain, est là. Quand vous serez partis, je vais tout fermer. S'ils viennent, ils ont intérêt à avertir" déclare t-elle aux journalistes, citée par SUD-OUEST (21/10). "Je suis chez moi ici et je ne vais pas me laisser faire. S'en prendre à deux bêtes innocentes, c'est dégueulasse. Je me méfie d'eux. Ce sont tous des menteurs." La situation va sûrement s'améliorer pour la septuagénaire. La préfecture a indiqué que les deux chiens devront faire l'objet d'un suivi épidémiologique dans le cadre de la lutte contre la rage. "En conséquence, elle propose que la mise en quarantaine de ses animaux soit effectuée dans une clinique vétérinaire, proche du domicile de l'intéressée, en lieu et place de la fourrière départementale" précise LIBERATION (19/10). POLITIQUE Emplois fictifs du RPR : Alain Juppé face aux questions de la cour d'appel La cour d'appel de Versailles s'est penchée la semaine dernière sur le dossier des sept permanents du RPR rémunérés par la ville de Paris à l'époque où Alain Juppé exerçait les fonctions d'adjoint aux finances et secrétaire général du RPR. "Alain Juppé est poursuivi pour avoir, entre septembre 1990 et mai 1995, alors qu'il était investi d'un mandat électif public en qualité d'adjoint au maire chargé des questions budgétaires et financières, " pris ou reçu directement ou indirectement un intérêt dans une opération dont il avait la charge d'exercer la surveillance ou l'administration" rappelle Régine Magné dans SUD-OUEST (21/10). L'ancien Premier ministre a expliqué à la cour qu'il n'avait pas pris conscience que cela pouvait poser un problème juridique et qu'il n'y avait aucune intentionnalité chez lui. Fabrice Tassel, dans LIBERATION (21/10) s'interroge : "Comment "le meilleur d'entre nous", selon le célèbre propos de Jacques Chirac, n'aurait-il pas compris qu'en concédant avoir eu un jour conscience de la difficulté posée par ces doubles emplois il avait déjà franchi la ligne jaune de la loi ?" La présidente de la 9ème chambre correctionnelle, Martine Ract-Madoux, a passé en revue l'ensemble des cas d'emplois fictifs, demandant à chaque fois des explications aux prévenus. M. Juppé a rappelé à la cour que "[son] rôle consistait à fixer des dotations budgétaires et [que] celles-ci figuraient dans un document non nominatif" rapporte Pascale Robert-Diard dans LE MONDE (21/10). Mais le maire de Bordeaux a rencontré de nouvelles difficultés lorsque la présidente a abordé le cas des époux Cherkaoui qui étaient, selon M. Juppé, réellement employés par la Ville de Paris. Les époux Cherkaoui ont reconnu par la suite n'avoir jamais travaillé pour la mairie et concédé que leur emploi du temps professionnel était entièrement dédié au RPR. SPORTS Football: Toulouse se reprend face à Lille Le TFC a mis un terme à la série de défaites qui l'entraînait doucement mais sûrement vers le bas du tableau. Grâce à leur victoire, les hommes d'Eric Mombaerts ont empêché les Lillois de regagner la tête du classement. "Dans un match qui na réellement débuté quen deuxième période, les Violets se sont montrés plus réalistes à défaut davoir vraiment dominé la partie" analyse Nicolas Moscovici sur le site SPOREVER (24/10). Eduardo profite d'un gros cafouillage de la défense lilloise pour inscrire le but de la victoire à deux minutes de la fin du match. Toulouse profite du piétinement des équipes leaders pour bondir de 4 places au classement général et s'installer juste derrière Bordeaux. Bordeaux, justement, ne parvient toujours pas à sortir de la spirale des matchs nuls. Nouvelle démonstration ce week-end face à Saint-Etienne où les Girondins n'ont pas réussi à marquer. Pour L'EQUIPE (24/10) "Bordeaux (...) regrettera son résultat nul à Saint-Etienne (0-0) au vu de sa première période très aboutie." Sources: SUD-OUEST, LIBERATION, LE MONDE, L'EQUIPE, SPOREVER |