SOCIETE
Explosion près de la mairie de Bordeaux
Un engin explosif, jugé très artisanal par les enquêteurs, a explosé à proximité de la mairie de Bordeaux dans la nuit de mercredi à jeudi. La bombe avait été placée contre l'une des fenêtres du bureau de la trésorerie, elle même située derrière le panneau électoral de l'UMP qui, sous le souffle de l'explosion, a été projeté de l'autre côté de la rue. Fort heureusement, aucune personne n'a été blessée. Cet attentat fait penser à celui qui avait frappé la mairie de Bordeaux en 1996 et qui avait été revendiqué par le FLNC canal historique. Pour l'heure, la police s'interroge sur les auteurs présumés de l'explosion. "Hier soir, l'acte n'avait pas été revendiqué, et les enquêteurs n'écartaient aucune piste : le contexte électoral bordelais, la fin du procès d'Alain Juppé, l'acte d'un déséquilibré ou d'un contribuable voulant s'en prendre à la trésorerie, le terrorisme basque ou corse" écrit Pierre Sauvey dans LA DEPECHE DU MIDI (29/10). Hugues Martin, le premier adjoint au maire de Bordeaux actuellement en campagne pour remplacer Alain Juppé, démissionnaire, à l'Assemblée Nationale, refuse de croire que cette explosion est liée aux prochaines élections. "Il n'y a aucun lien de cause à effet entre l'élection législative et cette affaire. Les panneaux électoraux ont seulement servi à cacher l'engin. Cet acte peut provenir de n'importe qui, nous n'avons aucun indice et rien ne permettait de penser qu'il existait une menace" a-t-il-déclaré, cité par SUD-OUEST (29/10). La protection a été renforcée aux abords de la mairie.
POLITIQUE
Emplois fictifs du RPR : les avocats d'Alain Juppé réclament la relaxe
La dernière semaine du procès en appel d'Alain Juppé a été consacrée au réquisitoire de l'avocat général et aux plaidoiries des avocats du maire de Bordeaux. Daniel Renaut, l'avocat général, a requis deux ans d'inéligibilité à l'encontre de l'ancien Premier ministre, contre 10 ans lors de la première instance. "Sur le fond, Daniel Renaut, tout en demandant la "sanction civique" pour répondre à la "gravité des faits", a estimé qu'"une interdiction des droits civiques d'une telle durée serait excessive, alors qu'aucun enrichissement personnel" n'apparaît dans ce dossier" rapporte Fabrice Tassel dans LIBERATION (28/10). Cependant, l'avocat général a demandé que les dix-huit mois de prison avec sursis soient confirmés. Les avocats d'Alain Juppé ont demandé la relaxe de leur client. Me Farthouat a reconnu que le RPR d'avant 1988 n'était pas blanc-bleu mais, selon lui, Alain Juppé était intervenu pour que tout cela cesse. "A l'appui de sa demande de relaxe, Me Farthouat a plaidé sur tous les fronts : la prescription du délit, la réalité du travail effectué à la Ville de Paris par les sept personnes concernées et surtout le fait que M. Juppé, en sa qualité d'adjoint aux finances, n'avait pas la responsabilité de l'engagement ou de l'affectation de ces emplois" détaille Pascale Robert-Diard dans LE MONDE (30/10). L'arrêt sera rendu le 1er décembre prochain.
SPORTS
Football: les Girondins décidément abonnés aux nuls
Et un de plus ! Bordeaux a encore signé un match nul ce week-end, le cinquième d'affilée et le huitième de la saison ! Il faut remonter à la 7ème journée pour redécouvrir un score favorable aux hommes de Michel Pavon (4 buts à 1 contre Bastia). Cette fois, Bordeaux a stagné contre Lens, au terme d'un match crispé mais dominé par les Bordelais. Ce sont pourtant les Lensois qui ouvrent le score à la 60ème minute, profitant d'un contre bien organisé. Réplique bordelaise 7 minutes plus tard, grâce à la frappe de Meriem, déviée par un Lensois, qui projette le ballon au fond des filets. "Pour les Bordelais, cest une belle occasion de rester au contact de la tête du championnat qui senvole" constate Pierrick Taisne sur le site SPOREVER (30/10).
De son côté, le TFC s'est incliné assez logiquement face à Sochaux, qui fête ainsi en grandes pompes son 2000ème match en première division. Malgré le sursaut de la semaine dernière contre Lille, Toulouse semble marquer le pas. Pour Marie Ange Kostoff, de MAXIFOOT (30/10), "Les Lionceaux croquent le Téfécé (...) Hormis quelques contre-attaques, les Toulousains se sont souvent contentés de défendre face à une équipe sochalienne déterminée." Les hommes de Mombaerts retrouvent la 11ème place du classement, qu'ils avaient peut-être quitté artificiellement la semaine dernière.
Sources: LA DEPECHE DU MIDI, SUD-OUEST, LIBERATION, LE MONDE, SPOREVER, MAXIFOOT |