SOCIETE Emplois fictifs du RPR : Alain Juppé condamné à un an d'inéligibilité C'est un jugement moins sévère qui a été rendu par la cour d'appel de Versailles à l'encontre d'Alain Juppé dans l'affaire des emplois fictifs du RPR : un an d'inéligibilité et 14 mois de prison avec sursis. Le maire de Bordeaux, démissionnaire, a été reconnu coupable d'avoir dissimulé la rémunération de six personnes par la Ville de Paris, alors qu'elles travaillaient réellement pour le parti gaulliste. En première instance, Alain Juppé avait été condamné à 10 ans d'inéligibilité et 18 mois de prison avec sursis par le tribunal de Nanterre. "Alain Juppé a fait l'expérience des fluctuations caricaturales d'une justice qui ne craint pas de perdre toute crédibilité et d'apparaître sous influence politique" écrit Jean-Pierre Bédéï dans LA DEPECHE DU MIDI (02/12). Même étonnement chez Fabrice Tassel, de LIBERATION (02/12) : "En substance, alors que les juges de première instance avaient assis leur raisonnement sur une loi de 1995 sur le financement politique prévoyant de façon automatique cette sanction de dix ans d'inéligibilité , ceux de Versailles ont privilégié la voie des peines complémentaires organisée par le code pénal, et dont le quantum est fixé librement." Le jugement de la cour d'appel de Versailles ne revient pas sur l'argument du tribunal de Nanterre, qui reprochait à l'ancien secrétaire général du RPR d'avoir "trompé la confiance du peuple français" et qui avait blessé l'ancien Premier ministre. "Là où on me reprochait en janvier dernier d'avoir trahi la confiance du peuple français, on souligne aujourd'hui, après avoir rappelé qu'il n'y avait de ma part aucun enrichissement personnel, qu'il s'agit de la responsabilité collective d'un parti, dont je ne saurais être tenu pour seul bouc émissaire et, je le souligne, cela est moralement pour moi très important" a déclaré M. Juppé, repris par LE FIGARO (03/12). L'ancien secrétaire général du RPR a démissionné de son mandat de maire et a abandonné ses fonctions de président de la communauté urbaine de Bordeaux, refusant toutes décisions hâtives sur son avenir politique. " Je n'ai pas l'intention de repartir bille en tête du jour au lendemain. J'ai besoin d'une parenthèse dont je ne connais pas la durée. Pour réfléchir, pour travailler. Ca fait vingt-cinq ans que je guerroie dans la vie politique" déclare-t-il à Benoît Lasserre, de SUD-OUEST (03/12). POLITIQUE Constitution européenne : les socialistes basques disent oui, les Béarnais, non
La fédération PS du département
des Pyrénées-Atlantiques s'est finalement
déclarée favorable, à 51
%, à la Constitution européenne,
lors du référendum national organisé
la semaine dernière auprès des militants
socialistes. Cette courte victoire locale est
essentiellement due aux militants basques, qui
ont fait basculer le vote départemental
alors que les militants béarnais s'exprimaient
majoritairement contre le texte de la prochaine
Constitution, avec près de 54 % des voix
exprimées. "Je suis très
très déçu, mais pas en termes
de résultats : perdre, ça fait partie
de la vie quand on fait de la politique. Mais
j'ai l'impression qu'on rentre dans un processus
qui n'est bon ni pour la France ni pour personne"
a déclaré le député
béarnais David Habib, cité par SUD-OUEST
(03/12). Du côté du Pays Basque,
la mobilisation des militants a été
importante puisque 90 % d'entre eux sont venus
voter, exprimant, à 61 %, leur attachement
au futur traité constitutionnel. Au bout
du compte, le "oui" s'impose de justesse
dans le département avec 16 voix d'écart.
" Les 70 voix d'avance en Pays Basque
(192 contre 172) ont fait pencher la balance de
la fédération. Et provoque aussitôt
des remous internes au PS avec à la tête
de la fédération le fabiuisien Jean-Pierre
Hourclé, et à la tête de la
section Pays Basque, l'emmanueliste Pierre Favraud,
tous deux partisans du Non " détaille
LE JOURNAL DU PAYS BASQUE (03-12). Les prochains
débats de la fédération départementale
s'annoncent houleux.
SPORTS Football: nouvelle journée sans but pour Bordeaux et Toulouse Et rebelote ! Après avoir bouclé la 16ème journée sur un score nul, les deux équipes du Sud-Ouest ont récidivé ce week-end, sans le moindre petit but à se mettre sous la dent. Toulouse se déplaçait à Saint-Etienne, en bonne forme ces dernières semaines. Les Toulousains n'ont pas démérité à Geoffroy-Guichard, affichant ainsi un palmarès de cinq matches sans défaite. "Mieux dans son expression collective et bien en place, à défaut de se montrer spectaculaire, le solide TFC obligea l'ASSE à ne procéder que par à-coups" résume Bernard Lions dans L'EQUIPE (05/12). Les Toulousains ont même failli ouvrir le score à la 17e minute, grâce à un lobe de Cardy mais le Gardien de Saint-Etienne put finalement récupérer le ballon. Bordeaux a confirmé son statut de meilleure défense à l'extérieur en n'encaissant aucun but lors de sa confrontation avec Auxerre. Les hommes de Michel Pavon ont réalisé une entame de match convaincante, imposant leur jeu tout au long de la première mi-temps. "Contraints sous la pression bordelaise de reculer dans leur propre moitié de terrain et, même, de camper souvent dans leur surface dès les premières minutes, les Auxerrois nont pratiquement pas touché le ballon de toute la première période" rapporte Aurélien Canot sur le site SPOREVER (6/12). Mais Auxerre a relevé la tête en seconde mi-temps. "Plus en forme, animés par une plus grande envie que lors des quarante-cinq premières minutes, les hommes de Guy Roux prenaient peu à peu le pas sur des Bordelais bien moins fringants" écrit Marie Ange Kostoff sur le site MAXIFOOT (6/12). Le week-end prochain sera un peu plus rock'n'roll pour Bordeaux, qui reçoit Lyon. Sources: LA DEPECHE DU MIDI, LIBERATION, LE FIGARO, SUD-OUEST, LE JOURNAL DU PAYS BASQUE, L'EQUIPE, SPOREVER, MAXIFOOT |