ECONOMIE A380 : et le gros bébé joufflu prit son envol Plus de 50 000 spectateurs, 500 journalistes du monde entier, et, bien sûr, l'ensemble du personnel d'Airbus de Blagnac attendaient l'évènement depuis le début de la matinée, les yeux rivés sur la piste 32. C'est finalement à 10h29 très précises que l'A380, le plus gros avion de ligne du monde, a poussé ses quatre réacteurs jusqu'à ce que les 22 roues de l'appareil n'aient plus aucun contact avec le sol. "Et la magie s'opère : l'A380 accélère, s'élève, presque léger malgré ses 420 tonnes, dans un silence étonnant. Ce mastodonte un peu ventru, qui intriguait, fascinait, voire inquiétait par son gigantisme, vient de devenir, d'un coup d'aile, un avion en chair et en os" écrit Christian Chaumerliac dans LA DEPECHE DU MIDI (28/04). Le succès du premier vol d'essai de l'A380 couronne dix années de travail acharné à travers l'Europe. Les observateurs sont surpris de constater que l'appareil, malgré sa masse imposante, peut "décoller court" et que le bruit des réacteurs est nettement moins agressif que celui des autres avions. A 11h40, les premières informations sont délivrées par Jacques Rosay, l'un des deux pilotes, cité par LIBERATION (28/04) : "Le décollage a été absolument parfait, la progression et le contrôle de l'avion ont été exactement comme sur simulateur, nous sommes montés ensuite à 10.000 pieds (3.000 mètres) toujours accompagnés de la Corvette qui fait des photos pour nous". Pendant quatre heures, les deux pilotes suivent scrupuleusement le programme de vol, qui prévoit notamment la mise en fonction du pilote automatique. Avant de regagner la piste de l'aéroport, l'A380 s'offre une petite coquetterie en survolant la périphérie de Toulouse, histoire de se faire admirer des nombreux spectateurs massés sur la place du Capitole. "L'approche sur Blagnac est majestueuse. Les roues de l'appareil, légèrement cabré, touchent au premier tiers de la piste. Pour s'arrêter, il n'est même pas nécessaire d'inverser le flux des réacteurs. Les freins sur vingt roues suffisent" décrit Thierry Vigoureux dans LE FIGARO (28/04). Les deux pilotes et les quatre ingénieurs sont accueillis en héros. Le président d'Airbus, visiblement ravi, n'hésite pas à comparer l'avion à un "gros bébé joufflu" qui, visiblement, est bien né. SPORTS Football : quatrième défaite d'affilée pour le TFC Les Toulousains se sont une nouvelle fois inclinés vendredi dernier lors du match en retard contre Auxerre (3-2). Les hommes d'Erick Mombaerts n'ont pourtant pas démérité, notamment grâce à l'excellente prestation de Suarez, auteur de deux buts. "Toulouse ne gagne plus, mais il serait trompeur de s'arrêter là. Si le TFC a perdu sa dernière - très petite - chance d'obtenir une place en Coupe de l'UEFA à la fin de la saison, il n'en a pas moins montré un jeu rigoureux, sanctionné pourtant d'une quatrième défaite d'affilée" écrit L'EQUIPE sur son site (29/04). Les Auxerrois ont tiré les premiers et, après 50 minutes de jeu, comptaient déjà deux buts d'avance sur Toulouse. Valeureux, les joueurs du Téfécé ne s'en laissaient pas compter et sonnaient la charge. " La réduction du score presque immédiate de Suarez redonne du peps à Toulouse, qui entre enfin dans le match et égalise quelques minutes après sur un corner repris par le même Suarez " commente Aurélien canot sur le site SPOREVER (29/04). Mais c'est finalement Auxerre qui rafle la mise à la 73e minute sur un but de Benjani. Toulouse se maintient à la 10e place du classement général et aura à cur d'inverser la tendance la semaine prochaine contre Saint-Etienne. Olivier Sorondo Revue de presse publiée le 1er mai 2005 Sources: LA DEPECHE DU MIDI, LE FIGARO, LIBERATION, L'EQUIPE, SPOREVER |