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ECONOMIE
Le préfet de la Gironde autorise la
vente des huîtres d'Arcachon
Les ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon
ont retrouvé le sourire mardi dernier.
Après cinq semaines d'interdiction, le
préfet de la Gironde, Alain Géhin,
a en effet déclaré que les huîtres
du Bassin n'étaient plus contaminées
et pouvaient être commercialisées
et consommées sans risque.
Depuis le début de la crise, les analyses
sont réalisées par l'antenne arcachonnaise
de l'IFREMER. Ces tests, dits de la souris, consistent
à injecter chez quelques rongeurs des toxines
prélevées dans les glandes digestives
des huîtres. Si au bout de 24 heures, deux
souris n'ont pas survécu à l'injection,
l'interdiction de commercialisation est alors
confirmée. Mais les ostréiculteurs
du Bassin contestent depuis déjà
quelques semaines les analyses de l'IFREMER et
plaident pour une double expertise. "Celle-ci
a finalement eu lieu en fin de semaine dernière.
Confiées au Laboratoire départemental
de la Vendée à la sollicitation
de la préfecture, ces analyses contredisaient
celles d'Ifremer. Les souris survivaient. Ces
résultats ont poussé la préfecture
à faire appel au laboratoire de référence
de l'Afssa (Agence française de sécurité
sanitaire des aliments)" écrivent
Sabine Menet et Maryan Charruau dans SUD-OUEST
(3/06).
Le laboratoire de l'AFSSA a confirmé les
analyses du Laboratoire départemental de
la Vendée. "Nul ne parvient à
expliquer pourquoi les analyses réalisées
par l'Ifremer, le laboratoire d'Arcachon, sont
positives et relèvent une toxicité
des huîtres, alors que les laboratoires
de Vendée et de l'Afssa, sollicités
pour des contre-analyses, n'ont pas relevé
de toxicité problématique sauf pour
les moules, qui restent pour l'instant interdites
à la vente" s'interroge Michaël
Hajdenberg dans LIBERATION (03/06). Les ostréiculteurs
vont enfin pouvoir se retrousser les manches et
retrouver au plus vite leurs clients. La perte
sèche pour les 350 établissements
du Bassin s'élève à 2 millions
d'euros et des bons d'alimentation de la mairie
de Gujan-Mestras ont été distribués
à certains ostréiculteurs.
Joël Dupuch, porte-parole de la section
régionale conchylicole, est dépité
: "La perte que nous avons subie est énorme.
Nous avons créé un observatoire
économique en 2004 et nous savons précisément
combien d'huîtres nous produisons (
)
Certains de nos gros clients auront trouvé
leur bonheur ailleurs pendant notre absence. Quant
aux mesures d'accompagnement, elles se résument
pour l'instant à une simple exonération
des redevances..." confie-t-il à
Patrice Burnat du FIGARO (03/06).
SOCIETE
Le patron de l'avocate toulousaine France Moulin
mis en examen à son tour
Un mois après la libération de France
Moulin, avocate toulousaine mise en examen et
écrouée pour avoir divulgué
des informations confidentielles à son
amie (voir notre revue de presse du
.),
c'est au tour de Michel Dublanche, le gérant
du cabinet d'avocats, de rendre des comptes à
la justice.
Les deux avocats sont impliqués dans la
même affaire, qui semble prendre une toute
autre tournure. Me Dublanche et sa consoeur avaient
défendu M. Danicourt, numismate écroué
depuis un an pour trafic de stupéfiants
et blanchiment d'argent. Mais les relations entre
M. Danicourt et ses avocats étaient peut-être
plus étroites qu'il n'y paraissait. "Selon
nos informations, les soupçons ne se limiteraient
pas au seul fait d'avoir reçu de l'argent
sale en guise d'honoraires, comme l'imaginent
nombre de ses confrères. Les policiers
se demandent aujourd'hui si l'avocat ne s'est
pas rendu complice, peut-être en communiquant
certaines informations à des protagonistes
de l'affaire, du blanchiment présumé"
témoigne Jean-Noël Gros dans LA DEPECHE
DU MIDI (03/06).
Michel Dublanche est donc poursuivi pour "révélation
d'information" et "complicité
de blanchiment", ce qui a justifié
son incarcération à la maison d'arrêt
d'Orléans. Lors de la perquisition, les
enquêteurs ont retrouvé 20 000 euros
dans le coffre-fort du cabinet d'avocats et près
de 70 000 euros ont transité par le cabinet
toulousain pour couvrir diverses dépenses.
"Ce nouveau développement de l'enquête
judiciaire dépasse "l'affaire Moulin"
selon les organisations d'avocats. Celles-ci,
très mobilisées contre plusieurs
dispositions de la loi Perben 2, n'ont pas souhaité
commenter l'interpellation de Me Dublanche. "S'il
s'agit d'un délit, nous sommes dans le
droit commun et nous n'avons jamais demandé
de placer les avocats au-dessus des lois"
, indique Thierry Wickers, le président
de la Conférence des bâtonniers"
rapporte Nathalie Guibert dans LE MONDE (04/06).
SPORTS
Rugby : Le Biarritz Olympique en finale contre
le Stade Français
Des deux clubs du Sud-Ouest encore en lice lors
des demi-finales, il n'en restera qu'un seul,
ce qui est déjà beaucoup. Après
la défaite de Toulouse face au Stade Français
(23-18), le Biarritz olympique a de son côté
vaincu Bourgoin au terme d'un match enjoué
et riche en essais (32-27). "Alors que
les Biarrots avaient dominé la première
période, atteinte sur le score de 18 points
à 7, les Berjalliens sont revenus un temps
à un point de leur adversaire. Mais le
BO a su tenir, comme s'il avait tiré les
leçons de sa défaite en demi-finale
de la Coupe d'europe face au... Stade Français
en avril dernier" résume L'EQUIPE
sur son site Internet (05/06).
Les Basques se sont finalement imposés
à cinq minutes de la fin, grâce au
dernier essai planté par Nicolas Brusque,
à la conclusion d'une action vaillamment
construite par les avants. L'entraîneur
du BO ne cache pas sa joie et sa lucidité,
comme il le confie au site SPOREVER (05/06) :
"C'est peut-être parce qu'on joue
on rouge et blanc, mais on a l'impression qu'on
est les Père Noël du rugby, car on
fait des jolis cadeaux parfois. C'est un peu le
cas depuis le début de la saison, on montre
un peu d'impatience, et a partir de là
on fait preuve de fébrilité (
)
Au moins, aujourd'hui, on a su trouver les ressources
physiques et mentales pour aller jusqu'au bout".
On peut facilement deviner que les rues de Biarritz
seront désertes samedi prochain, lors de
la finale contre le Stade Français. Avant
l'explosion de joie, comme en 2002 ?
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 6 juin 2005
Sources: SUD-OUEST, LIBERATION, LE FIGARO,
LA DEPECHE DU MIDI, LE MONDE, L'EQUIPE, SPOREVER
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