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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°151 - Du 30 mai au 5 juin 2005

ECONOMIE
Le préfet de la Gironde autorise la vente des huîtres d'Arcachon
Les ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon ont retrouvé le sourire mardi dernier. Après cinq semaines d'interdiction, le préfet de la Gironde, Alain Géhin, a en effet déclaré que les huîtres du Bassin n'étaient plus contaminées et pouvaient être commercialisées et consommées sans risque.

Depuis le début de la crise, les analyses sont réalisées par l'antenne arcachonnaise de l'IFREMER. Ces tests, dits de la souris, consistent à injecter chez quelques rongeurs des toxines prélevées dans les glandes digestives des huîtres. Si au bout de 24 heures, deux souris n'ont pas survécu à l'injection, l'interdiction de commercialisation est alors confirmée. Mais les ostréiculteurs du Bassin contestent depuis déjà quelques semaines les analyses de l'IFREMER et plaident pour une double expertise. "Celle-ci a finalement eu lieu en fin de semaine dernière. Confiées au Laboratoire départemental de la Vendée à la sollicitation de la préfecture, ces analyses contredisaient celles d'Ifremer. Les souris survivaient. Ces résultats ont poussé la préfecture à faire appel au laboratoire de référence de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments)" écrivent Sabine Menet et Maryan Charruau dans SUD-OUEST (3/06).

Le laboratoire de l'AFSSA a confirmé les analyses du Laboratoire départemental de la Vendée. "Nul ne parvient à expliquer pourquoi les analyses réalisées par l'Ifremer, le laboratoire d'Arcachon, sont positives et relèvent une toxicité des huîtres, alors que les laboratoires de Vendée et de l'Afssa, sollicités pour des contre-analyses, n'ont pas relevé de toxicité problématique sauf pour les moules, qui restent pour l'instant interdites à la vente" s'interroge Michaël Hajdenberg dans LIBERATION (03/06). Les ostréiculteurs vont enfin pouvoir se retrousser les manches et retrouver au plus vite leurs clients. La perte sèche pour les 350 établissements du Bassin s'élève à 2 millions d'euros et des bons d'alimentation de la mairie de Gujan-Mestras ont été distribués à certains ostréiculteurs.

Joël Dupuch, porte-parole de la section régionale conchylicole, est dépité : "La perte que nous avons subie est énorme. Nous avons créé un observatoire économique en 2004 et nous savons précisément combien d'huîtres nous produisons (…) Certains de nos gros clients auront trouvé leur bonheur ailleurs pendant notre absence. Quant aux mesures d'accompagnement, elles se résument pour l'instant à une simple exonération des redevances..." confie-t-il à Patrice Burnat du FIGARO (03/06).

SOCIETE
Le patron de l'avocate toulousaine France Moulin mis en examen à son tour
Un mois après la libération de France Moulin, avocate toulousaine mise en examen et écrouée pour avoir divulgué des informations confidentielles à son amie (voir notre revue de presse du ….), c'est au tour de Michel Dublanche, le gérant du cabinet d'avocats, de rendre des comptes à la justice.

Les deux avocats sont impliqués dans la même affaire, qui semble prendre une toute autre tournure. Me Dublanche et sa consoeur avaient défendu M. Danicourt, numismate écroué depuis un an pour trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent. Mais les relations entre M. Danicourt et ses avocats étaient peut-être plus étroites qu'il n'y paraissait. "Selon nos informations, les soupçons ne se limiteraient pas au seul fait d'avoir reçu de l'argent sale en guise d'honoraires, comme l'imaginent nombre de ses confrères. Les policiers se demandent aujourd'hui si l'avocat ne s'est pas rendu complice, peut-être en communiquant certaines informations à des protagonistes de l'affaire, du blanchiment présumé" témoigne Jean-Noël Gros dans LA DEPECHE DU MIDI (03/06).

Michel Dublanche est donc poursuivi pour "révélation d'information" et "complicité de blanchiment", ce qui a justifié son incarcération à la maison d'arrêt d'Orléans. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont retrouvé 20 000 euros dans le coffre-fort du cabinet d'avocats et près de 70 000 euros ont transité par le cabinet toulousain pour couvrir diverses dépenses. "Ce nouveau développement de l'enquête judiciaire dépasse "l'affaire Moulin" selon les organisations d'avocats. Celles-ci, très mobilisées contre plusieurs dispositions de la loi Perben 2, n'ont pas souhaité commenter l'interpellation de Me Dublanche. "S'il s'agit d'un délit, nous sommes dans le droit commun et nous n'avons jamais demandé de placer les avocats au-dessus des lois" , indique Thierry Wickers, le président de la Conférence des bâtonniers" rapporte Nathalie Guibert dans LE MONDE (04/06).

SPORTS
Rugby : Le Biarritz Olympique en finale contre le Stade Français

Des deux clubs du Sud-Ouest encore en lice lors des demi-finales, il n'en restera qu'un seul, ce qui est déjà beaucoup. Après la défaite de Toulouse face au Stade Français (23-18), le Biarritz olympique a de son côté vaincu Bourgoin au terme d'un match enjoué et riche en essais (32-27). "Alors que les Biarrots avaient dominé la première période, atteinte sur le score de 18 points à 7, les Berjalliens sont revenus un temps à un point de leur adversaire. Mais le BO a su tenir, comme s'il avait tiré les leçons de sa défaite en demi-finale de la Coupe d'europe face au... Stade Français en avril dernier" résume L'EQUIPE sur son site Internet (05/06).

Les Basques se sont finalement imposés à cinq minutes de la fin, grâce au dernier essai planté par Nicolas Brusque, à la conclusion d'une action vaillamment construite par les avants. L'entraîneur du BO ne cache pas sa joie et sa lucidité, comme il le confie au site SPOREVER (05/06) : "C'est peut-être parce qu'on joue on rouge et blanc, mais on a l'impression qu'on est les Père Noël du rugby, car on fait des jolis cadeaux parfois. C'est un peu le cas depuis le début de la saison, on montre un peu d'impatience, et a partir de là on fait preuve de fébrilité (…) Au moins, aujourd'hui, on a su trouver les ressources physiques et mentales pour aller jusqu'au bout". On peut facilement deviner que les rues de Biarritz seront désertes samedi prochain, lors de la finale contre le Stade Français. Avant l'explosion de joie, comme en 2002 ?

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 6 juin 2005

Sources: SUD-OUEST, LIBERATION, LE FIGARO, LA DEPECHE DU MIDI, LE MONDE, L'EQUIPE, SPOREVER


 
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