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SOCIETE
Le Sud-Ouest, terre d'accueil des cultures
commerciales d'OGM ?
C'est LE FIGARO, dans son édition du 6
septembre, qui a dévoilé l'information,
sous la plume d'Yves Miserey : "Pour la
première fois, des agriculteurs ont cultivé
cette année en France plus de mille hectares
de maïs transgénique, une information
gardée jusqu'ici secrète au ministère
de l'Agriculture". Les départements
concernés par les discrètes cultures
d'OGM sont essentiellement situés dans
le Sud-Ouest, peut-être grâce à
la proximité de l'Espagne, qui vend les
semences modifiées et achète le
maïs transgénique pour nourrir le
bétail.
Jusqu'en 2004, les cultures commerciales d'OGM
n'avaient pas dépassé les 18 hectares
et on se souvient de la vive polémique
suscitée par les parcelles d'essai, en
partie détruites par les Faucheurs volontaires.
"Les quelques hectares de maïs en
débat sont, nul ne le conteste, licites.
Par défaut. Ils sont le fruit, pour l'essentiel,
d'une semence (MON 810) autorisée à
la culture dès 1998 dans l'Union européenne,
tout comme deux autres maïs, après
avoir passé les expertises de sécurité
sanitaire et environnementale imposées
par Bruxelles" précise Corinne
Bensimon dans LIBERATION (08/09). Mais le ministère
de l'Agriculture n'a toujours pas appliqué
les dispositions de la directive européenne
de 2001, imposant la tenue d'un registre public
des cultures transgéniques et se montre
peu bavard sur la superficie réelle des
champs accueillant du maïs transgénique.
Pour Philippe Martin, député socialiste
du Gers, cité par LE MONDE (08/09), la
coupe est pleine : "C'est le triple principe
de risque, de prolifération et d'opacité
qui est appliqué dans le domaine des cultures
commerciales d'OGM. En l'absence de toute réglementation
stricte et de tout régime d'indemnisation,
l'Etat doit se poser la question de leur neutralisation".
Face à la polémique naissante, le
gouvernement a précisé que le projet
de loi sur les OGM sera présenté
au Parlement l'hiver prochain. Il permettra de
" rendre obligatoire la déclaration
de mise en culture et permettra d'adopter des
mesures de coexistence avec les cultures non OGM.
"
L'évêché d'Agen met en
congé deux prêtres pères de
famille
A peine nommé, l'évêque d'Agen,
Mgr Herbreteau, a dû faire face à
une à une situation délicate. Alerté
par des rumeurs de paternité concernant
le prêtre de Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne),
Mgr Herbreteau a conduit une discrète enquête
pour connaître toute la vérité.
Au final, ce n'est pas seulement Pierre Brignol,
le curé de Port-Sainte-Marie, qui est bien
papa (d'une jeune fille de 16 ans) mais aussi
son confrère de Villeneuve-sur-Lot, Bernard
Chalmel, père de deux petites filles. A
l'évêché, on encaisse le coup
et Mgr Herbreteau se rend auprès des deux
prêtres afin de leur signifier leur suspension.
"Il n'y a rien de pénal, rien
de criminel dans cette affaire. Personne n'est
là pour les juger, mais il est évident
que cela obligeait l'évêque à
les relever de leurs fonctions, leur paternité
n'étant pas en adéquation avec la
discipline de l'Eglise. Ils ne sont pas excommuniés"
précise Monique Mamère, directrice
de la communication du diocèse, citée
LE MONDE (07/09). L'absence des prêtres
lors du dernier office a suscité de nombreux
commentaires, dont celui du maire de Port-Sainte-Marie,
repris par LIBERATION (06/09) : "Sincèrement
dans le village, personne n'est attaché
à la règle stricte du célibat.
L'Eglise devrait comprendre que ce n'est plus
possible dans notre société."
En attendant un épilogue heureux, le chemin
de croix va continuer pour Bernard Chalmel, l'ex-curé
de Villeneuve-sur-Lot. Ce dernier a fait part
à son ex-compagne de sa volonté
de reconnaître ses deux enfants, âgés
de 7 et 9 ans. Mais le père adoptif des
deux fillettes a d'ores et déjà
effectué cette démarche, lors de
son mariage avec leur mère, en 2001. Me
Pierre, l'avocat du couple,montre les dents :
"Jusqu'ici, on n'avait jamais entendu
parler de son désir de les reconnaître.
Ce n'est pas aujourd'hui qu'il faut s'émouvoir
de la situation des deux fillettes. C'était
il y a quatre ans ! Il a laissé faire jusqu'à
maintenant. Cela ne l'a pas dérangé.
C'est trop facile de se réveiller maintenant
!" déclare-t-il à Bastien
Souperbie, de SUD-OUEST (08/09). Les deux fillettes
sont placées depuis quelques années
dans une famille d'accueil. Bernard Chalmel a
décidé, de son côté,
de prendre un avocat pour défendre sa position.
SPORTS
Football : Bordeaux confirme sa forme, Toulouse
rate son début de saison
Les observateurs qualifient déjà
la défense bordelaise comme la meilleure
du championnat. Nouvelle illustration ce week-end
face à Lens (1-1), où tout s'est
joué très vite. "Chamakh
a repris un tir de Smicer repoussé par
le poteau (28e) avant que les Nordistes n'égalisent
par Cousin, qui a repris le ballon après
avoir vu sa belle tête repoussée
par Ramé" décrit L'EQUIPE
(11/09) sur son site Internet. Pour Michel Balcaen,
de SPORTS.FR (11/09), "Lens tombe sur
un os (
) Malgré de bonnes intentions,
ce match nul laisse néanmoins un goût
d'inachevé du côté des Nordistes
plus ambitieux dans le jeu que leurs adversaires
mais qui n'ont pas su doubler la mise lorsque
l'opportunité s'est présentée.
La faute notamment à un Ullrich Ramé
très efficace et qui a su boucher les trous
laissés par sa défense."
Il semble en tout cas que l'influence du nouvel
entraîneur bordelais Ricardo soit très
efficace et replace, pour le moment, les Girondins
dans le droit de chemin.
De son côté, le Téfécé
connaît une entame de saison un peu fébrile,
alors que les hommes de Mombaerts avaient brillé
en début de championnat l'année
dernière. Cette fois, c'est l'équipe
du Mans qui est venu à bout des Toulousains,
leur infligeant deux buts douloureux. "En
première période, les Toulousains
ont joué en profondeur et sont difficilement
parvenus à se trouver. Le collectif et
le réalisme des Manceaux ont fait la différence
malgré la pression et la supériorité
numérique toulousaine en seconde période"
résume Guy Morin sur le site SPOREVER (10/09).
Les Toulousains sont tombé sur un gardien
en grande forme, qui a su résister à
tout leur pilonnage. Cette nouvelle défaite
entraîne le TFC à la 17e place du
classement, en espérant qu'il s'agit là
d'une place très provisoire ;
Rugby : Mais qui peut battre le Stade Toulousain
?
Avec Guy Novès, le calcul mental devient
facile : 4 matches, 4 victoires. Solidement accroché
à la tête du classement, le Stade
Toulousain s'impose en ce début de saison
comme l'ogre vorace du rugby français.
Ce week-end, ce sont les Narbonnais qui ont été
dévorés. "En atomisant les
Audois (64-22), avec 8 essais à la clé,
les Rouge et noir confirment qu'ils sont déjà
très en jambes et qu'il faudra compter
avec eux cette saison. Ils confirment aussi l'impression
d'un Championnat à deux vitesses, avec
les grosses écuries qui déroulent,
et les petits clubs qui essaient de suivre en
tirant la langue" écrit L'EQUIPE
(10/09) sur son site Internet.
Toulouse a d'ores et déjà pris
19 points sur les 20 possibles "Solides
leaders du Top 14, les champions d'Europe ont
réalisé une très belle prestation
avec un effectif au complet et des internationaux
de plus en plus affûtés. C'est le
cas notamment des ailiers Vincent Clerc et Cédric
Heymans qui ont une nouvelle fois fait parler
leur puissance et leur technique" écrit
Jean-François Paturaud sur le site SPOREVER
(10/09). Seul bémol à ce feu d'artifice
garonnais : Frédérick Michalak a
été touché à la cheville
et Benoît Baby souffre d'une entorse du
genou. Les deux joueurs seront absents du terrain
pendant quelques semaines.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 12 septembre 2005
Sources: LE FIGARO, LIBERATION, LE MONDE,
SUD-OUEST, L'EQUIPE, SPORTS.FR, SPOREVER
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