|
SOCIETE
Suspension des droits civiques requise contre
les Faucheurs volontaires
Après une série de rebondissements
judiciaires (voir nos revues de presse antérieures),
l'affaire des Faucheurs volontaires a entamé
son épilogue la semaine dernière.
Marc Gaubert, l'avocat général de
la cour d'appel de Toulouse, a finalement requis
un an de suspension des droits civiques à
l'encontre de José Bové, la même
peine mais assortie d'un sursis pour les autres
faucheurs, parmi lesquels le député-maire
Noël Mamère ou encore l'ancien secrétaire
national des Verts Gilles Lemaire.
Condamnés pour avoir arraché des
plants de maïs transgénique en juillet
2004 à Menville (Haute-Garonne), les neuf
faucheurs étaient attendus à Toulouse
par une centaine de sympathisants anti-OGM. En
novembre 2004, plus de 200 militants avaient obtenu
du tribunal correctionnel de Toulouse le droit
de comparaître au même titre que les
neufs responsables politiques et syndicaux. Mais,
quelques mois plus tard, la cour d'appel avait
reçu l'appel du parquet et déclaré
que seules les neufs personnes choisies par le
procureur seraient jugées in fine.
Cette ultime décision avait provoqué
la colère des anti-OGM, qui revendiquent
haut et fort "l'action collective de désobéissance
civique". "Nous sommes tout à
fait sereins (
) Les anti-OGM ont bien fait
d'agir en 2004 à Menville et ailleurs,
car le gouvernement donne aujourd'hui la possibilité
aux multinationales de mettre en culture des organismes
génétiquement modifiés en
plein champ" a déclaré
José Bové devant les grilles de
la cour d'appel, cité par LE MONDE (20/09).
Pour les faucheurs volontaires, la justice ne
doit pas couvrir le débat sur les OGM,
qui concerne chaque citoyen.
L'appel à la désobéissance
civile constitue l'amorce des échanges
avec le pouvoir politique.Pour Isabelle Sommier,
maître de conférences en sciences
politiques et directrice du Centre de recherches
politiques de la Sorbonne, interrogée par
Gilbert Laval de LIBERATION (21/09), "les
désobéissants transgressent toujours
la loi au nom d'un principe supérieur d'ordre
moral. Il oppose la légitimité
à leurs yeux à la légalité.
Et ils assument pleinement les conséquences
de leur acte public : l'amende, la prison ou le
risque pour un élu de perdre sa mandature."
Le jugement a été mis en délibéré.
ARCHEOLOGIE
Le château narbonnais de Toulouse sort de
terre et de l'oubli
Les archéologues sont à la fête
à Toulouse. Depuis 1999, ils effectuent
des fouilles sous le palais de justice, actuellement
en cours de rénovation. Le 8 août
dernier, leur patience et leur passion ont été
récompensées lorsqu'ils ont mis
à jour les vestiges de la résidence
des comtes de Toulouse et ducs de Narbonne.
Cette découverte est d'autant plus importante
qu'il n'existe aucune représentation de
cette forteresse, détruite au XVIe siècle
et considérée comme l'une des grandes
principautés du Moyen Age. Les archéologues
imaginent déjà à quoi pouvait
ressembler le formidable château. "Au
sud, devant la porte de la ville antique, un carré
de 40 mètres de côté. Des
murs tout de briques, hauts d'environ quatre mètres,
épais de 2,40 m, dotés de puissants
contreforts et protégés par un système
de douves, de fossés et de palissades de
80 m de large" précise Éric
Biétry-Rivierre dans LE FIGARO (21/09).
Un bonheur n'arrivant jamais seul, les chercheurs
pensent avoir découvert dans le sous-sol
de la forteresse la porte sud de la Tolosa romaine.
"Le château narbonnais aurait été
construit sur cet édifice, à cheval
sur l'enceinte romaine. L'hypothèse n'a
rien d'une rêverie puisqu'à l'autre
bout de cette enceinte se situe la porte du Capitole,
celle que l'on a conservée dans le parking
de la place. En tirant un trait entre les deux
sites apparaît le "cardo" romain,
l'axe à partir duquel la ville impériale,
dédiée à Auguste a été
construite" révèle Jean-Jacques
Rouch dans LA DEPECHE DU MIDI (23/09). Les découvertes
toulousaines sont tellement importantes que les
ministres de la Justice et de la Culture se sont
entendus pour sauvegarder et conserver le site.
Les archéologues ne sont pas au bout de
leurs surprises.
SPORTS
Football : bonne 9ème journée
pour les deux clubs du Sud-Ouest
Assiste-t-on à la fin des matches nuls
pour Bordeaux et des défaites pour le TFC
? Tous les espoirs sont permis si l'on jette un
rapide coup d'il aux résultats du
week-end. Les Girondins, auteurs d'une bonne entame
de saison, ont renoué avec le succès
en s'imposant 1-0 contre Ajaccio. Le but de la
victoire, marqué de la tête par Darcheville
à la 30e minute, propulse Bordeaux à
la troisième place du classement général,
juste derrière le PSG et Lyon. "Organisés
dans leur traditionnel 4-4-2, les Girondins de
Bordeaux se portent d'entrée de match à
l'attaque du but ajaccien. Au cours d'un premier
quart d'heure à sens unique, Bordeaux se
montre dangereux en passant par les ailes"
écrit Xavier Sueur sur le site SPOREVER
(24/09). Mais les ambitions offensives des Bordelais
se fissurent lors de la seconde mi-temps, notamment
après la sortie de Smicer. L'essentiel
est assuré et les hommes de Ricardo peuvent
regagner les vestiaires soulagés et heureux.
Le vent tourne aussi à Toulouse. Non
contents d'avoir battu l'OM mercredi dernier (1-0),
les joueurs du Téfécé se
sont lâchés contre Strasbourg, remportant
largement la mise (2-4) chez les Alsaciens. "Les
Toulousains ont laissé enfin parler leur
créativité sur la pelouse de la
Meinau. Un feu d'artifice qui a dû combler
de joie Erick Mombaerts qui savait que son équipe
était capable d'évoluer à
ce niveau" rapporte l'EQUIPE sur son
site Internet (24/09). Guy Morin, sur SPOREVER
(24/09), n'hésite pas à parler d'un
" match de folie. Une rencontre à
cent à l'heure avec six buts inscrits et
pas une seconde de répit. "A la
7e minute de la rencontre, trois buts avaient
déjà été marqués,
prouvant la détermination des deux équipes.
" En fin de match, Toulouse a creusé
l'écart grâce au bon coaching de
Mombaerts. L'entrain strasbourgeois n'a jamais
faibli mais les Alsaciens se sont heurtés
à un incroyable gardien de but"
poursuit Guy Morin. Toulouse quitte la 17e place
pour se hisser à la 14e position du classement.
Toujours ça de pris.
Rugby : l'Aviron Bayonnais décolle
enfin
En atomisant les Narbonnais (47-21), Bayonne a
enfin mis un peu d'air entre ses ambitions et
l'inconfortable zone de relégation. Grâce
au score fleuve, les Basques décrochent
le point de bonus et confirment leur appétit
rugbystique, faisant plier les Narbonnais en fin
de partie. A la 20e minute, les deux équipes
étaient à égalité,
malgré une entame de match impeccable de
l'Aviron (10 à 0 à la 5e minute).
Richard Dourthe, au meilleur de sa forme s'est
ensuite employé à grignoter les
points et le moral des Audois. " Puis,
passée l'heure de jeu, l'édifice
sudiste s'est complètement effondré,
encaissant quatre essais en quinze minutes
" affirme L'EQUIPE (24/09) sur son site.
"Face à un concurrent direct dans
la course au maintien, les Bayonnais, désormais
neuvièmes avec douze points, devancent
Brive et Narbonne" précise de
son côté Jean-François Paturaud
sur SPOREVER (25/09).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 26 septembre 2005
Sources: LE MONDE, LIBERATION, LE FIGARO,
LA DEPECHE DU MIDI, L'EQUIPE, SPORTS.FR, SPOREVER
|