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ECONOMIE
L'A380 poursuit intensément ses vols
d'essai
Le premier vol d'essai de l'A380 avait attiré
à Blagnac, le 27 avril dernier, plus de
50 000 visiteurs et 500 journalistes du monde
entier (lire
notre revue de presse du 2 mai). Depuis ce
jour historique, les ingénieurs et techniciens
d'Airbus n'ont cessé de multiplier les
vols d'essai, poussant le superjumbo à
suivre et respecter un cahier des charges intraitable.
Malgré le retard pris, l'A380 vient de
dépasser les 100 vols d'essai, accumulant
plus de 350 heures de vol. Dès cette semaine,
un nouvel exemplaire de l'avion, le 004, va venir
seconder l'actuel A380, appelé à
effectuer sa première tournée mondiale.
Cette vaste opération planétaire
est destinée à présenter
l'A380 aux futurs clients d'Airbus et à
les rassurer sur les délais de livraison.
Mais le but de ce long périple est également
technique, puisque le nouvel avion testera, lors
de sa première étape à Munich,
"les infrastructures aéroportuaires
en réalisant un roulage autour de l'aérogare,
et se positionnera sur les aires de stationnement
afin de contrôler les passerelles d'accès
destinées aux passagers. Ces essais permettront
également de vérifier les moyens
d'accès des véhicules de service,
comme les véhicules de chargement des bagages
et du fret, les camions citernes comme lors d'une
escale normale" précise Gil Bousquet
dans LA DEPECHE DU MIDI (14/10). Airbus va ainsi
démontrer que l'A380 peut facilement s'adapter
aux aéroports du monde entier, malgré
les doutes et les protestations émis par
Boeing ces derniers mois.
La guerre commerciale entre les deux constructeurs
semble définitivement lancée puisque
les Américains reprochent à Airbus
de toucher de larges subventions publiques, alors
que la firme européenne vient de lancer
l'A350, le concurrent direct du Boeing 787. Les
dirigeants d'Airbus n'ont visiblement pas été
écoutés par les responsables américains,
malgré leur souci d'apaisement. "Nous
avons fait un geste fort vis-à-vis des
Etats-Unis et de Boeing pour laisser ouverte la
porte des négociations. Nous attendons
de notre concurrent qu'il en fasse autant"
a déclaré le PDG d'Airbus, Gustav
Humbert, cité par Etiene Gernelle dans
LE POINT (13/10). Cela ne semble pas être
le cas puisque les représentants américains
pour le Commerce vont saisir l'OMC et exiger l'abandon
de la politique des aides remboursables, qui interviennent
pour un tiers dans le financement du programme,
estimé à 4,5 milliards d'euros.
SPORTS
Football : Les Girondins tenus en échec
par Sochaux, les Toulousains battus par Nancy
Après quelques week-ends d'euphorie, la
11ème journée du championnat a suscité
moins d'enthousiasme chez les supporters du Sud-Ouest.
Les Bordelais, menés tout au long de la
rencontre par des Sochaliens motivés, ont
cru jusqu'à la fin que leur série
de sept matches sans défaite était
terminée mais fort heureusement, le but
égalisateur d'Alonso à la 90e minute
a évité le mauvais scénario.
Force est de constater que les Girondins ont été
poussifs et souvent fébriles pendant une
bonne partie du match. "Après le
repos, les Girondins monopolisent le ballon mais
se montrent incapables de trouver des décalages
et d'inquiéter des Doubistes sereins et
procédant en contre" résume
Mathieu Bahuet sur le site SPOREVER (15/10). Même
constatation sur SPORTS.FR : "Bordeaux
s'en sort extrêmement bien, et ne devra
pas oublier cette prestation très décevante
pour avancer lors des prochains matches".
A bon entendeur.
Si Bordeaux évite la casse, le TFC est
contraint de ramasser les morceaux. Les hommes
de Mombaerts se sont en effet inclinés
contre Nancy (2-0), au terme d'un match nettement
dominé par les Lorrains, surtout après
le premier but marqué à la 25e minute.
"Au retour des vestiaires, Nancy repart
sur un rythme soutenu et aggrave la marque sur
un penalty transformé par Kroupi (50e).
Toulouse peine à se relancer dans le match
et échappe de justesse à la correction
sur une frappe loupée de Kroupi (69e)"
rapporte le site SPORTS.FR (15/10). "Les
Toulousains ont, eux, principalement évolué
en contre. Pas le choix. Santos seul devant ne
pouvait espérer grand-chose et le TFC fut
bien ennuyant offensivement malgré le trio
plutôt séduisant aligné"
constate Martin Baumer sur SPOREVER (15/10). Un
week-end à oublier, donc
Rugby : première défaite de
la saison pour le Stade Toulousain
Toute bonne chose a une fin. Après huit
matches d'affilée sans l'ombre d'une défaite,
le Stade Toulousain a trébuché samedi
soir face au Stade Français (29-15). La
chute a d'ailleurs été lourde puisqu'à
la fin de la première mi-temps, les hommes
de Guy Novès étaient menés
26 à 0.
Il faut attendre le retour des vestiaires, et
une nouvelle claque signée Hernandez qui
réussit la pénalité (29-0)
pour que les Rouge et Noir décident de
réagir. Jean-Baptiste Elissalde inscrit
les trois premiers points garonnais, suivi à
la 77e minute par Fritz qui aplatit enfin le ballon
derrière la ligne adverse. Il faut attendre
la toute fin du match pour voir les Toulousains,
sur une initiative de Jauzion, passer une nouvelle
fois la ligne d'essai adverse et éviter
une déroute totale. "La formation
de Guy Novès, qui alignait pourtant une
belle équipe avec Thomas, Fritz ou encore
Heymans, a été surclassée"
écrit Ségolène Allemandou
sur le site de L'EQUIPE (16/10). Pour Pierrick
Taisne, de SPOREVER (15/10), "Les Toulousains
sont tout simplement passés complètement
au travers de cette rencontre. Michalak n'a pas
trouvé l'ouverture au pied, les combinaisons
n'ont jamais fonctionné, les fautes de
mains se sont répétées et
surtout, les joueurs de la Ville Rose sont tombés
sur un grand Stade Français".
On peut croire que les joueurs du Sud-Ouest avaient
déjà l'esprit occupé par
la Coupe d'Europe, qui reprend ses droits la semaine
prochaine. Malgré ce désaveu toulousain,
le rugby français a montré son plus
beau visage en réunissant 80 000 spectateurs
au Stade de France, ce qui est un record absolu
pour un match de championnat.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 17 octobre 2005
Sources: LA DEPECHE DU MIDI, LE POINT, L'EQUIPE,
SPORTS.FR, SPOREVER
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