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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°161 - Du 31 octobre au 6 novembre 2005

CONSOMMATION
Le Sud-Ouest durement touché par les steaks hachés contaminés
Après avoir été confronté aux plants de maïs transgéniques en Haute-Garonne, aux huîtres infectées du bassin d'Arcachon, au confinement des volailles dans les Landes et en Gironde, le Sud-Ouest connaît un nouveau rebondissement dans son feuilleton alimentaire. La semaine dernière, une vingtaine de personnes, essentiellement des enfants, a dû être hospitalisée après avoir consommé des steaks hachés contaminés par la bactérie Escherichia coli, rare mais très virulente.

Les steaks incriminés proviennent des lots de la marque Chantegril, distribués par les centres Leclerc du Sud-Ouest. Les personnes touchées habitent les Landes, les Pyrénées-Atlantiques et le Lot-et-Garonne. "L'alerte a été donnée par l'Institut de veille sanitaire (INVS), après rapprochement de plusieurs cas de diarrhées sanglantes, parfois accompagnées d'une gastro-entérite aiguë, remontant à la mi-octobre" précise LIBERATION (31/10) sur son site Internet. Les jeunes victimes, dont la majorité a développé un syndrome hémolytique et urémique, qui atteint les reins et les cellules sanguines, ont été rapidement hospitalisées à Toulouse et placées sous dialyse.

De son côté, l'enseigne Leclerc a procédé au retrait et au rappel de tous les steaks hachés de la marque Chantegril. "Ce retrait s'inscrit comme la première phase d'un dispositif de crise que chaque magasin indépendant de l'enseigne applique dans les dix-neuf départements concernés suivant les recommandations du groupe. Un : le retrait. Deux : informer. Trois : contacter par téléphone ou par courrier les acheteurs identifiés" précise Régine Jordan dans SUD-OUEST (01/11). Plus de 300 000 pièces surgelées ont ainsi été commercialisées depuis le mois d'août dernier, ce qui ne signifie pas qu'elles ont toutes été contaminées.

Depuis le début de la crise, les magasins Leclerc sont parvenus à contacter une grande majorité d'acheteurs. "L'enseigne Leclerc maintient l'" état d'alerte " en demandant à tous les acheteurs de lots Chantegril de les rapporter sans délai. 95 % des acheteurs ont déjà été repérés, a estimé hier Michel-Edouard Leclerc. Le groupe a mobilisé 750 salariés pour répondre aux appels des clients et pour les contacter. 80 % ont été retrouvés grâce à leur carte de fidélité et 15 % grâce à l'intervention des banques" explique Daniel Hourquebie dans LA DEPECHE DU MIDI (02/11). Environ 13 000 lots sont toujours recherchés.

SOCIETE
Toulouse: ouverture du procès d'un policier soupçonné d'actes racistes
La garde à vue de Nourredine Chaïeb, le 10 février dernier, s'est vite transformée en cauchemar. Le Toulousain a été violemment frappé par un fonctionnaire de police et a pu sortir de détention avec des traces de coups sur la tête et les deux tympans crevés. C'est sur cette constatation que s'est ouvert, la semaine dernière, le procès du policier au palais de justice de Toulouse.

"Les certificats du médecin légiste et la mobilisation de la Ligue des droits de l'homme, reconnaît le procureur, ont tôt convaincu le parquet d'ouvrir une première enquête. Un fonctionnaire, qui s'est depuis rétracté, a alors expliqué à ses pairs enquêteurs qu'il avait vu tel collègue plaquer au sol le gardé à vue puis lui administrer quelques gifles. Un second fonctionnaire s'est ensuite souvenu que le premier lui avait tout de suite rapporté l'affaire" rapporte Gilbert Laval dans LIBERATION (03/11). Le policier accusé d'actes violents a nié ces affirmations et écrit au procureur pour lui signaler que les policiers témoins de la scène étaient sous l'emprise de l'alcool. Ces affirmations ont été confirmées par une trentaine d'autres fonctionnaires. L'avocat du gardien de la paix poursuivi, Me Debuisson, a dénoncé l'alcoolisme latent qui touche le personnel en charge des gardes à vue.

"Pourquoi de telles attaques dans la bouche de l'avocat et dans 33 attestations de soutien signées de policiers? Pour discréditer les témoignages des deux fonctionnaires qui ont dénoncé le gardien de la paix..." remarque Jean-Noël Gros dans LA DEPECHE DU MIDI (03/11). L'enquête ne permet pas de confirmer, pour le moment, la responsabilité directe du policier mis en cause. Les juges ont ordonné un complément d'enquête, confié à l'IGPN, et reporté le procès au 22 mars prochain, dans le but de savoir qui a réellement frappé Nourredine Chaïeb. "C'est dans l'intérêt de tout le monde que ces problèmes soient traités" a déclaré le président, Jean-François Mignard, cité par LA DEPECHE.

SPORTS
Football: Bordeaux qui rit, Toulouse qui pleure

Quand on s'installe dans la locomotive, on a toujours du mal à regagner les wagons. Les hommes de Ricardo s'accrochent solidement à la seconde place du classement général et se révèlent être la très bonne surprise de la saison. Les Girondins accumulent les matches sans défaite et continuent de briller sur les terrains adverses. Nouvelle illustration ce week-end à Nice, où les Bordelais se sont imposés un but à zéro grâce à l'initiative de Laslandes, à l'origine de l'action et à sa conclusion, après avoir récupéré le ballon mal contrôlé par le niçois Traoré. Pour Xavier Sueur, du site SPOREVER (05/11), "Bordeaux, c'est costaud (…) Solides défensivement, les Girondins confortent leur statut de dauphin de Lyon".

Le soleil de la réussite est un peu moins chaud pour le Téfécé. Les hommes de Mombaerts, qui n'arrivent plus à s'imposer, ont vu une nouvelle fois leur espoir disparaître lors de cette 14e journée. Certes, l'adversaire du jour n'était autre que l'Olympique Lyonnais mais les Toulousains ont déjà démontré à plusieurs reprises leur absence de complexe face aux équipes leaders du championnat. Cette fois-ci, la magie n'aura pas opéré et les supporters du Stadium auront dû se résoudre à voir leur équipe préférée s'incliner (0-1) face à des Lyonnais intouchables. "La première période tourne vite à l'avantage de Lyon, grâce à un but de Govou de la tête, sur un corner tiré par Juninho (9e). Dès lors, la rencontre n'a plus la même physionomie, les Violets étant réticents à attaquer face à un adversaire sûr de lui et prompt à contrer avec efficacité" constate le journaliste de SPORTS.FR (05/11).

Il faut attendre la seconde mi-temps pour voir les Toulousains retrousser leurs manches et repartir à l'assaut du jeu. Mais ce sera insuffisant. "Le TFC tente bien de réagir en seconde période mais par manque d'imagination ou de réalisme, le panneau d'affichage ne changera plus" écrit Damien Mercereau sur SPOREVER (05/11).

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 6 novembre 2005

Sources: LIBERATION, LA DEPECHE DU MIDI, SUD-OUEST, SPORTS.FR, SPOREVER


 
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