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CONSOMMATION
Le Sud-Ouest durement touché par les
steaks hachés contaminés
Après avoir été confronté
aux plants de maïs transgéniques en
Haute-Garonne, aux huîtres infectées
du bassin d'Arcachon, au confinement des volailles
dans les Landes et en Gironde, le Sud-Ouest connaît
un nouveau rebondissement dans son feuilleton
alimentaire. La semaine dernière, une vingtaine
de personnes, essentiellement des enfants, a dû
être hospitalisée après avoir
consommé des steaks hachés contaminés
par la bactérie Escherichia coli, rare
mais très virulente.
Les steaks incriminés proviennent des
lots de la marque Chantegril, distribués
par les centres Leclerc du Sud-Ouest. Les personnes
touchées habitent les Landes, les Pyrénées-Atlantiques
et le Lot-et-Garonne. "L'alerte a été
donnée par l'Institut de veille sanitaire
(INVS), après rapprochement de plusieurs
cas de diarrhées sanglantes, parfois accompagnées
d'une gastro-entérite aiguë, remontant
à la mi-octobre" précise
LIBERATION (31/10) sur son site Internet. Les
jeunes victimes, dont la majorité a développé
un syndrome hémolytique et urémique,
qui atteint les reins et les cellules sanguines,
ont été rapidement hospitalisées
à Toulouse et placées sous dialyse.
De son côté, l'enseigne Leclerc
a procédé au retrait et au rappel
de tous les steaks hachés de la marque
Chantegril. "Ce retrait s'inscrit comme
la première phase d'un dispositif de crise
que chaque magasin indépendant de l'enseigne
applique dans les dix-neuf départements
concernés suivant les recommandations du
groupe. Un : le retrait. Deux : informer. Trois
: contacter par téléphone ou par
courrier les acheteurs identifiés"
précise Régine Jordan dans SUD-OUEST
(01/11). Plus de 300 000 pièces surgelées
ont ainsi été commercialisées
depuis le mois d'août dernier, ce qui ne
signifie pas qu'elles ont toutes été
contaminées.
Depuis le début de la crise, les magasins
Leclerc sont parvenus à contacter une grande
majorité d'acheteurs. "L'enseigne
Leclerc maintient l'" état d'alerte
" en demandant à tous les acheteurs
de lots Chantegril de les rapporter sans délai.
95 % des acheteurs ont déjà été
repérés, a estimé hier Michel-Edouard
Leclerc. Le groupe a mobilisé 750 salariés
pour répondre aux appels des clients et
pour les contacter. 80 % ont été
retrouvés grâce à leur carte
de fidélité et 15 % grâce
à l'intervention des banques"
explique Daniel Hourquebie dans LA DEPECHE DU
MIDI (02/11). Environ 13 000 lots sont toujours
recherchés.
SOCIETE
Toulouse: ouverture du procès d'un policier
soupçonné d'actes racistes
La garde à vue de Nourredine Chaïeb,
le 10 février dernier, s'est vite transformée
en cauchemar. Le Toulousain a été
violemment frappé par un fonctionnaire
de police et a pu sortir de détention avec
des traces de coups sur la tête et les deux
tympans crevés. C'est sur cette constatation
que s'est ouvert, la semaine dernière,
le procès du policier au palais de justice
de Toulouse.
"Les certificats du médecin légiste
et la mobilisation de la Ligue des droits de l'homme,
reconnaît le procureur, ont tôt convaincu
le parquet d'ouvrir une première enquête.
Un fonctionnaire, qui s'est depuis rétracté,
a alors expliqué à ses pairs enquêteurs
qu'il avait vu tel collègue plaquer au
sol le gardé à vue puis lui administrer
quelques gifles. Un second fonctionnaire s'est
ensuite souvenu que le premier lui avait tout
de suite rapporté l'affaire" rapporte
Gilbert Laval dans LIBERATION (03/11). Le policier
accusé d'actes violents a nié ces
affirmations et écrit au procureur pour
lui signaler que les policiers témoins
de la scène étaient sous l'emprise
de l'alcool. Ces affirmations ont été
confirmées par une trentaine d'autres fonctionnaires.
L'avocat du gardien de la paix poursuivi, Me Debuisson,
a dénoncé l'alcoolisme latent qui
touche le personnel en charge des gardes à
vue.
"Pourquoi de telles attaques dans la
bouche de l'avocat et dans 33 attestations de
soutien signées de policiers? Pour discréditer
les témoignages des deux fonctionnaires
qui ont dénoncé le gardien de la
paix..." remarque Jean-Noël Gros
dans LA DEPECHE DU MIDI (03/11). L'enquête
ne permet pas de confirmer, pour le moment, la
responsabilité directe du policier mis
en cause. Les juges ont ordonné un complément
d'enquête, confié à l'IGPN,
et reporté le procès au 22 mars
prochain, dans le but de savoir qui a réellement
frappé Nourredine Chaïeb. "C'est
dans l'intérêt de tout le monde que
ces problèmes soient traités"
a déclaré le président, Jean-François
Mignard, cité par LA DEPECHE.
SPORTS
Football: Bordeaux qui rit, Toulouse qui pleure
Quand on s'installe dans la locomotive, on a toujours
du mal à regagner les wagons. Les hommes
de Ricardo s'accrochent solidement à la
seconde place du classement général
et se révèlent être la très
bonne surprise de la saison. Les Girondins accumulent
les matches sans défaite et continuent
de briller sur les terrains adverses. Nouvelle
illustration ce week-end à Nice, où
les Bordelais se sont imposés un but à
zéro grâce à l'initiative
de Laslandes, à l'origine de l'action et
à sa conclusion, après avoir récupéré
le ballon mal contrôlé par le niçois
Traoré. Pour Xavier Sueur, du site SPOREVER
(05/11), "Bordeaux, c'est costaud (
)
Solides défensivement, les Girondins confortent
leur statut de dauphin de Lyon".
Le soleil de la réussite est un peu moins
chaud pour le Téfécé. Les
hommes de Mombaerts, qui n'arrivent plus à
s'imposer, ont vu une nouvelle fois leur espoir
disparaître lors de cette 14e journée.
Certes, l'adversaire du jour n'était autre
que l'Olympique Lyonnais mais les Toulousains
ont déjà démontré
à plusieurs reprises leur absence de complexe
face aux équipes leaders du championnat.
Cette fois-ci, la magie n'aura pas opéré
et les supporters du Stadium auront dû se
résoudre à voir leur équipe
préférée s'incliner (0-1)
face à des Lyonnais intouchables. "La
première période tourne vite à
l'avantage de Lyon, grâce à un but
de Govou de la tête, sur un corner tiré
par Juninho (9e). Dès lors, la rencontre
n'a plus la même physionomie, les Violets
étant réticents à attaquer
face à un adversaire sûr de lui et
prompt à contrer avec efficacité"
constate le journaliste de SPORTS.FR (05/11).
Il faut attendre la seconde mi-temps pour voir
les Toulousains retrousser leurs manches et repartir
à l'assaut du jeu. Mais ce sera insuffisant.
"Le TFC tente bien de réagir en
seconde période mais par manque d'imagination
ou de réalisme, le panneau d'affichage
ne changera plus" écrit Damien
Mercereau sur SPOREVER (05/11).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 6 novembre 2005
Sources: LIBERATION, LA DEPECHE DU MIDI,
SUD-OUEST, SPORTS.FR, SPOREVER
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