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SOCIETE
Les violences urbaines gagnent les agglomérations
de Bordeaux et Toulouse
Après avoir secoué la banlieue
parisienne et de nombreuses cités de province,
les émeutes n'ont pas épargné
le Sud-Ouest la semaine dernière. Ainsi,
les agglomérations de Bordeaux et Toulouse
ont affronté leur lot de véhicules
brûlés et connu de violentes rixes
entre jeunes et forces de l'ordre. "Les
cinq nuits de violences qu'a connues l'agglomération
toulousaine depuis vendredi commencent à
peser lourd. (
) Tous les soirs, des débordements
ont eu lieu dans ces quartiers. Feux de poubelles,
dégradations de bâtiments, 187 véhicules
incendiés, plus d'une trentaine de jeunes
interpellés" résume LA
DEPECHE DU MIDI (10/11).
Les débordements qui secouent les banlieues
du Sud-Ouest et du pays reflètent le profond
malaise des jeunes habitants des cités.
Le taux de chômage avoisine les 30 % , les
CV envoyés ne suscitent pas de réponses,
les espoirs d'intégration se heurtent à
la surdité de la population et de la classe
politique. "Mais il fallait bien s'attendre
à ce que les quartiers se révoltent
un jour ou l'autre. Le problème, c'est
le manque de respect, le manque de reconnaissance.
On nous étiquette alors que, dans notre
cité, nous sommes plus de 5 000 habitants
pour seulement une vingtaine de fauteurs de troubles.
Pas plus ! " explique Momo, habitant
une cité de Pessac, à Christine
Morice, de SUD-OUEST (08/11).
Pour beaucoup, la baisse des subventions allouées
aux associations de quartiers et la disparition
progressive de la police de proximité ont
contribué à l'éclatement
de la colère. C'est d'ailleurs à
Toulouse, en février 2003, que Nicolas
Sarkozy avait symboliquement sonné le glas
de cette politique de prévention en déclarant
aux policiers :"Votre rôle n'est
pas de jouer au football avec les jeunes des quartiers,
mais de vous mettre au travail." Ce revirement
politique au profit de la répression est
peut-être lié au manque de respect
dont se plaignent nombre de jeunes. "Les
missions fixées aux commissariats ont donc
rapidement changé. Moins de proximité
et de prévention pour plus d'opérations
de contrôle, de police-secours, de chasse
aux délits routiers" écrit
Alain Raynal dans L'HUMANITE (12/11).
Reconstitution de la mort de Cannelle
Le 1er novembre 2004, René Marquèze,
chasseur, abattait à bout pourtant la dernière
ourse de souche pyrénéenne, Cannelle.
La mort de l'animal, qui venait de mettre bas,
avait soulevé une vague d'émotions
en France et provoqué le dépôt
de plaintes de la part d'associations de défense
des plantigrades. René Marquèze
avait été mis en examen pour "destruction
d'espèces protégées"
et laissé libre sous contrôle judiciaire.
Le chasseur avait expliqué avoir agi en
état de légitime défense,
alors que l'ourse était en train de charger.
C'est sur ces bases que le juge d'instruction
palois, Jean-Luc Puyo, a décidé
de procéder à la reconstitution
des conditions qui ont précédé
la mort de l'ourse et confronter la version décrite
par le chasseur. Accompagné de René
Marquèze, de son avocat et des représentants
des parties civiles, le magistrat s'est rendu
sur les lieux, à 1200 mètres d'altitude,
afin de se rendre compte de la vraisemblance des
arguments du chasseur. "Selon leur témoignage
[des chasseurs], c'est dans cette zone
que Cannelle déboule une première
fois. Elle charge le chien du traqueur. Un premier
coup de feu est tiré en l'air. L'homme
croit être sorti d'affaire. Mais Cannelle
le suit. Une nouvelle détonation la fait
détaler. Un peu plus haut, vers le Rouglan,
René Marquèze a entendu les coups
de feu. Il s'attend à voir surgir un sanglier.
Il tombe sur l'ourse" rapporte Patrice
Sachez dans SUD-OUEST (08/11).
Surpris et effrayé, le chasseur aurait
vu l'animal le charger et aurait tiré dans
sa direction en état de légitime
défense. Mais pour les protecteurs de la
nature, cette version des faits ne tient pas.
René Marquèze aurait très
bien pu emprunter une issue en contrebas pour
échapper à Cannelle. Les représentants
des associations se demandent aussi pourquoi les
chasseurs se trouvaient sur le passage habituel
de l'ourse et de son petit, alors qu'ils savaient
très bien que les plantigrades avaient
été signalés, à plusieurs
reprises, dans cette zone.
Pour les avocats de la partie civile, les chasseurs
avaient bien prévu de tuer l'ourse, afin
de nettoyer leur territoire de chasse. A leurs
yeux, le procès est inévitable.
Pour Me Blanco, conseil du Fonds d'intervention
écopastorale (FIEP) et de France Nature
Environnement, "la responsabilité
pénale des autres chasseurs doit être
recherchée pour complicité, ainsi
que la responsabilité civile de l'ACCA
d'Urdos et de la Fédération des
chasseurs" (SUD-OUEST - 09/11).
De son côté, LA DEPECHE DU MIDI
(08/11) signale la publication du livre "Plaidoyer
pour Cannelle", de Gérard Caussimont,
publié aux éditions Loubatières.
Le livre "se veut un cri du coeur d'un
naturaliste qui voit comment notre Amazonie pyrénéeenne
est menacée par les affaires des hommes."
SPORTS
Rugby: le derby basque tourne à l'avantage
de Bayonne
Après de longues semaines d'absence, le
Top 14 a repris ses droits ce week-end, même
si bon nombre de joueurs étaient mobilisés
à Nantes au sein du XV de France, large
vainqueur du Canada.
L'exploit est sûrement venu du stade Jean
Dauger où les Bayonnais ont triomphé
du Biarritz Olympique, comme ce fut le cas l'année
dernière. La rencontre s'est déroulée
dans des conditions météorologiques
difficiles, qui ont sûrement contribué
au manque d'emphase des échanges. Largement
dominateurs en première mi-temps, les Biarrots
ont cependant du faire face à la hargne
et à la motivation des joueurs de l'Aviron.
Menés 9 à 0 au retour des vestiaires,
les Bayonnais profitent d'un essai de pénalité
à la 53e minute, provoqué par la
succession de fautes des joueurs du B.O. Requinqués,
et un peu chanceux, les hommes de Gilbert Doucet
parviennent à conserver le score jusqu'à
la 75e minute où Richard Dourthe passe
avec brio la pénalité, synonyme
de victoire pour Bayonne.
"Les hommes de Gilbert Doucet, qui ont
fait preuve d'un courage et d'une abnégation
remarquables, s'offrent une belle victoire, mais
aussi une bonne bouffée d'oxygène
au classement" constate Arnaud Beurdeley
sur le site SPOREVER (12/11). Même constatation
pour L'EQUIPE (12/11): "une rencontre
de qualité moyenne (certainement due aux
conditions météorologiques exécrables),
sur un terrain détrempé, le BO a
cédé sous la pression des courageux
Bayonnais." La victoire de l'Aviron permet
à l'équipe de respirer un peu et
d'engranger des points qui ne seront pas de trop.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 14 novembre 2005
Sources: LA DEPECHE DU MIDI, SUD-OUEST, L'HUMANITE,
SPOREVER, L'EQUIPE
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