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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°165 - Du 28 novembre au 4 décembre 2005

SOCIETE
Ouverture du procès du Chat, violeur multirécidiviste
Roland Cazaux comparaît depuis la semaine dernière devant les Assises de la Gironde. Surnommé le Chat, il doit répondre de 34 viols et agressions sexuelles commis principalement dans la région d'Arcachon entre 1987 et 2002. "Roland Cazaux devait son surnom à son mode opératoire, toujours le même. Après avoir repéré les lieux de son crime et sa victime, il escaladait les façades et pénétrait ainsi en pleine nuit au domicile de femmes seules. Il prenait le soin de couper l'électricité, pour de ne pas être vu. Et si les choses semblaient tourner mal, il s'enfuyait" explique Pierre Sauvey dans LA DEPECHE DU MIDI (28/11).

Devant l'importance des délits, la gendarmerie avait créé en 2001 une cellule spéciale, chargée de recouper tous les témoignages et poursuivre plus précisément l'enquête. Les gendarmes avaient même tendu un piège au mystérieux violeur, en ayant recours à un scénario impliquant une gendarmette, supposée vivre seule dans son appartement. Mais le Chat n'avait pas montré ses griffes.

Ce sont finalement deux témoignages jugés capitaux qui ont permis à la Cellule 40 de débusquer le suspect et de procéder à son arrestation en 2002. A plusieurs reprises, le véhicule de Roland Cazaux avait en effet été repéré à proximité des maisons des victimes. Après identification du véhicule, les gendarmes n'avaient plus qu'à se rendre au domicile du violeur, à Saint-Geours de Maremne (Landes). Roland Cazaux, 47 ans, contremaître apprécié dans une entreprise de BTP, père de deux enfants, menait cette double vie depuis des décennies. Il avait déjà été condamné en 1983 pour une agression sexuelle.

Le procès qui s'est ouvert la semaine dernière à Bordeaux va permettre aux nombreuses victimes de découvrir leur agresseur. Traumatisées, les femmes s'étaient regroupées au sein d'associations de victimes et attendaient depuis bien longtemps de connaître celui qui les avait violées en pleine nuit. "Ma fille, qui a été agressée en 2000 au Mouleau alors qu'elle était âgée d'une vingtaine d'années, est complètement paniquée à l'idée de se retrouver face à ce monsieur dont elle ne connaît pas les traits puisque aucune confrontation n'a été organisée chez le juge d'instruction. Elle sait qu'elle devra raconter une nouvelle fois l'épreuve qu'elle a vécue, ce qui est toujours très douloureux" confie la mère de l'une des victimes à Christine Morice de SUD-OUEST (28/11). Le procès doit durer trois semaines.

POLITIQUE
Les Toulousains n'aiment plus Philippe Douste-Blazy
L'actuel ministre des Affaires étrangères doit s'en mordre les doigts. En avril 2004, il avait finalement accepté de renoncer à son poste de maire de Toulouse pour se consacrer entièrement à ses responsabilités ministérielles, au nom du non-cumul des mandats (voir notre revue de presse). Mais un an et demi plus tard, le gouvernement semble beaucoup moins rigide sur les ministres cumulards, comme vient de le montrer le retour de Jean-François Coppé à la mairie de Meaux. Au total, pas moins de cinq ministres ont conservé leur mandat local, faisant fi de la jurisprudence Jospin reprise avec fermeté par Jacques Chirac en 2002.

Pour Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et président du conseil général des Hauts-de-Seine, Pascal Clément, ministre de la Justice et président du conseil général de la Loire, François Baroin, ministre des DOM-TOM et maire de Troyes, Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme et maire de Saint-Laurent-du-Maroni et Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire et président du conseil général des Alpes-Maritimes, la règle du non-cumul des mandats ne les concerne pas. En bref, pas question de renoncer à son électorat local. "C'est sous Dominique de Villepin que la situation dégénère. Pour une raison simple : le non-cumul des mandats n'est toujours pas entré dans les moeurs politiques. Sans complexes aucuns, les élus gardent le même réflexe : j'y suis, j'y reste. Plus circonspect quand il était dans l'opposition, Sarkozy assure en privé qu'on ne peut empêcher ceux qui veulent "se défoncer" de truster les places" précise Hervé Algalarrondo dans le NOUVEL OBSERVATEUR (30/11).

Philippe Douste-Blazy, lui, n'avait pas réussi à conserver son mandat de maire, sous la pression du Président de la République et du Premier ministre. Le cœur en peine, il avait confié les clés de la Ville Rose à son dauphin Jean-Luc Moudenc, élu par le conseil municipal. Depuis son départ, le ministre a fait l'apprentissage du célèbre adage "loin des yeux, loin du cœur". Un récent sondage IPSOS, commandé par l'UMP, vient de révéler avec fracas qu'il arrive bon dernier des candidats de la droite attendus aux prochaines élections municipales en 2008, loin derrière Dominique Baudis (57 % de bonnes opinions) et Jean-Luc Moudenc (17 %). L'ancien maire de Toulouse ne ramasse que 9 %. "Dans ce tiercé des candidats de droite à l'hôtel de ville, le ministre est retoqué comme tocard à toutes les questions. Souhaite-t-on voir telle personnalité jouer un rôle important dans l'avenir ? Baudis l'emporte encore, à 60 %, Moudenc récolte 54 % et Douste-Blazy 26 % ­ avec 66 % d'avis défavorables... Très majoritairement, les Toulousains le jugent pas "compétent", pas "présent", pas "à l'écoute", sans "projet pour la ville", ne tenant pas ses "promesses" et n'ayant aucune "envergure pour être un bon maire" commente Gilbert Laval dans LIBERATION (28/11).

Même si trois Toulousains sur quatre n'ont eu aucun regret de le voir quitter son fauteuil de maire en 2004, Philippe Douste-Blazy attire quand même 53 % des sondés qui le trouve sympathique. Mais ce trait de caractère sera-t-il suffisant pour mener une bonne campagne en 2008 ? La course à la mairie toulousaine sera très animée et peut-être que, à l'instar de Paris, la gauche pourrait tirer partie des déchirements du camp adverse.

SPORTS
Football: Bonne 17e journée pour les Girondins et le Téfécé
Les deux clubs du Sud-Ouest ont réalisé une belle performance ce week-end. "En désertant Chaban-Delmas, les supporters bordelais ont affiché une confiance limitée à leur équipe. Ils ont eu tort, les Girondins ont remporté une victoire précieuse bien qu'étriquée (1-0)" écrit David Michel sur le site de L'EQUIPE (3/12). Bordeaux confirme son excellente saison et ses réelles ambitions. Au terme d'un match ouvert, il a fallu attendre la 80e minute pour voir Fernando Menegazzo tromper le gardien lillois grâce à une superbe frappe de 25 mètres. Les Girondins auraient même pu enterrer leurs adversaires quatre minutes plus tard lorsque Smicer s'est retrouvé seul face au but mais sans parvenir à tromper le gardien. "Ce succès permet aux Girondins de rester au contact d'Auxerre mais surtout, il relègue le LOSC à cinq points" résume Pierrick Taisne sur le site SPOREVER (03/12).

Si le TFC n'a pas gagné, il n'a pas perdu non plus, ce qui est plutôt une bonne nouvelle après les semaines difficiles que vient de traverser l'équipe. Les joueurs de Mombaerts sont allés chercher le match nul à Metz (2-2), après un match plein de suspense. Les Messins, dominateurs, pensaient bien regagner les vestiaires avec une victoire dans leur escarcelle mais c'était sans compter sur la détermination toulousaine et le but égalisateur de Santos à la toute dernière minute du match. Pour le site SPOREVER (03/12), "Malgré une réelle qualité de jeu et une course en tête au tableau d'affichage, le FC Metz a été tenu en échec sur sa pelouse par des Toulousains tout heureux de prendre un point à Saint-Symphorien."

Rugby: Les Palois corrigés par le Stade Français
Depuis déjà quelques saisons, l'équipe de Pau ne semble être que l'ombre d'elle même. Après avoir frôlé la relégation en Pro D2 l'année dernière, le XV béarnais ne décolle pas des profondeurs du classement, qui risquent de l'attirer définitivement vers le deuxième division si rien n'est fait. Nouvelle illustration ce week-end au Stade du Hameau, où les Palois recevaient le Stade Français, pourtant à la peine sur les terrains adverses. "Le Stade Français n'a pas tremblé en revanche à Pau. Sur la pelouse du Hameau, les Parisiens se sont imposés 32-9, bonus offensif à la clé, leur deuxième succès hors de leurs bases cette saison" résume Mathieu BAHUET sur le site SPOREVER (3/12). "Les Palois ont tenu une heure avant de craquer sous les assauts répétés adverses" écrit L'EQUIPE sur son site Internet (3/12). Au final, une nouvelle défaite à encaisser pour les Béarnais, qui devront aller affronter et vaincre Castres le 23 décembre prochain pour savoir s'ils font encore partie du jeu.

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 4 décembre 2005

Sources: LA DEPECHE DU MIDI, SUD OUEST, LE NOUVEL OBSERVATEUR, LIBERATION, SPOREVER, L'EQUIPE


 
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