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SOCIETE
Ouverture du procès du Chat, violeur
multirécidiviste
Roland Cazaux comparaît depuis la semaine
dernière devant les Assises de la Gironde.
Surnommé le Chat, il doit répondre
de 34 viols et agressions sexuelles commis principalement
dans la région d'Arcachon entre 1987 et
2002. "Roland Cazaux devait son surnom
à son mode opératoire, toujours
le même. Après avoir repéré
les lieux de son crime et sa victime, il escaladait
les façades et pénétrait
ainsi en pleine nuit au domicile de femmes seules.
Il prenait le soin de couper l'électricité,
pour de ne pas être vu. Et si les choses
semblaient tourner mal, il s'enfuyait"
explique Pierre Sauvey dans LA DEPECHE DU MIDI
(28/11).
Devant l'importance des délits, la gendarmerie
avait créé en 2001 une cellule spéciale,
chargée de recouper tous les témoignages
et poursuivre plus précisément l'enquête.
Les gendarmes avaient même tendu un piège
au mystérieux violeur, en ayant recours
à un scénario impliquant une gendarmette,
supposée vivre seule dans son appartement.
Mais le Chat n'avait pas montré ses griffes.
Ce sont finalement deux témoignages jugés
capitaux qui ont permis à la Cellule 40
de débusquer le suspect et de procéder
à son arrestation en 2002. A plusieurs
reprises, le véhicule de Roland Cazaux
avait en effet été repéré
à proximité des maisons des victimes.
Après identification du véhicule,
les gendarmes n'avaient plus qu'à se rendre
au domicile du violeur, à Saint-Geours
de Maremne (Landes). Roland Cazaux, 47 ans, contremaître
apprécié dans une entreprise de
BTP, père de deux enfants, menait cette
double vie depuis des décennies. Il avait
déjà été condamné
en 1983 pour une agression sexuelle.
Le procès qui s'est ouvert la semaine
dernière à Bordeaux va permettre
aux nombreuses victimes de découvrir leur
agresseur. Traumatisées, les femmes s'étaient
regroupées au sein d'associations de victimes
et attendaient depuis bien longtemps de connaître
celui qui les avait violées en pleine nuit.
"Ma fille, qui a été agressée
en 2000 au Mouleau alors qu'elle était
âgée d'une vingtaine d'années,
est complètement paniquée à
l'idée de se retrouver face à ce
monsieur dont elle ne connaît pas les traits
puisque aucune confrontation n'a été
organisée chez le juge d'instruction. Elle
sait qu'elle devra raconter une nouvelle fois
l'épreuve qu'elle a vécue, ce qui
est toujours très douloureux"
confie la mère de l'une des victimes à
Christine Morice de SUD-OUEST (28/11). Le procès
doit durer trois semaines.
POLITIQUE
Les Toulousains n'aiment plus Philippe Douste-Blazy
L'actuel ministre des Affaires étrangères
doit s'en mordre les doigts. En avril 2004, il
avait finalement accepté de renoncer à
son poste de maire de Toulouse pour se consacrer
entièrement à ses responsabilités
ministérielles, au nom du non-cumul des
mandats (voir
notre revue de presse). Mais un an et demi
plus tard, le gouvernement semble beaucoup moins
rigide sur les ministres cumulards, comme vient
de le montrer le retour de Jean-François
Coppé à la mairie de Meaux. Au total,
pas moins de cinq ministres ont conservé
leur mandat local, faisant fi de la jurisprudence
Jospin reprise avec fermeté par Jacques
Chirac en 2002.
Pour Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur
et président du conseil général
des Hauts-de-Seine, Pascal Clément, ministre
de la Justice et président du conseil général
de la Loire, François Baroin, ministre
des DOM-TOM et maire de Troyes, Léon Bertrand,
ministre délégué au Tourisme
et maire de Saint-Laurent-du-Maroni et Christian
Estrosi, ministre délégué
à l'Aménagement du territoire et
président du conseil général
des Alpes-Maritimes, la règle du non-cumul
des mandats ne les concerne pas. En bref, pas
question de renoncer à son électorat
local. "C'est sous Dominique de Villepin
que la situation dégénère.
Pour une raison simple : le non-cumul des mandats
n'est toujours pas entré dans les moeurs
politiques. Sans complexes aucuns, les élus
gardent le même réflexe : j'y suis,
j'y reste. Plus circonspect quand il était
dans l'opposition, Sarkozy assure en privé
qu'on ne peut empêcher ceux qui veulent
"se défoncer" de truster les
places" précise Hervé Algalarrondo
dans le NOUVEL OBSERVATEUR (30/11).
Philippe Douste-Blazy, lui, n'avait pas réussi
à conserver son mandat de maire, sous la
pression du Président de la République
et du Premier ministre. Le cur en peine,
il avait confié les clés de la Ville
Rose à son dauphin Jean-Luc Moudenc, élu
par le conseil municipal. Depuis son départ,
le ministre a fait l'apprentissage du célèbre
adage "loin des yeux, loin du cur".
Un récent sondage IPSOS, commandé
par l'UMP, vient de révéler avec
fracas qu'il arrive bon dernier des candidats
de la droite attendus aux prochaines élections
municipales en 2008, loin derrière Dominique
Baudis (57 % de bonnes opinions) et Jean-Luc Moudenc
(17 %). L'ancien maire de Toulouse ne ramasse
que 9 %. "Dans ce tiercé des candidats
de droite à l'hôtel de ville, le
ministre est retoqué comme tocard à
toutes les questions. Souhaite-t-on voir telle
personnalité jouer un rôle important
dans l'avenir ? Baudis l'emporte encore, à
60 %, Moudenc récolte 54 % et Douste-Blazy
26 % avec 66 % d'avis défavorables...
Très majoritairement, les Toulousains le
jugent pas "compétent", pas "présent",
pas "à l'écoute", sans
"projet pour la ville", ne tenant pas
ses "promesses" et n'ayant aucune "envergure
pour être un bon maire" commente
Gilbert Laval dans LIBERATION (28/11).
Même si trois Toulousains sur quatre n'ont
eu aucun regret de le voir quitter son fauteuil
de maire en 2004, Philippe Douste-Blazy attire
quand même 53 % des sondés qui le
trouve sympathique. Mais ce trait de caractère
sera-t-il suffisant pour mener une bonne campagne
en 2008 ? La course à la mairie toulousaine
sera très animée et peut-être
que, à l'instar de Paris, la gauche pourrait
tirer partie des déchirements du camp adverse.
SPORTS
Football: Bonne 17e journée pour les Girondins
et le Téfécé
Les deux clubs du Sud-Ouest ont réalisé
une belle performance ce week-end. "En
désertant Chaban-Delmas, les supporters
bordelais ont affiché une confiance limitée
à leur équipe. Ils ont eu tort,
les Girondins ont remporté une victoire
précieuse bien qu'étriquée
(1-0)" écrit David Michel sur
le site de L'EQUIPE (3/12). Bordeaux confirme
son excellente saison et ses réelles ambitions.
Au terme d'un match ouvert, il a fallu attendre
la 80e minute pour voir Fernando Menegazzo tromper
le gardien lillois grâce à une superbe
frappe de 25 mètres. Les Girondins auraient
même pu enterrer leurs adversaires quatre
minutes plus tard lorsque Smicer s'est retrouvé
seul face au but mais sans parvenir à tromper
le gardien. "Ce succès permet aux
Girondins de rester au contact d'Auxerre mais
surtout, il relègue le LOSC à cinq
points" résume Pierrick Taisne
sur le site SPOREVER (03/12).
Si le TFC n'a pas gagné, il n'a pas perdu
non plus, ce qui est plutôt une bonne nouvelle
après les semaines difficiles que vient
de traverser l'équipe. Les joueurs de Mombaerts
sont allés chercher le match nul à
Metz (2-2), après un match plein de suspense.
Les Messins, dominateurs, pensaient bien regagner
les vestiaires avec une victoire dans leur escarcelle
mais c'était sans compter sur la détermination
toulousaine et le but égalisateur de Santos
à la toute dernière minute du match.
Pour le site SPOREVER (03/12), "Malgré
une réelle qualité de jeu et une
course en tête au tableau d'affichage, le
FC Metz a été tenu en échec
sur sa pelouse par des Toulousains tout heureux
de prendre un point à Saint-Symphorien."
Rugby: Les Palois corrigés par le Stade
Français
Depuis déjà quelques saisons, l'équipe
de Pau ne semble être que l'ombre d'elle
même. Après avoir frôlé
la relégation en Pro D2 l'année
dernière, le XV béarnais ne décolle
pas des profondeurs du classement, qui risquent
de l'attirer définitivement vers le deuxième
division si rien n'est fait. Nouvelle illustration
ce week-end au Stade du Hameau, où les
Palois recevaient le Stade Français, pourtant
à la peine sur les terrains adverses. "Le
Stade Français n'a pas tremblé en
revanche à Pau. Sur la pelouse du Hameau,
les Parisiens se sont imposés 32-9, bonus
offensif à la clé, leur deuxième
succès hors de leurs bases cette saison"
résume Mathieu BAHUET sur le site SPOREVER
(3/12). "Les Palois ont tenu une heure
avant de craquer sous les assauts répétés
adverses" écrit L'EQUIPE sur son
site Internet (3/12). Au final, une nouvelle défaite
à encaisser pour les Béarnais, qui
devront aller affronter et vaincre Castres le
23 décembre prochain pour savoir s'ils
font encore partie du jeu.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 4 décembre 2005
Sources: LA DEPECHE DU MIDI, SUD OUEST, LE
NOUVEL OBSERVATEUR, LIBERATION, SPOREVER, L'EQUIPE
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