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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°166 - Du 5 au 11 décembre 2005

POLITIQUE
Bordeaux accueille le congrès de l'association des régions de France
Créée par le PS après la correction électorale de 2004 (24 régions sur 26 sont alors passées à gauche), l'association des régions de France tenait son premier congrès à Bordeaux. Accueillis par Alain Rousset, à la tête de la région Aquitaine, les présidents n'arboraient plus la mine réjouie des représentants du contre-pouvoir de l'UMP. Depuis quelques mois, les élus régionaux sont confrontés aux conséquences financières de la décentralisation, fer de lance de la politique de Jean-Pierre Raffarin lorsqu'il occupait Matignon.

"Alain Rousset n'a pas de mots assez forts pour critiquer un texte qui a fait la part belle aux départements, forteresse sénatoriale. Les régions n'ont en effet conquis que le transfert des personnels TOS (techniciens, ouvriers, services) des lycées, ainsi que la formation paramédicale et travailleurs sociaux. Elle se sont vu accorder également la compétence en matière économique, modérée par des décrets d'application à tel point que l'ARF a déposé des recours contre eux en Conseil d'Etat" rapporte Jean-Pierre Deroudille dans SUD-OUEST (07/12). Tout cela a conduit à un pouvoir régional amoindri, qui souffre paradoxalement de responsabilités accrues mais d'un financement insuffisant. A ce titre, les socialistes se sont appuyés sur une expertise du cabinet Ernst & Young, dont les conclusions montrent que les charges créées par les transferts des personnels TOS auraient dû atteindre 2 milliards d'euros et non pas 1,63 milliard comme l'a estimé l'Etat.

"Nous sommes pris dans un ciseau dont les deux branches s'écartent. D'une part l'État augmente nos compétences sans compenser totalement les coûts, d'autre part, nos ressources sont paralysées. La Région est la collectivité locale la plus pénalisée" dénonce Alain Rousset, interrogé par Pierre Sauvey de LA DEPECHE DU MIDI (08/12). Les régions seront certainement contraintes d'augmenter les impôts locaux, ce qui suscitera la grogne des contribuables et empêchera les élus locaux de mener la fronde contre la majorité.

"Le Parlement étant ce qu'il est, ce serait à nous de donner l'image de l'opposition française. Mais le gouvernement nous fait subir les charges qu'il choisit de nous confier. Quant au PS, il se méfie de l'ARF. Certains nous soupçonnent de vouloir soutenir Ségolène Royal" constate Raymond Forni, président de Franche-Comté, cité par Michaël Hajdenberg de LIBERATION (08/12). Alain Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, arrive à la même conclusion. "Pour se sauver lui-même, l'État va mettre les collectivités locales en difficulté" confie, un brin dépité, l'élu local à LA DEPECHE DU MIDI (08/12).

SOCIETE
Agen: le médecin des pauvres jugé persona non grata dans son immeuble

Cela fait maintenant dix ans que le docteur Chellier soigne les SDF, les marginaux et autres bénéficiaires de la CMU dans son cabinet d'Agen. Mais l'année dernière, la mission du médecin s'est heurtée à l'hostilité de la SCI gestionnaire de l'immeuble qui abrite le cabinet. Reprochant au docteur Chellier de créer une gêne réelle à cause de ses patients qui attendent leur consultation dans le hall de l'immeuble, elle a porté plainte auprès du tribunal d'instance. Le 7 septembre 2004, la justice a finalement condamné le médecin à quitter son cabinet médical et à verser 1000 euros d'indemnités à son propriétaire. Mais le médecin a fait appel de cette décision.

"Je n'ai commis aucune faute professionnelle, mais on fait un procès à ma clientèle, composée de SDF, de marginaux, de personnes d'origine étrangère et dont 55 % sont assujettis à la couverture maladie universelle. Parfois l'attente est longue, mes patients stationnent dans le hall ou la cour, ce qui déplaît aux copropriétaires. Mais c'est du délit de sale gueule, du racisme social. Je n'ai pas à trier ma clientèle, je m'y refuse" proteste le docteur Chellier, cité par Florence Moreau du journal LE MONDE (21/11). Dans son arrêt du 16 novembre dernier, la cour d'appel a confirmé la décision du tribunal d'instance et estimé que le docteur Chellier ne jouissait pas des lieux en "bon père de famille" comme le stipulait le bail.

Le médecin n'est pas prêt de baisser les bras. Il envisage, avec son avocate, de se pourvoir en cassation même s'il reste lucide sur son prochain déménagement. "Je ne veux en aucun cas jouer la montre mais il faut que je trouve un local avec au moins la même superficie, c'est-à-dire 90 mètres carrés, et cela demande du temps" précise-t-il à LA DEPECHE DU MIDI (08/12) . Le docteur Chellier a déjà visité quelques cabinets situés au centre ville afin de ne pas trop s'éloigner de ses patients. Il pourra certainement compter sur son comité de soutien, composé de confrères, de patients et de membres d'associations pour mener à bien sa mission de médecin des pauvres.

SPORTS
Football: le TFC relève la tête, les Girondins plient le genou
L'automne se fait de plus en plus doux pour les Toulousains, qui oublient la saveur aigre de la défaite à laquelle ils étaient habitués depuis quelques temps. La victoire de samedi contre Troyes (2-1) apparaît à un moment clé de la saison et lève un peu les doutes sur l'avenir du Téfécé au sein de l'élite. Menés dès la 6e minute, les joueurs de Mombaerts sont revenus au score d'une fort belle manière pendant les arrêts de jeu. Après avoir récupéré le centre de Battles, Bergougnoux, placé au premier poteau, inscrit le but sur une petite talonnade superbe qui trompe le gardien troyen. Il faut attendre la fin de la seconde mi-temps pour voir les Toulousains s'imposer définitivement, à l'avantage d'un corner tiré par Giresse et récupéré de la tête par Mathieu. "En seconde période, les Toulousains se montrés beaucoup plus dominateurs sans être toutefois très inspirés. C'est d'un coup de pied arrêté qu'est venu le second but du TFC dans les derniers instants de la rencontre" résume Vincent Davoli sur le site SPOREVER (10/12). Pour Cédric Rouquette et David Michel, de L'EQUIPE (10/12), "Mathieu offre à Toulouse une victoire hyper précieuse en toute fin de match. Toujours mal classé (13e), Toulouse possède 10 points d'avance sur la 18e place."

Les Girondins ont subi leur troisième défaite de la saison, ce qui reste honorable et ne remet pas en cause leur troisième place au classement, même si le PSG se rapproche à grands pas. Les hommes de Ricardo, en déplacement au Mans, ont dû encaisser l'expulsion de Fernando à la 22e minute et la superbe frappe de Bangoura à la 43e minute, qui permet aux Manceaux de l'emporter et de mettre un terme à leur série de trois défaites. "Forcément, les hommes de Ricardo ont dû réviser leurs plans après l'expulsion de Fernando, d'habitude si précieux mais qui a pénalisé son équipe. Réorganisés en 4-4-1, les Girondins ont eu du mal à exister offensivement après un début de match bien maîtrisé" résume Mathieu Bahuet sur SPOREVER (10/12).

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 11 décembre 2005

Sources: SUD-OUEST, LA DEPECHE DU MIDI, LIBERATION, LE MONDE, SPOREVER, L'EQUIPE


 
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