|
POLITIQUE
Bordeaux accueille le congrès de l'association
des régions de France
Créée par le PS après la
correction électorale de 2004 (24 régions
sur 26 sont alors passées à gauche),
l'association des régions de France tenait
son premier congrès à Bordeaux.
Accueillis par Alain Rousset, à la tête
de la région Aquitaine, les présidents
n'arboraient plus la mine réjouie des représentants
du contre-pouvoir de l'UMP. Depuis quelques mois,
les élus régionaux sont confrontés
aux conséquences financières de
la décentralisation, fer de lance de la
politique de Jean-Pierre Raffarin lorsqu'il occupait
Matignon.
"Alain Rousset n'a pas de mots assez
forts pour critiquer un texte qui a fait la part
belle aux départements, forteresse sénatoriale.
Les régions n'ont en effet conquis que
le transfert des personnels TOS (techniciens,
ouvriers, services) des lycées, ainsi que
la formation paramédicale et travailleurs
sociaux. Elle se sont vu accorder également
la compétence en matière économique,
modérée par des décrets d'application
à tel point que l'ARF a déposé
des recours contre eux en Conseil d'Etat"
rapporte Jean-Pierre Deroudille dans SUD-OUEST
(07/12). Tout cela a conduit à un pouvoir
régional amoindri, qui souffre paradoxalement
de responsabilités accrues mais d'un financement
insuffisant. A ce titre, les socialistes se sont
appuyés sur une expertise du cabinet Ernst
& Young, dont les conclusions montrent que
les charges créées par les transferts
des personnels TOS auraient dû atteindre
2 milliards d'euros et non pas 1,63 milliard comme
l'a estimé l'Etat.
"Nous sommes pris dans un ciseau dont
les deux branches s'écartent. D'une part
l'État augmente nos compétences
sans compenser totalement les coûts, d'autre
part, nos ressources sont paralysées. La
Région est la collectivité locale
la plus pénalisée" dénonce
Alain Rousset, interrogé par Pierre Sauvey
de LA DEPECHE DU MIDI (08/12). Les régions
seront certainement contraintes d'augmenter les
impôts locaux, ce qui suscitera la grogne
des contribuables et empêchera les élus
locaux de mener la fronde contre la majorité.
"Le Parlement étant ce qu'il
est, ce serait à nous de donner l'image
de l'opposition française. Mais le gouvernement
nous fait subir les charges qu'il choisit de nous
confier. Quant au PS, il se méfie de l'ARF.
Certains nous soupçonnent de vouloir soutenir
Ségolène Royal" constate
Raymond Forni, président de Franche-Comté,
cité par Michaël Hajdenberg de LIBERATION
(08/12). Alain Malvy, président de la région
Midi-Pyrénées, arrive à la
même conclusion. "Pour se sauver
lui-même, l'État va mettre les collectivités
locales en difficulté" confie,
un brin dépité, l'élu local
à LA DEPECHE DU MIDI (08/12).
SOCIETE
Agen: le médecin des pauvres jugé
persona non grata dans son immeuble
Cela fait maintenant dix ans que le docteur Chellier
soigne les SDF, les marginaux et autres bénéficiaires
de la CMU dans son cabinet d'Agen. Mais l'année
dernière, la mission du médecin
s'est heurtée à l'hostilité
de la SCI gestionnaire de l'immeuble qui abrite
le cabinet. Reprochant au docteur Chellier de
créer une gêne réelle à
cause de ses patients qui attendent leur consultation
dans le hall de l'immeuble, elle a porté
plainte auprès du tribunal d'instance.
Le 7 septembre 2004, la justice a finalement condamné
le médecin à quitter son cabinet
médical et à verser 1000 euros d'indemnités
à son propriétaire. Mais le médecin
a fait appel de cette décision.
"Je n'ai commis aucune faute professionnelle,
mais on fait un procès à ma clientèle,
composée de SDF, de marginaux, de personnes
d'origine étrangère et dont 55 %
sont assujettis à la couverture maladie
universelle. Parfois l'attente est longue, mes
patients stationnent dans le hall ou la cour,
ce qui déplaît aux copropriétaires.
Mais c'est du délit de sale gueule, du
racisme social. Je n'ai pas à trier ma
clientèle, je m'y refuse" proteste
le docteur Chellier, cité par Florence
Moreau du journal LE MONDE (21/11). Dans son arrêt
du 16 novembre dernier, la cour d'appel a confirmé
la décision du tribunal d'instance et estimé
que le docteur Chellier ne jouissait pas des lieux
en "bon père de famille" comme
le stipulait le bail.
Le médecin n'est pas prêt de baisser
les bras. Il envisage, avec son avocate, de se
pourvoir en cassation même s'il reste lucide
sur son prochain déménagement. "Je
ne veux en aucun cas jouer la montre mais il faut
que je trouve un local avec au moins la même
superficie, c'est-à-dire 90 mètres
carrés, et cela demande du temps"
précise-t-il à LA DEPECHE DU MIDI
(08/12) . Le docteur Chellier a déjà
visité quelques cabinets situés
au centre ville afin de ne pas trop s'éloigner
de ses patients. Il pourra certainement compter
sur son comité de soutien, composé
de confrères, de patients et de membres
d'associations pour mener à bien sa mission
de médecin des pauvres.
SPORTS
Football: le TFC relève la tête,
les Girondins plient le genou
L'automne se fait de plus en plus doux pour les
Toulousains, qui oublient la saveur aigre de la
défaite à laquelle ils étaient
habitués depuis quelques temps. La victoire
de samedi contre Troyes (2-1) apparaît à
un moment clé de la saison et lève
un peu les doutes sur l'avenir du Téfécé
au sein de l'élite. Menés dès
la 6e minute, les joueurs de Mombaerts sont revenus
au score d'une fort belle manière pendant
les arrêts de jeu. Après avoir récupéré
le centre de Battles, Bergougnoux, placé
au premier poteau, inscrit le but sur une petite
talonnade superbe qui trompe le gardien troyen.
Il faut attendre la fin de la seconde mi-temps
pour voir les Toulousains s'imposer définitivement,
à l'avantage d'un corner tiré par
Giresse et récupéré de la
tête par Mathieu. "En seconde période,
les Toulousains se montrés beaucoup plus
dominateurs sans être toutefois très
inspirés. C'est d'un coup de pied arrêté
qu'est venu le second but du TFC dans les derniers
instants de la rencontre" résume
Vincent Davoli sur le site SPOREVER (10/12). Pour
Cédric Rouquette et David Michel, de L'EQUIPE
(10/12), "Mathieu offre à Toulouse
une victoire hyper précieuse en toute fin
de match. Toujours mal classé (13e), Toulouse
possède 10 points d'avance sur la 18e place."
Les Girondins ont subi leur troisième
défaite de la saison, ce qui reste honorable
et ne remet pas en cause leur troisième
place au classement, même si le PSG se rapproche
à grands pas. Les hommes de Ricardo, en
déplacement au Mans, ont dû encaisser
l'expulsion de Fernando à la 22e minute
et la superbe frappe de Bangoura à la 43e
minute, qui permet aux Manceaux de l'emporter
et de mettre un terme à leur série
de trois défaites. "Forcément,
les hommes de Ricardo ont dû réviser
leurs plans après l'expulsion de Fernando,
d'habitude si précieux mais qui a pénalisé
son équipe. Réorganisés en
4-4-1, les Girondins ont eu du mal à exister
offensivement après un début de
match bien maîtrisé" résume
Mathieu Bahuet sur SPOREVER (10/12).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 11 décembre 2005
Sources: SUD-OUEST, LA DEPECHE DU MIDI, LIBERATION,
LE MONDE, SPOREVER, L'EQUIPE
|