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SOCIETE
Le CHP de Pau, un an après le drame
Le 17 décembre 2004, un ancien patient
du Centre Hospitalier des Pyrénées
(CHP) tuait une infirmière et une aide-soignante
à l'arme blanche, provoquant une vive émotion
en France. Le double meurtre révélait
aussi et surtout l'insuffisance des moyens mis
à la disposition des services de psychiatrie
à travers le pays. Peu de temps après
le drame, le ministre de la Santé, Philippe
Douste-Blazy, annonçait le déblocage
de financements supplémentaires et présentait
un plan de rénovation.
Un an après le drame, le nouveau directeur
de l'établissement, Alain Debetz, considère
que les efforts apportés au CHP ont été
réels. Xavier Sota, de SUD-OUEST (17/12)
énumère les changements intervenus
depuis le double meurtre: "Sécurisation
de dix-huit pavillons (changement des huisseries
et des ouvrants), l'investissement a coûté
1,5 million d'euros. Les quarante hectares du
parc ont vu apparaître des lampadaires,
le site est désormais totalement éclairé
la nuit. Par ailleurs les personnels ont été
dotés de 120 bips d'alerte en cas de situation
difficile."
Le CHP bénéficie également
de la présence d'une équipe de vigiles,
qui surveillent l'ensemble des bâtiments
24 heures sur 24. Ces améliorations ont
été rendues possible par le versement
d'une enveloppe de 3 millions d'euros et par la
suppression de quatre postes de cadres. L'établissement
palois a également profité de la
manne financière de l'ARH (1,3 million
d"euros) pour envisager l'avenir avec plus
de sérénité.
Si le budget nouvellement attribué au
CHP correspond aux attentes du personnel soignant,
le "plan santé mentale" de Philippe
Douste-Blazy, destiné à améliorer
le fonctionnement des services publics de psychiatrie,
semble rencontrer quelques difficultés.
"Aujourd'hui, je ne sais pas comment le
dire car je ne veux pas insulter l'avenir, mais
il n'y a rien (
) On n'a rien, et on ne voit
rien venir. Il y a bien eu, fin novembre, la réunion
d'un comité de pilotage. On nous a soumis
deux textes. L'un sur le tutorat pour les infirmiers,
et un autre sur le budget. C'est tout"
constate Norbert Skurnik, président du
Syndicat des psychiatres de secteur, cité
par Eric Favereau de LIBERATION (17/12). Aucune
avancée concrète n'a donc été
constatée par les professionnels de la
psychiatrie publique, qui souffrent toujours de
la fermeture des lits et de la pénurie
du personnel. Quant aux questions liées
à la sécurité, elles sont
restées lettres mortes malgré les
propos solennels du ministre de la Santé,
aujourd'hui installé au Quai d'Orsay.
POLITIQUE
Alain Juppé bientôt de retour à
Bordeaux ?
Condamné à un an d'inéligibilité
et à 14 mois de prison avec sursis en décembre
2004 par la cour d'appel de Versailles dans l'affaire
des emplois fictifs du RPR, Alain Juppé
a retrouvé la semaine dernière tous
ses droits civiques. Il restait à l'ancien
Premier ministre de franchir le dernier obstacle
judiciaire, placé sur sa route par des
électeurs locaux qui considéraient
que la commission électorale de Bordeaux
aurait dû appliquer une peine d'inéligibilité
de cinq ans, conformément au code électoral.
Mais la Cour de cassation a rejeté le pourvoi
des citoyens bordelais. "Le tribunal a
retenu à bon droit qu'il n'était
pas de sa compétence de modifier l'arrêt
de la cour d'appel de Versailles relevant M. Juppé
de l'incapacité prévue par le code
électoral" précise l'arrêté,
révélé par SUD-OUEST (14/
12).
Dégagé de toute contrainte judiciaire,
Alain Juppé, actuellement professeur à
Montréal, va sûrement porter son
regard et ses ambitions politiques du côté
de Bordeaux. Mais depuis sa condamnation et son
éloignement, Hugues Martin, son successeur
à la mairie, s'est doucement imposé
comme premier magistrat de la ville. "Le
nouveau député-maire s'intéresse
à la propreté, à la sécurité,
à l'environnement. S'il ne fait pas l'unanimité,
personne ne conteste qu'il consulte, prend son
temps. Plus proche du maire que""du
préfet ou du superintendant" qu'était
Juppé selon la gauche, accusé d'avoir
privilégié l'urbanisme au détriment
des crèches et de la politique culturelle"
écrit Michaël Hajdenberg dans LIBERATION
(13/12).
Certes, Hugues Martin ira jusqu'au bout de son
mandat mais cèdera-t-il sans discuter son
fauteuil de maire ? A l'instar de Toulouse, qui
verra les prétendants UMP à la mairie
se déchirer lors des prochaines élections
municipales, Bordeaux risque de connaître
une campagne électorale très animée.
Avec, non loin des enjeux locaux, la silhouette
d'Alain Rousset, le président socialiste
du Conseil régional d'Aquitaine, qui aimerait
bien que Bordeaux passe enfin à gauche.
SPORTS
Football: week-end grisâtre pour les
deux clubs du Sud-Ouest
Pas un seul but à se mettre sous la dent
lors de la 19e journée du championnat de
France. Bordeaux s'est contenté d'un nul
(0-0) face à Nantes, au terme d'un match
pas franchement passionnant. "Bordeaux
a globalement dominé la première
mi-temps même si les Nantais ont su se créer
également quelques occasions. Deuxième
période en revanche a sens unique avec
des Girondins évoluant plus haut"
résume Nicolas Puiraveau sur le site SPOREVER
(17/12). Ce match nul a permis aux Bordelais de
prendre la deuxième place du classement
avant de redescendre d'un cran après la
victoire de Lens dimanche soir, nouveau dauphin
de Lyon.
Les joueurs du Téfécé se
sont quant à eux inclinés 1-0 face
à Monaco, au stade Louis II. Les Toulousains
peuvent nourrir quelques regrets car le but de
la victoire monégasque est venu sur un
penalty généreusement offert par
l'arbitre, après un léger accrochage
entre Arribagé et Adebayor à la
84e minute. Certes, les joueurs de Mombaerts ont
été menés pendant toute la
première mi-temps, subissant les attaques
en règle des Monégasques. "Le
gardien toulousain a multiplié les sauvetages
pour permettre à ses coéquipiers
de rejoindre la pause sans encombre"
rapporte Christelle Brugneaux sur le site de L'EQUIPE
(19/12) . Mais la seconde mi-temps a permis aux
joueurs du TFC de développer un jeu plus
rapide et offensif, jusqu'à cette maudite
84e minute. "C'est sur un coup du sort,
un penalty très généreux
sifflé par M.Lhermite, que Monaco s'est
imposé face à de valeureux Toulousains
(
) Un match nul aurait été
plus équitable au vu de la rencontre"
commente Nicolas Berté sur SPOREVER (18/12).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 19 décembre 2005
Sources: SUD-OUEST, LIBERATION, SPOREVER,
L'EQUIPE
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