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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°167 - Du 12 au 18 décembre 2005

SOCIETE
Le CHP de Pau, un an après le drame
Le 17 décembre 2004, un ancien patient du Centre Hospitalier des Pyrénées (CHP) tuait une infirmière et une aide-soignante à l'arme blanche, provoquant une vive émotion en France. Le double meurtre révélait aussi et surtout l'insuffisance des moyens mis à la disposition des services de psychiatrie à travers le pays. Peu de temps après le drame, le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, annonçait le déblocage de financements supplémentaires et présentait un plan de rénovation.

Un an après le drame, le nouveau directeur de l'établissement, Alain Debetz, considère que les efforts apportés au CHP ont été réels. Xavier Sota, de SUD-OUEST (17/12) énumère les changements intervenus depuis le double meurtre: "Sécurisation de dix-huit pavillons (changement des huisseries et des ouvrants), l'investissement a coûté 1,5 million d'euros. Les quarante hectares du parc ont vu apparaître des lampadaires, le site est désormais totalement éclairé la nuit. Par ailleurs les personnels ont été dotés de 120 bips d'alerte en cas de situation difficile."

Le CHP bénéficie également de la présence d'une équipe de vigiles, qui surveillent l'ensemble des bâtiments 24 heures sur 24. Ces améliorations ont été rendues possible par le versement d'une enveloppe de 3 millions d'euros et par la suppression de quatre postes de cadres. L'établissement palois a également profité de la manne financière de l'ARH (1,3 million d"euros) pour envisager l'avenir avec plus de sérénité.

Si le budget nouvellement attribué au CHP correspond aux attentes du personnel soignant, le "plan santé mentale" de Philippe Douste-Blazy, destiné à améliorer le fonctionnement des services publics de psychiatrie, semble rencontrer quelques difficultés. "Aujourd'hui, je ne sais pas comment le dire car je ne veux pas insulter l'avenir, mais il n'y a rien (…) On n'a rien, et on ne voit rien venir. Il y a bien eu, fin novembre, la réunion d'un comité de pilotage. On nous a soumis deux textes. L'un sur le tutorat pour les infirmiers, et un autre sur le budget. C'est tout" constate Norbert Skurnik, président du Syndicat des psychiatres de secteur, cité par Eric Favereau de LIBERATION (17/12). Aucune avancée concrète n'a donc été constatée par les professionnels de la psychiatrie publique, qui souffrent toujours de la fermeture des lits et de la pénurie du personnel. Quant aux questions liées à la sécurité, elles sont restées lettres mortes malgré les propos solennels du ministre de la Santé, aujourd'hui installé au Quai d'Orsay.

POLITIQUE
Alain Juppé bientôt de retour à Bordeaux ?
Condamné à un an d'inéligibilité et à 14 mois de prison avec sursis en décembre 2004 par la cour d'appel de Versailles dans l'affaire des emplois fictifs du RPR, Alain Juppé a retrouvé la semaine dernière tous ses droits civiques. Il restait à l'ancien Premier ministre de franchir le dernier obstacle judiciaire, placé sur sa route par des électeurs locaux qui considéraient que la commission électorale de Bordeaux aurait dû appliquer une peine d'inéligibilité de cinq ans, conformément au code électoral. Mais la Cour de cassation a rejeté le pourvoi des citoyens bordelais. "Le tribunal a retenu à bon droit qu'il n'était pas de sa compétence de modifier l'arrêt de la cour d'appel de Versailles relevant M. Juppé de l'incapacité prévue par le code électoral" précise l'arrêté, révélé par SUD-OUEST (14/ 12).

Dégagé de toute contrainte judiciaire, Alain Juppé, actuellement professeur à Montréal, va sûrement porter son regard et ses ambitions politiques du côté de Bordeaux. Mais depuis sa condamnation et son éloignement, Hugues Martin, son successeur à la mairie, s'est doucement imposé comme premier magistrat de la ville. "Le nouveau député-maire s'intéresse à la propreté, à la sécurité, à l'environnement. S'il ne fait pas l'unanimité, personne ne conteste qu'il consulte, prend son temps. Plus proche du maire que""du préfet ou du superintendant" qu'était Juppé selon la gauche, accusé d'avoir privilégié l'urbanisme au détriment des crèches et de la politique culturelle" écrit Michaël Hajdenberg dans LIBERATION (13/12).

Certes, Hugues Martin ira jusqu'au bout de son mandat mais cèdera-t-il sans discuter son fauteuil de maire ? A l'instar de Toulouse, qui verra les prétendants UMP à la mairie se déchirer lors des prochaines élections municipales, Bordeaux risque de connaître une campagne électorale très animée. Avec, non loin des enjeux locaux, la silhouette d'Alain Rousset, le président socialiste du Conseil régional d'Aquitaine, qui aimerait bien que Bordeaux passe enfin à gauche.

SPORTS
Football: week-end grisâtre pour les deux clubs du Sud-Ouest
Pas un seul but à se mettre sous la dent lors de la 19e journée du championnat de France. Bordeaux s'est contenté d'un nul (0-0) face à Nantes, au terme d'un match pas franchement passionnant. "Bordeaux a globalement dominé la première mi-temps même si les Nantais ont su se créer également quelques occasions. Deuxième période en revanche a sens unique avec des Girondins évoluant plus haut" résume Nicolas Puiraveau sur le site SPOREVER (17/12). Ce match nul a permis aux Bordelais de prendre la deuxième place du classement avant de redescendre d'un cran après la victoire de Lens dimanche soir, nouveau dauphin de Lyon.

Les joueurs du Téfécé se sont quant à eux inclinés 1-0 face à Monaco, au stade Louis II. Les Toulousains peuvent nourrir quelques regrets car le but de la victoire monégasque est venu sur un penalty généreusement offert par l'arbitre, après un léger accrochage entre Arribagé et Adebayor à la 84e minute. Certes, les joueurs de Mombaerts ont été menés pendant toute la première mi-temps, subissant les attaques en règle des Monégasques. "Le gardien toulousain a multiplié les sauvetages pour permettre à ses coéquipiers de rejoindre la pause sans encombre" rapporte Christelle Brugneaux sur le site de L'EQUIPE (19/12) . Mais la seconde mi-temps a permis aux joueurs du TFC de développer un jeu plus rapide et offensif, jusqu'à cette maudite 84e minute. "C'est sur un coup du sort, un penalty très généreux sifflé par M.Lhermite, que Monaco s'est imposé face à de valeureux Toulousains (…) Un match nul aurait été plus équitable au vu de la rencontre" commente Nicolas Berté sur SPOREVER (18/12).

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 19 décembre 2005

Sources: SUD-OUEST, LIBERATION, SPOREVER, L'EQUIPE


 
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