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SOCIETE
La 3ème conférence mondiale sur
la violence scolaire organisée à
Bordeaux
La capitale girondine a accueilli du 12 au 14
janvier la 3e conférence mondiale sur la
violence à l'école, chargée
d'analyser un phénomène sans cesse
plus important. Plus de 250 sociologues venus
du monde entier ont pu débattre et échanger
leurs observations sur une crise qui "affecte
la plupart des pays du monde, ainsi qu'en attestent
les 120 communications (
) présentées
à Bordeaux sur des questions touchant à
la criminologie, la pédagogie, la sociologie,
la psychologie" précise Pierre
Escorsac dans LA DEPECHE DU MIDI (12/01).
La classe devient un lieu de plus en plus violent,
comme l'a montré récemment l'agression
de Karen Montet-Toutain, poignardée par
l'un de ses élèves au lycée
Louis Blériot d'Etampes. L'école
n'apparaît plus comme un espace protégé
et fédérateur, peut-être victime
de la maladresse des politiques mises en uvre
ces dernières décennies. Les initiatives
ont pourtant été nombreuses, du
partenariat avec la police initié en 1992
à la création des 30 000 emplois
jeunes dédiés aux collèges
et lycées situés dans les quartiers
difficiles en 1998. Mais la violence scolaire
subsiste, même si les chiffres publiés
par l'Etat montrent qu'elle se stabilise depuis
1993, malgré une hausse spectaculaire (+12
%) constatée en 2003-2004.
Pourtant, pour Stéphane Bonnéry,
chercheur en sciences de l'éducation, cité
par Marie-Noëlle Bertrand de L'HUMANITE (13/01),
la fatalité n'est pas de mise: "Toutes
les politiques ont eu pour réflexe de considérer
que l'école n'a pas pour mission de préparer
l'enfant à devenir élève.
On attend de lui qu'il soit spontanément
curieux de tout, spontanément discipliné,
spontanément respectueux de la personne
en charge de la transmission des savoirs. Et quand
son comportement ne répond pas aux attentes,
l'école, d'un coup, se fâche (
)
Les problèmes par lesquels l'école
se sent attaquée sont la manifestation
de son incapacité de s'adresser à
tous."
Le sociologue bordelais Eric Debarbieux semble
partager ce point de vue: "la démagogie
du "père-tape-dur" ne mène
à rien. On peut même se demander
si elle ne contribue pas à nier le phénomène.
On explique la violence à l'école
par l'extérieur, façon de dire que
le jour où la violence du dehors aura disparu,
la violence du dedans en fera autant"
déclare-t-il à Emmanuel Davidenkoff
de LIBERATION (11/01). Et de préciser à
Martine Laronche, du journal LE MONDE (05/01):
"Les politiques publiques contre les violences
scolaires ne peuvent être simplement réactives
à un événement. A chaque
agression spectaculaire succèdent des annonces.
J'ai vu l'affolement des cabinets ministériels
face à de telles situations. Il y a là
un manque de vision globale."
Cinq tentatives de rapt d'enfants signalées
dans le Sud-Ouest
La gendarmerie vient de renforcer sa cellule d'enquête,
mise en place le 11 octobre dernier après
la tentative d'enlèvement d'une petite
fille de 11 ans. Depuis octobre dernier, cinq
tentatives de rapt d'enfants âgés
de 8 à 15 ans et habitant les départements
des Pyrénées-Atlantiques et des
landes ont été rapportées
aux gendarmes, qui viennent de renforcer l'effectif
de la cellule "Enlèvements 64/40".
"Le premier incident a eu lieu à
Bidache, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Une fillette de 11 ans a pu se dégager
de son agresseur qui a pris la fuite en voiture.
Le même mode opératoire, mais avec
des véhicules différents, a été
utilisé dans les autres affaires, toujours
dans les Pyrénées-Atlantiques, le
29 novembre à Salies-de-Béarn, en
décembre à Hasparren et Oloron-Sainte-Marie
et début janvier à Biscarrosse"
écrit Eric Lecluyse sur le site de L'EXPRESS
(12/01)
Les enquêteurs ont d'ores et déjà
procédé à des milliers de
vérifications, sans être en mesure
d'affirmer, pour le moment, que les tentatives
d'enlèvement étaient le fait d'une
même personne. Selon les gendarmes, le suspect
pourrait cependant être un homme âgé
de 20 à 40 ans, procédant toujours
de la même manière et agissant à
proximité de son véhicule. "Les
témoignages des enfants n'ont pas permis
d'établir de portrait robot du ou des agresseurs
ni d'orienter les recherches vers un type précis
de voiture" précise LE MONDE (12/01).
Le procureur général de la Cour
d'Appel de Pau, Jean-François Lorans, a
appelé les parents et les enseignants à
se montrer plus vigilants et à contacter
la cellule de recherche en cas de comportement
suspect. Un numéro vert, le 0800.111.891,
a été mis en place afin de recueillir
tous les témoignages susceptibles d'aider
les enquêteurs. Afin d'être le plus
efficace possible, "la cellule "Enlèvements
64" a fait appel au service d'un " profiler
" du Groupe d'Analyse des Comportements de
la Gendarmerie pour "voir s'il y a un profil-type
d'agresseur" dans les différents cas"
rapporte Pierre Sauvey de LA DEPECHE DU MIDI (13/01).
SPORTS
Football: Les Girondins ont soif de victoires
En l'espace d'une petite semaine, les joueurs
de Ricardo ont imposé le respect. Les Girondins
sont en effet passés de la 6e à
la 2nde place du classement général
après avoir battu Auxerre mercredi (1-0)
et Monaco samedi (1-0). Un joli coup double qui
permet à Bordeaux de retrouver la douce
place de dauphin de Lyon. "Face à
une équipe monégasque épanouie
à domicile depuis l'arrivée de Guidolin
et placée sur la scène médiatique
avec l'arrivée en grande pompe de Christian
Vieri, les Bordelais, en élèves
appliqués, ont bien respecté les
consignes édictées par Ricardo :
bétonner derrière et profiter de
la moindre percée offensive" écrit
David Michel sur le site de L'EQUIPE (15/01).
Le but de la victoire est l'uvre de Denilson,
qui marque enfin. "Arrivé cet été
à Bordeaux, Denilson aura mis six mois
pour inscrire son premier but sous ses nouvelles
couleurs. Une délivrance pour le Brésilien
et surtout une excellente opération pour
les Girondins, vainqueurs sur la pelouse de Monaco
et qui conservent la deuxième place du
classement" résume Nicolas Puiravau
sur SPOREVER (14/01).
A l'instar de Bordeaux, le TFC aurait pu confirmer
son élan après sa victoire contre
le PSG mercredi mais le match qui devait l'opposer
à Saint-Etienne a été arrêté
à la 13e minute à cause de la pelouse
gelée.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 15 janvier 2006
Sources: LA DEPECHE DU MIDI, L'HUMANITE,
LIBERATION, LE MONDE, L'EXPRESS, SPOREVER, L'EQUIPE
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