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SOCIETE
Quand les Britanniques fraudent le RMI en Dordogne
Véritable eldorado pour des Britanniques
en mal de douceur de vie et de soleil, le Sud-Ouest
de la France, et en particulier le département
de la Dordogne, accueille depuis déjà
quelques décennies des milliers de ressortissants
venus d'outre-Manche. L'affaire que vient de révéler
le Conseil général de la Dordogne
ne va peut-être pas contribuer à
faciliter l'intégration locale des Britanniques,
dont la présence agace de nombreux autochtones.
Cent cinquante étrangers de l'Union européenne,
et en majorité des Britanniques, ont indûment
perçu le RMI l'année dernière.
"Nous avions été alertés
par plusieurs médecins, étonnés
de recevoir des Britanniques aisés sous
le régime de la couverture maladie universelle
(
) La plupart ont peut-être sauté
une démarche, ou triché par omission.
Mais ça n'enlève pas que certains
ont fraudé, dans le sens où ils
disposaient de ressources et qu'ils ne les ont
pas déclarées" explique
Bernard Cazeau, président du Conseil général
à Laure Espieu de LIBERATION (04/02).
Le droit français prévoit le versement
du RMI quand les étrangers originaires
de l'Union européenne sont titulaires d'un
"droit de séjour" et qu'ils justifient,
lors de leur installation, de revenus suffisants
leur évitant d'être à la charge
de l'Etat. Les aides sociales peuvent intervenir
lorsque les ressortissants européens déclarent
une perte d'emploi ou une rupture familiale. Les
largesses de la politique sociale française
a attiré, semble-t-il, l'intérêt
de nombreux Britanniques, venus s'installer dans
le doux Sud-Ouest sans déclarer leurs ressources
ou en habitant chez des membres de la famille.
La caisse primaire d'assurance-maladie du département
annonce que plus de 2 500 Britanniques bénéficient
de la couverture maladie universelle.
Les premières plaintes ont déjà
été déposées et une
dizaine devrait suivre. Les coupables devront
rembourser les 660 000 euros frauduleusement perçus.
L'affaire secoue bien sûr la communauté
britannique de Dordogne (environ 10 000 personnes),
qui fait déjà face depuis quelques
années aux critiques de nombreux autochtones.
On reproche aux sujets de Sa Très Gracieuse
Majesté de faire flamber les prix de l'immobilier
et de ne pas chercher à épouser
la vie locale. "Certains Britanniques
sont de vrais amoureux de la France. Ils font
tout pour s'intégrer, apprennent le français,
se lient avec leurs voisins, font travailler les
artisans locaux. Mais d'autres semblent vouloir
reconstituer de petites colonies anglaises : on
vit entre soi, on achète anglais, à
des entreprises venues d'Angleterre. Au fil des
témoignages publiés par la presse,
française et britannique, certains interviewés
signalent naïvement qu'ils "font l'effort"
d'apprendre le français" écrit
Jean-Louis Andreani dans LE MONDE (29/01).
SOCIAL
CPE: des milliers de manifestants dans les
rues de Toulouse
Entre 3000 et 6000 manifestants (selon les sources)
ont battu le pavé toulousain jeudi dernier
pour protester contre le CPE (Contrat première
embauche) et pour la défense des salaires
et du pouvoir d'achat. Le cortège était
essentiellement composé de lycéens
et d'étudiants, accompagnés des
représentants des syndicats de la fonction
publique (ANPE, La Poste, Météo
France, CNRS
). "Pour clore le défilé,
les enseignants (de l'Unsa, de la FSU et de Sud),
ont sorti leurs gros contingents. C'est en effet
dans ce secteur que la mobilisation apparaît
la plus forte. Et logiquement la plus sensible
à la colère des jeunes"
rapporte Jean-Jacques Rouch dans LA DEPECHE DU
MIDI (03/02).
Les manifestants ont exigé le retrait
sans condition du CPE, dont le projet de loi sera
débattu cette semaine à l'Assemblée
nationale. Certains étudiants avaient revêtu
pour l'occasion des sacs poubelle, signifiant
au gouvernement que les salariés de demain
étaient juste bons à être
jetés selon le bon vouloir des employeurs.
Derrière les représentants scolaires,
les syndicats de la fonction publique brandissaient
le poing et réclamaient des "augmentations
de salaires avec rattrapage des pertes du pouvoir
d'achat depuis 5 ans". Les agents de l'Equipement,
venus nombreux, attiraient l'attention sur la
disparition progressive de leurs services dans
différentes villes. "Nous sommes
là pour la journée des salaires
car un peu plus de 40% du personnel gagne moins
de 1.300 euros par mois, directeur compris, et
par rapport au transfert de la partie routière
au département, qui conduit au démantèlement
complet des services de l'équipement"
a expliqué Jean-François Tortajada,
secrétaire de la CGT Equipement, à
Claude Stéphane de FRANCE 3 SUD (03/02).
Si les syndicats s'attendaient à une mobilisation
un peu plus importante, l'inquiétude ne
semble pourtant pas de mise. Cette première
manifestation constituait un tour de chauffe et
permettait d'affûter les arguments revendicatifs.
La journée de mobilisation nationale aura
lieu le 7 février prochain et de son succès
dépendra l'avenir du CPE.
SPORTS
Football: Les Girondins résistent à
l'OL, le Téfécé domine Nantes
Le match le plus attendu de la 25e journée
s'est soldé par un score vierge. Les Girondins,
qui surfent décidément sur une vague
sans défaite, ont réussi à
contrer les gourmandes ambitions de l'Olympique
lyonnais, indétrônable de la première
place. "Le choc entre le premier et le
deuxième a été cadenassé
par les Girondins. Les Lyonnais, émoussés,
n'ont jamais trouvé la clé du coffre-fort
bordelais. Les Bordelais prennent un point. Ils
sont les seuls satisfaits de cette soirée
tristounette" résume Olivier de
Los Bueis sur le site SPOREVER (05/02). Lyon conserve
toutefois ses neufs points d'avance sur Bordeaux
et semble d'ores et déjà s'envoler
vers son cinquième titre. "Lyon
n'a pas marqué à Gerland. Bordeaux,
qui n'aura pas été battu par l'OL
en deux rencontres (1-1, 0-0), repart de là
conforté dans l'idée qu'il est le
rival le plus sérieux du quadruple champion
de France, mais sans chercher à sublimer
cette deuxième place dont il se contentera
en mai prochain" constate Cédric
Rouquette sur le site de L'EQUIPE (05/02).
Après son impressionnante victoire contre
Saint-Etienne la semaine dernière en match
décalé, le TFC s'est une nouvelle
fois imposé ce week-end face à Nantes
(1-0). Les Toulousains reprennent l'ascenseur
du classement général et montent
au douzième étage, d'où la
vue sur le championnat est plus belle. Le but
de la libération est apparu à la
56e minute, après un coup-franc tiré
par Battles, suivi d'une récupération
d'Arribagé dont le tir croisé trompe
Landreau. Plus entreprenants que les Nantais,
surtout en seconde mi-temps, les joueurs de Mombaerts
s'approprient fort logiquement les trois points.
"Le TFC boucle ainsi sa semaine avec sept
points sur neuf possibles" écrit
d'ailleurs Vincent Davoli sur SPOREVER (04/02).
La joie des Violets a cependant été
ternie par la blessure de Christophe Revault,
qui s'est tordu le genou gauche sur un dégagement
et qui risque de déserter le terrain pendant
de longues semaines.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 6 février 2006
Sources: LIBERATION, LE MONDE, , FRANCE 3
SUD, LA DEPECHE DU MIDI, SPOREVER, L'EQUIPE
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