|
SOCIETE
Le Sud-Ouest confronté à la menace
de la grippe aviaire
Terre traditionnelle d'élevage de volailles,
le Sud-Ouest doit faire face aux craintes des
consommateurs qui hésitent aujourd'hui
à acheter du poulet ou du foie gras. Même
si les premiers cas d'oiseaux morts ont été
décelés dans le département
de l'Ain, c'est l'ensemble de la filière
avicole du pays qui doit respecter les nouvelles
mesures sanitaires et tenter d'enrayer la chute
des ventes.
Dans le département des Landes, les producteurs
ont refusé le confinement des canards et
opté pour la vaccination. Selon la Chambre
d'agriculture départementale, près
de 150 élevages répartis sur les
125 communes de zones humides ont reçu
ou vont recevoir les vétérinaires,
chargés de vacciner 250 000 canetons âgés
de 3 à 7 semaines. Les canards pourront
ainsi éviter le stress lié au confinement
et préserver leur réputation de
qualité, qui apparaît comme un argument
commercial majeur.
C'est d'ailleurs cette recherche permanente de
la qualité qui a permis à 13 producteurs
de Dordogne d'être récompensés
au Salon de l'Agriculture. "Pour les petites
unités de production du département,
la démarche qualitative apparaît
encore comme une sorte de vaccin permettant encore
d'éviter ce type d'aléa économique"
écrit Pierre-Manuel Réault dans
SUD-OUEST (01/03), qui cite l'un des heureux élus,
Michel Lajarrettie, producteur de foie gras à
Saint-Germain-et-Mons: "Les clients nous
font confiance et nous n'avons d'ailleurs pas
noté de baisse des ventes. Nous nous en
occupons du premier au dernier jour. Nous les
gavons au maïs entier, les abattons sur place
en veillant toujours à ce qu'ils ne connaissent
aucun stress. Puis ils sont cuisinés et
vendus essentiellement sur les marchés
locaux. En fait, nous jouons la carte de la transparence
et cela se sait".
On retrouve la même sérénité
chez les consommateurs venus faire leurs courses
au marché Saint-Victor de Toulouse. Les
achats de poulets et de volailles n'ont apparemment
pas connu de baisse, pour la plus grande joie
des commerçants. "Les gens achètent
peut-être un peu moins de poulet s entiers,
mais ils se rabattent sur les poulets découpés
et les canards" déclare Françoise,
une commerçante, au journaliste de LA DEPECHE
DU MIDI (28/02). Même optimisme chez Béatrice,
qui vend ses poulets sur le marché Saint-Aubin:
"les clients ne sont pas inquiets, ils
ont confiance dans leurs producteurs. Une fois
cuit, le risque est cuit aussi !".
La mobilisation contre la peur de la grippe aviaire
ne connaît pas de limite. Ainsi, l'évêque
d'Aire et de Dax, Mgr Philippe Breton, a chaleureusement
encouragé ses ouailles à consommer
de la volaille sans crainte, même pendant
le carême. "Le texte de cette entorse
à la règle, qui veut qu'un bon chrétien
ne mange pas de viande le vendredi jusqu'au jour
de Pâques, sera lu dans toutes les églises
ce week-end" précise Denis Delbecq
dans LIBERATION (04/03).
JUSTICE
Ouverture du procès de Christophe Fauviau,
accusé d'avoir drogué les adversaires
de ses enfants
Le procès de Christophe Fauviau, 45
ans, s'est ouvert mercredi dernier à Mont-de-Marsan.
Incarcéré depuis 2 ans et demi,
l'homme est poursuivi pour "administration
de substances nuisibles avec préméditation
ayant entraîné la mort sans intention
de la donner" et risque vingt ans d'emprisonnement.
Militaire à la retraite, Christophe Fauviau
est accusé d'avoir versé, le 3 juillet
2003, une dose de Temesta dans la bouteille d'eau
d'Alexandre Lagardère, qui allait affronter
son fils lors d'un match de tennis. A l'issue
de la rencontre, le jeune Alexandre Lagardère
s'est rendu chez un ami, où il s'est endormi
profondément, puis a repris la route et
s'est tué quelques minutes plus tard, victime
d'un assoupissement.
Christophe Fauviau est accusé d'avoir
eu recours à cette pratique une trentaine
de fois, dans l'espoir de propulser ses enfants
aux premiers plans du tennis français.
Sa fille Valentine figurait d'ailleurs parmi les
meilleurs espoirs après avoir battu la
championne des Etats-Unis.
Visiblement ému, l'ex-pilote instructeur
s'est adressé directement à la famille
d'Alexandre Lagardère: "J'ai moi-même
trois enfants et je peux comprendre votre douleur.
Je n'ai pas voulu une telle issue. Je parle du
fond du coeur. Je m'adresse à vous, cela
fait deux ans et demi que je suis en détention
et que j'essaie de comprendre mes actes. Je ne
veux pas me déresponsabiliser. C'est une
histoire terrible qui m'est arrivée, qui
vous est arrivée" a-t-il déclaré,
cité par Serge Airoldi de SUD-OUEST (02/03).
"Selon lui, il agissait non pas pour
faire gagner ses enfants, mais parce que chaque
match était devenu pour lui une insupportable
souffrance" relate Pierre Sauvey dans
LA DEPECHE DU MIDI (02/03). Christophe Fauviau
reconnaît également que ses relations
avec la Ligue régionale de tennis étaient
tendues, ce qui permet à son avocat de
rebondir sur la responsabilité de la Lige:
" Il y avait des soupçons avant,
et rien n'a été fait pour stopper
Christophe Fauviau."
"L'ancien militaire a rapporté
qu'il avait failli s'évanouir en apprenant
la mort du jeune homme, puis, avant de demander
pardon aux parents de la victime, il a bredouillé
qu'il ne pouvait imaginer être responsable
de la mort de leur fils" écrit
Hugues Daniel dans LE MONDE (03/03). Le verdict
sera rendu le 9 mars prochain.
SPORTS
Football: Toulouse obtient le nul face à
Nancy
Les joueurs de Mombaerts ont mis un terme à
leur petite série de défaites en
faisant match nul contre Nancy (1-1). Au terme
d'un match très disputé, les Toulousains
sont revenus au score grâce à la
frappe d'Emana qui a pu bénéficier
d'un contre (74e). Les Nancéens avaient
ouvert le score quelques minutes auparavant grâce
à un superbe coup-franc de Sarkisian. "Les
Toulousains ont développé un jeu
plus direct tandis que les Nancéiens ont
montré une bonne maîtrise tactique
et une défense très disciplinée.
Les deux formations, qui ont concédé
chacune un but, se quittent finalement sur un
résultat nul logique" résume
Guy Morin sur le site SPORT365 (04/03).
Le match qui devait opposer Sochaux à
Bordeaux a été reporté en
raison des conditions météorologiques.
Rugby: le BO battu de justesse par le Stade
Français
C'est dans une ambiance de feu et de fête
que les joueurs basques et parisiens ont fait
leur apparition sur la pelouse du Stade de France,
qui affichait complet. Grâce à l'effort
déployé par les organisateurs, près
de 80 000 spectateurs avaient fait le déplacement
à Saint-Denis, ce qui représente
un véritable tour de force pour un match
du Top 14.
Peut-être que tous ces fastes auront perturbé
les Biarrots, qui concèdent leur première
défaite depuis dix rencontres. Biarritz
a pourtant imposé son rythme et son talent
lors de la première mi-temps, grâce
notamment à la botte de Dupuy et l'essai
de Bobo, permettant aux hommes de Lagisquet de
gagner les vestiaires avec le score de leur côté
(10-6). Mais la seconde mi-temps révèle
un tout autre scénario et la montée
en puissance des parisiens, qui parviennent par
deux fois à aplatir le ballon derrière
la ligne d'essai biarrote. Au final, le Stade
Français s'impose de justesse (21-16) et
les basques, grâce à la pénalité
de Dupuy en toute fin de partie, décroche
le point de bonus.
"Non, nous ne sommes pas frustrés.
Je suis vraiment satisfait du jeu qu'on a montré
pendant 50 minutes. Mais ensuite, on a connu 20-25
minutes de flottement qui nous ont été
fatales" a déclaré Patrice
Lagisquet à L'EQUIPE (04/03).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 5 mars 2006
Sources: SUD-OUEST, LA DEPECHE DU MIDI, LIBERATION,
LE MONDE, SPORT365, L'EQUIPE
|