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POLITIQUE
Un député béarnais en
grève de la faim à l'Assemblée
nationale
Le député des Pyrénées-Atlantiques
Jean Lassalle n'en est pas à son premier
coup. En juin 2003, sa voix grave et puissante
avait résonné dans l'Hémicycle,
le temps de la chanson béarnaise "Aqueras
Montanhas", provoquant la stupéfaction
de bon nombre de ses collègues. Jean Lassalle
entendait ainsi protester contre le transfert
d'une brigade gendarmerie d'Urdos.
Mais cette fois-ci, les choses semblent plus
sérieuses. Le député béarnais
a entamé sa grève de la faim pour
attirer l'attention des hommes politiques et des
médias sur l'éventuelle délocalisation
de la société Toyal Europe, filiale
du groupe japonais Toyo, de la Vallée d'Aspe
vers
le site de Lacq, situé à
quelques dizaines de kilomètres de là.
L'emploi des 150 salariés n'est donc pas
en jeu et le président de la société,
Henri Lelièvre, dément les allégations
du député, précisant que
l'acquisition du site de Lacq était motivé
par la diversification des activités de
Toyal.
"Cette fois, Jean Lassalle prend tous
les risques. En s'engageant lui-même, physiquement,
sans autre porte de sortie que l'annonce par qui,
au fait ? de l'arrêt définitif du
projet qu'il prête à terme à
Toyal Europe" met en garde Thomas Longué
dans SUD-OUEST (08/03). Mais le nouveau combat
du député trouve peut-être
ses racines dans l'observation désabusée
de l'économie et de la conjoncture locales.
"Jean en a assez de voir que des territoires
soient bradés, que les services publics
quittent les zones rurales, que les médecins
ne veuillent plus s'implanter
une chose
est certaine, en accord avec toute sa famille,
il est déterminé et c'est un homme
de caractère" confie André
Labarthe, l'attaché parlementaire du député,
cité par LA DEPECHE DU MIDI (09/03).
Pourtant, tout ne semble pas si noir en Vallée
d'Aspe. Les élus locaux, les entreprises
et les particuliers n'hésitent plus à
se réunir pour envisager l'avenir économique
de la région, à travers, par exemple,
ses ressources naturelles, dont l'eau "Plusieurs
pistes sont déjà ouvertes. Comme
la mise en bouteille de l'eau de source. Ou le
tourisme à travers la valorisation des
moulins ou le développement de la pêche.
Les millions de litres de petit lait déversés
dans le gave représentent, par ailleurs,
un enjeu de taille dans ce contexte. Toute la
question est de savoir comment transformer un
" déchet " en élément
susceptible de rapporter de la valeur ajouté"
explique le quotidien SUD-OUEST dans son édition
du 9 mars.
En espérant une reprise économique
durable dans son cher Béarn et des garanties
fermes concernant l'emploi des 150 salariés
de Toyal, le député Jacques Lassalle
n'est pas prêt de lâcher le morceau.
Malgré les protestations du président
de l'Assemblée nationale, il continuera
d'occuper la petite banquette rouge de la salle
des Quatre Colonnes et refusera de s'alimenter.
Il bénéficie pour cela d'un sérieux
atout: le soutien de sa femme et de ses enfants:
"L'aîné, qui joue au rugby,
s'est levé de table pour cacher ses larmes.
Celui de 14 ans a séché les siennes
avant de dire : Je suis fier de toi. Celle de
11 ans m'a demandé si je ne pourrais pas
manger un peu en cachette. Et le petit dernier
m'a averti : Tu sais, tu vas avoir faim. Parce
que moi, quand je ne mange pas, j'ai faim"
confie-t-il à Patrick Roger, du journal
LE MONDE (12/03).
Alain Juppé prépare son retour
à Bordeaux
Le sujet est encore un peu délicat pour
l'UMP mais la machine est en marche, avec, pour
objectif final, le retour d'Alain Juppé
à la mairie de Bordeaux et à la
tête du parti chiraquien. Encore exilé
au Québec, l'ancien Premier ministre lorgne
de plus en plus du côté de la Gironde,
qui pourrait l'accueillir plus tôt que prévu.
A cet effet, il a demandé à ses
alliés de sonder le terrain et d'interroger
les responsables politiques locaux pour connaître
leur avis sur un retour qui ne devrait plus trop
tarder. Mais le résultat du sondage, organisé
auprès des élus de la majorité,
a révélé que 70 % d'entre
eux se sont prononcés contre l'hypothèse
d'un retour anticipé d'Alain Juppé
aux affaires de la ville ! "Que faut-il
en conclure ? Que certains ont voulu préserver
Juppé des effets pervers d'un retour à
la hussarde ? Ou que d'autres, oubliant un peu
vite à qui ils devaient leur élection,
se verraient bien affranchis de sa tutelle jusqu'en
2008 ? " s'interroge Dominique de Laage
dans SUD-OUEST (9/03). Hugues Martin, dauphin
d'Alain Juppé et actuel député-maire
de Bordeaux, n'a pas apprécié que
les résultats du sondage aient été
repris par la presse et rappelle qu'il cèdera
tous ses mandats le jour où Juppé
prendra la décision de revenir à
Bordeaux.
Malgré ce faux-pas, le calendrier électoral
de l'ancien Premier ministre semble se dessiner
avec de plus en plus de précision. Ainsi,
si Alain Juppé souhaite provoquer une élection
législative partielle, il ne dispose que
de deux mois puisque la loi interdit l'organisation
d'élections anticipées un an avant
l'échéance officielle, qui a été
fixé au mois de juin 2007. Mais Hugues
Martin confirme qu'il ira au bout de son mandat
de député. Par contre, toutes les
suppositions restent ouvertes pour le come-back
d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux.
"Si l'ensemble de la majorité
démissionnait, M. Juppé, qui s'est
réinscrit sur les listes électorales
à Bordeaux le 20 décembre 2005,
pourrait redevenir maire bien avant les municipales
de 2008" précisent Raphaëlle
Bacqué et Philippe Ridet dans LE MONDE
(10/03). Et c'est là que le problème
se pose pour les élus de la majorité,
peu enclins à abandonner leur siège
pour asseoir l'ambition politique de l'ancien
chef de file de la droite girondine.
Car Alain Juppé ne veut pas seulement
signer son retour à Bordeaux. Protégé
par l'Elysée, il apparaît comme une
pièce maîtresse pour les prochaines
élections présidentielles. Jean-Pierre
Raffarin l'a rencontré au Canada, l'encourageant
à rejoindre l'Assemblée Nationale
et à briguer la place de Bernard Accoyer,
actuel président du groupe UMP. Certains
élus évoquent aussi son nom à
la tête de l'UMP pendant la campagne présidentielle
de Nicolas Sarkozy, ce qui constituerait un scénario
intéressant pour les Chiraquiens.
Mais entre la contestation locale et le respect
d'un calendrier délicat, Alain Juppé
se doute certainement que son retour à
la vie politique française ne sera pas
une promenade de santé.
SPORTS
Football: le derby de la Garonne tourne à
l'avantage des Girondins
Bordeaux a confirmé sa grande forme sportive
en battant le TFC 2 buts à 0 lors de la
30e journée. Les deux équipes ont
multiplié les efforts tout au long de la
rencontre, donnant naissance à un match
enjoué et passionnant. Malgré de
nombreuses opportunités, le score reste
vierge pendant toute la première mi-temps,
qui voit quand même une légère
domination girondine se dessiner. Il faut attendre
la 62e minute pour voir le ballon franchir la
ligne de but, à la suite d'un corner récupéré
une première fois par Henrique d'une belle
tête mais repoussée par le gardien,
qui ne parvient pas à conserver la balle.
Henrique reprend possession du ballon et frappe
du gauche, cette fois sans aucune chance pour
Douchez.
Les hommes de Mombaerts ne se découragent
pas pour autant et multiplient les assauts, sans
jamais concrétiser leurs efforts. Pire,
à la 80e minute, l'arbitre siffle un penalty
après un tacle viril de Bedimo sur Darcheville.
Laslandes est chargé du tir, qui envoie
le ballon sur le poteau gauche mais qui finit
par rentrer par l'aide involontaire du gardien,
Douchez. "Au terme d'un match animé,
les Girondins ont finalement fait rompre des Toulousains
pourtant concentrés et restent plus que
jamais les mieux placés pour décrocher
la seconde place de la Ligue 1" écrit
L'EQUIPE sur son site Internet (11/03). "Toulouse
a bien joué mais cela n'a pas payé"
regrette, de son côté, Nicolas Berté
sur le site SPORT365 (11/03).
Rugby: Bayonne retrouve le chemin de la victoire
Les churs basques vont pouvoir se faire
entendre du côté de Bayonne ! L'Aviron
vient d'enchaîner sa deuxième victoire
consécutive en battant Brive (17-11) une
semaine après être venu à
bout de Montpellier. Les joueurs basques ont été
menés de peu jusqu'à la fin de la
première mi-temps mais sont revenus dans
le match à la 46e minute grâce à
l'essai de Vermis et à la pénalité
de Dourthe 3 minutes après (14-8). Deux
pénalités plus tard (une pour chacune
des équipes), le score était définitivement
gravé au panneau d'affichage, même
si les Bayonnais ont eu chaud jusqu'au bout. "Les
Corréziens ont fait le forcing en fin de
match pour revenir mais les deux dernières
tentatives au pied de Maxime Petitjean ne sont
pas passées et deux essais leur ont été
refusés dans les ultimes instants"
rapporte Philippe Verneaux sur le site de L'EQUIPE
(11/03).
En s'imposant contre Brive, l'Aviron Bayonnais
évite toute crainte quant à son
maintien au sein de l'élite. C'est une
excellente nouvelle pour l'équipe, auteur
d'une saison en demi-teinte mais qui finira bien
par s'imposer comme une alternative crédible
et solide à l'autre club du Pays Basque.
EN BREF:
- Christophe Fauviau, le père des deux
jeunes joueurs de tennis accusé d'avoir
drogué les adversaires de ses enfants jusqu'à
provoquer la mort accidentelle de l'un d'eux,
a été condamné à 8
ans de prison ferme. "Retenant la préméditation
en raison du nombre de cas recensés, le
magistrat avait ainsi requis huit à dix
ans de prison. Il a donc été suivi
par les jurés, peu sensibles aux arguments
de la défense qui a présenté
Christophe Fauviau comme un "fondu à
la dérive" " écrit
Laure espieu dans LIBERATION (10/03).
- Des dizaines de milliers de manifestants
se sont retrouvés dans les principales
villes du Sud-Ouest pour manifester contre le
CPE la semaine dernière. A Bordeaux, "le
cortège était immense : le début
du peloton est arrivé place Gambetta après
avoir fait le tour de Mériadeck, alors
que les manifestants de la queue du cortège
quittait à peine la place de la République
où tout le monde s'était initialement
rassemblé" rapporte Marie-Claude
Aristégui dans SUD-OUEST (8/03).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 12 mars 2006
Sources: SUD-OUEST, LA DEPECHE DU MIDI, LE
MONDE, LIBERATION, SPORT365, L'EQUIPE
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