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SOCIAL
La fronde anti-CPE rencontre un vrai succès
dans le Sud-Ouest
Plus d'un million de personnes ont défilé
samedi 18 mars en France pour contraindre le gouvernement
à retirer son contrat première embauche
(CPE), qui autorise les employeurs à licencier
sans préavis et sans motif tout nouveau
salarié pendant une période de deux
ans. Cette nouvelle manifestation nationale, qualifiée
de succès par les organisateurs, fait suite
au mouvement de protestation du 7 mars et à
la journée de mobilisation des étudiants
et des lycéens jeudi dernier.
Les principales villes du Sud-Ouest n'ont pas
échappé aux rassemblements massifs.
Ainsi, entre 30 000 et 60 000 personnes ont battu
le pavé à Bordeaux, 20 000 à
50 000 manifestants ont été recensés
à Toulouse, 10 000 à 15 000 à
Pau
"Bref, quels que soient les chiffres
retenus, l'objectif des syndicats a été
atteint : la mobilisation a été
supérieure à celle du 7 mars. Les
défilés, où l'on était
venu souvent en famille, ont un peu partout rassemblé
des foules où l'on notait une forte proportion
de salariés du privé et une présence
importante des jeunes" précise
Olivier Plagnol dans SUD-OUEST (19/03).
La pression populaire ne faiblit pas et bouscule
les certitudes du Premier ministre, Dominique
de Villepin. Celui-ci semble toutefois déterminé
à conserver le CPE, même s'il se
montre ouvert au dialogue et prêt à
instaurer des aménagements. Mais les syndicats
considèrent le retrait du CPE comme base
à toute nouvelle discussion. "En
cas d'obstination, le gouvernement serait responsable
de tous les débordements qu'il pourrait
y avoir" a déclaré Nicolas
Gourc, représentant de l'UNL, la première
organisation lycéenne, cité par
LIBERATION (19/03) sur son site Internet.
Les syndicats de salariés et d'étudiants
n'hésitent plus à parler d'ultimatum
et menacent le gouvernement de poursuivre le mouvement
et de provoquer une grève générale.
Une soixantaine d'universités sont déjà
bloquées et le mécontentement semble
se diffuser progressivement auprès des
salariés. Le dernier sondage publié
vendredi par LE PARISIEN montre que 68 % des personnes
interrogées sont hostiles au CPE et à
son application.
"Aujourd'hui, on voit bien que la mobilisation
est de plus en plus forte. Soit le gouvernement
entend raison et retire le CPE dès aujourd'hui,
soit il sera obligé de le faire la semaine
prochaine parce qu'on sera redescendu dans la
rue. Le gouvernement doit savoir qu'on ne lâchera
pas prise. Le seul préalable à toute
discussion, c'est le retrait du CPE"
avertit Bruno Julliard, le président de
l'Unef, cité par LE MONDE (19/03).
ENVIRONNEMENT
Cinq ours seront prochainement lâchés
dans les Pyrénées
Conformément à son annonce de
l'année dernière, le gouvernement
a confirmé qu'il allait faire l'acquisition
de cinq ours slovènes afin de les lâcher
dans les Pyrénées. Cette mesure
est destinée à améliorer
les chances de survie des ours béarnais,
qui ne compte plus aucune femelle depuis que Canelle
a été abattue par un chasseur en
novembre 2004. De fait, sur les cinq plantigrades
attendus, quatre seront des femelles.
La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, a dévoilé
la semaine dernière les lieux choisis pour
procéder à ces lâchers: les
communes d'Arbas, de Burgalays de Bagnères-de-Luchon
en Haute-Garonne et de Bagnères-de-Bigorre
dans les Hautes-Pyrénées, toutes
candidates, ont ainsi été retenues.
Les lâchers devraient intervenir avant l'été
car les ours sont toujours en période d'hibernation
en Slovénie et il n'est pas question de
les déranger. Pour les associations de
défense de la faune, c'est un premier pas
encourageant: "Logiquement, il faudrait
lâcher au moins onze individus pour obtenir,
à terme, une population en état
de se maintenir sans l'aide de l'homme"
précise Sabine Matraire, de Cap Ours, à
Laure Nouhalat de LIBERATION (14/03).
Initialement, le ministère de l'Ecologie
avait bien tablé sur la réintroduction
d'une quinzaine d'ours mais la pression du monde
agricole et des élus des départements
concernés a contraint le gouvernement à
revoir ses ambitions à la baisse. "Pour
M. Prim (FDSEA), la présence de l'ours
est "ingérable" pour les paysans,
qui pratiquent un élevage extensif et disposent
de faibles revenus. L'ours tue ou effraie les
animaux, qui tombent dans des ravins (
)
Les brebis, autrefois gardées par des bergers
en altitude, sont aujourd'hui laissées
libres de pâturer dans les estives"
écrit Gaëlle Dupont dans LE MONDE
(14/03). Chaque année, entre 200 et 300
animaux sont victimes de la prédation,
ce qui constitue un faible pourcentage et déclenche
le versement d'indemnisations.
La survie des ours dans les Pyrénées
dépend donc de la bonne entente entre éleveurs
et associations écologistes. La ministre
de l'Ecologie a prévenu que de lourdes
sanctions seraient prises si les nouveaux ours
étaient abattus. D'ailleurs, "les
ours seront relâchés munis d'une
sorte de balise afin qu'on puisse les suivre.
Ensuite, on verra comment ils s'adaptent"
explique l'entourage du ministre LA DEPECHE DU
MIDI (13/03). Le ministère rappelle aussi
que le gardiennage et l'utilisation de chiens
constituent de bons moyens de protection des troupeaux
et qu'une enveloppe de 1,5 million d'euros accompagnera
la réintroduction de l'ours, dont la moitié
sera directement versée aux éleveurs.
SPORTS
Football: Bordeaux voit l'OL s'éloigner,
le TFC pas tout à fait rassuré
Le championnat de France entame sa dernière
ligne droite et la quête des points se révèle
plus que jamais importante. A cette course contre
la montre, les hommes de Ricardo ont perdu un
temps précieux ce week-end contre Troyes,
en obtenant un score nul (1-1) alors que l'Olympique
Lyonnais confirmait son envol (définitif
?) en écrasant Sochaux. Du coup, les Girondins
sont relégués à 11 points
de Lyon et leur position actuelle "rend
possible un retour de Lille ou Auxerre pour la
deuxième place" prévient
David Michel sur le site de L'EQUIPE (19/03).
Bordeaux a manqué de rigueur en défense,
ce qui n'a pas empêché l'équipe
de marquer le premier but à la 31e minute
grâce à Darcheville mais l'a poussé
à en encaisser un 10 minutes plus tard.
"Actives dans le jeu mais peu étincelantes
devant les cages, les deux formations se neutralisaient
aux alentours du rond central pour finalement
se quitter sur un score paritaire des plus logiques"
résume Bastien Hugues sur le site SPORT365
(18/03).
De son côté, Toulouse a également
terminé la soirée sur un score nul
(1-1) face à Lens. S'il a enfin mis un
terme à ses défaites, le TFC devra
batailler ferme pour assurer son maintien au sein
de l'élite. Malgré une grosse pression
lensoise dès l'entame de match, ce sont
pourtant les Toulousains qui ouvrent le score
à la 29e minute, profitant d'un penalty
sifflé après une main dans la surface
de réparation. Mansaré se charge
de terminer le premier tir de Moreira, contré
par le gardien. Les Lensois reviennent au score
à la 68e minute, grâce au lobe de
Frau qui trompe Douchez. "Dans un stade
balayé par un vent glacial, Toulousains
et Lensois ont montré de belles intentions
mais trop de maladresses pour pouvoir se départager"
constate Laurent Matignon sur le site SPORT365
(18/03).
Rugby: Biarritz premier demi-finaliste de
la saison ?
Le Top 14 se poursuit malgré le Tournoi
des VI Nations et l'absence des joueurs sélectionnés
par Bernard Laporte. Ce déficit de talents
n'a finalement pas gêné Biarritz,
qui s'est imposé samedi contre Castres
(18-14), même si rien n'était joué
d'avance. "En l'absence de Traille, Yachvili,
Lièvremont et Thion, Biarritz appréhendait
la réception de Castres. A juste titre
puisque les Tarnais ont viré en tête
à la pause (7-3), après un essai
de Fleming. Mais le BO a fait la différence
grâce à deux joueurs aux portes de
l'équipe de France, Bidabé (55e)
et Dusautoir (67e) et 8 points au pied de Dupuy,
buteur en l'absence de Yachvili" rapporte
L'EQUIPE (18/03) sur son site Internet.
Cette nouvelle victoire permet aux Biarrots de
conforter leur leadership sur le championnat de
France et d'être quasiment sûr de
figurer aux avant-postes des demi-finales. Derrière
les Basques, le combat est lancé entre
les trois équipes prétendant aussi
aux phases finales. Toulouse a perdu son match
contre Perpignan, voyant du coup le Stade Français
revenir à grands pas vers la deuxième
place.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 19 mars 2006
Sources: SUD-OUEST, LIBERATION, LA DEPECHE
DU MIDI, LE MONDE, LE PARISIEN, SPORT365, L'EQUIPE
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