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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°177 - Du 13 au 19 mars 2006

SOCIAL
La fronde anti-CPE rencontre un vrai succès dans le Sud-Ouest
Plus d'un million de personnes ont défilé samedi 18 mars en France pour contraindre le gouvernement à retirer son contrat première embauche (CPE), qui autorise les employeurs à licencier sans préavis et sans motif tout nouveau salarié pendant une période de deux ans. Cette nouvelle manifestation nationale, qualifiée de succès par les organisateurs, fait suite au mouvement de protestation du 7 mars et à la journée de mobilisation des étudiants et des lycéens jeudi dernier.

Les principales villes du Sud-Ouest n'ont pas échappé aux rassemblements massifs. Ainsi, entre 30 000 et 60 000 personnes ont battu le pavé à Bordeaux, 20 000 à 50 000 manifestants ont été recensés à Toulouse, 10 000 à 15 000 à Pau…"Bref, quels que soient les chiffres retenus, l'objectif des syndicats a été atteint : la mobilisation a été supérieure à celle du 7 mars. Les défilés, où l'on était venu souvent en famille, ont un peu partout rassemblé des foules où l'on notait une forte proportion de salariés du privé et une présence importante des jeunes" précise Olivier Plagnol dans SUD-OUEST (19/03).

La pression populaire ne faiblit pas et bouscule les certitudes du Premier ministre, Dominique de Villepin. Celui-ci semble toutefois déterminé à conserver le CPE, même s'il se montre ouvert au dialogue et prêt à instaurer des aménagements. Mais les syndicats considèrent le retrait du CPE comme base à toute nouvelle discussion. "En cas d'obstination, le gouvernement serait responsable de tous les débordements qu'il pourrait y avoir" a déclaré Nicolas Gourc, représentant de l'UNL, la première organisation lycéenne, cité par LIBERATION (19/03) sur son site Internet.

Les syndicats de salariés et d'étudiants n'hésitent plus à parler d'ultimatum et menacent le gouvernement de poursuivre le mouvement et de provoquer une grève générale. Une soixantaine d'universités sont déjà bloquées et le mécontentement semble se diffuser progressivement auprès des salariés. Le dernier sondage publié vendredi par LE PARISIEN montre que 68 % des personnes interrogées sont hostiles au CPE et à son application.

"Aujourd'hui, on voit bien que la mobilisation est de plus en plus forte. Soit le gouvernement entend raison et retire le CPE dès aujourd'hui, soit il sera obligé de le faire la semaine prochaine parce qu'on sera redescendu dans la rue. Le gouvernement doit savoir qu'on ne lâchera pas prise. Le seul préalable à toute discussion, c'est le retrait du CPE" avertit Bruno Julliard, le président de l'Unef, cité par LE MONDE (19/03).

ENVIRONNEMENT
Cinq ours seront prochainement lâchés dans les Pyrénées
Conformément à son annonce de l'année dernière, le gouvernement a confirmé qu'il allait faire l'acquisition de cinq ours slovènes afin de les lâcher dans les Pyrénées. Cette mesure est destinée à améliorer les chances de survie des ours béarnais, qui ne compte plus aucune femelle depuis que Canelle a été abattue par un chasseur en novembre 2004. De fait, sur les cinq plantigrades attendus, quatre seront des femelles.

La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, a dévoilé la semaine dernière les lieux choisis pour procéder à ces lâchers: les communes d'Arbas, de Burgalays de Bagnères-de-Luchon en Haute-Garonne et de Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées, toutes candidates, ont ainsi été retenues. Les lâchers devraient intervenir avant l'été car les ours sont toujours en période d'hibernation en Slovénie et il n'est pas question de les déranger. Pour les associations de défense de la faune, c'est un premier pas encourageant: "Logiquement, il faudrait lâcher au moins onze individus pour obtenir, à terme, une population en état de se maintenir sans l'aide de l'homme" précise Sabine Matraire, de Cap Ours, à Laure Nouhalat de LIBERATION (14/03).

Initialement, le ministère de l'Ecologie avait bien tablé sur la réintroduction d'une quinzaine d'ours mais la pression du monde agricole et des élus des départements concernés a contraint le gouvernement à revoir ses ambitions à la baisse. "Pour M. Prim (FDSEA), la présence de l'ours est "ingérable" pour les paysans, qui pratiquent un élevage extensif et disposent de faibles revenus. L'ours tue ou effraie les animaux, qui tombent dans des ravins (…) Les brebis, autrefois gardées par des bergers en altitude, sont aujourd'hui laissées libres de pâturer dans les estives" écrit Gaëlle Dupont dans LE MONDE (14/03). Chaque année, entre 200 et 300 animaux sont victimes de la prédation, ce qui constitue un faible pourcentage et déclenche le versement d'indemnisations.

La survie des ours dans les Pyrénées dépend donc de la bonne entente entre éleveurs et associations écologistes. La ministre de l'Ecologie a prévenu que de lourdes sanctions seraient prises si les nouveaux ours étaient abattus. D'ailleurs, "les ours seront relâchés munis d'une sorte de balise afin qu'on puisse les suivre. Ensuite, on verra comment ils s'adaptent" explique l'entourage du ministre LA DEPECHE DU MIDI (13/03). Le ministère rappelle aussi que le gardiennage et l'utilisation de chiens constituent de bons moyens de protection des troupeaux et qu'une enveloppe de 1,5 million d'euros accompagnera la réintroduction de l'ours, dont la moitié sera directement versée aux éleveurs.

SPORTS
Football: Bordeaux voit l'OL s'éloigner, le TFC pas tout à fait rassuré
Le championnat de France entame sa dernière ligne droite et la quête des points se révèle plus que jamais importante. A cette course contre la montre, les hommes de Ricardo ont perdu un temps précieux ce week-end contre Troyes, en obtenant un score nul (1-1) alors que l'Olympique Lyonnais confirmait son envol (définitif ?) en écrasant Sochaux. Du coup, les Girondins sont relégués à 11 points de Lyon et leur position actuelle "rend possible un retour de Lille ou Auxerre pour la deuxième place" prévient David Michel sur le site de L'EQUIPE (19/03). Bordeaux a manqué de rigueur en défense, ce qui n'a pas empêché l'équipe de marquer le premier but à la 31e minute grâce à Darcheville mais l'a poussé à en encaisser un 10 minutes plus tard. "Actives dans le jeu mais peu étincelantes devant les cages, les deux formations se neutralisaient aux alentours du rond central pour finalement se quitter sur un score paritaire des plus logiques" résume Bastien Hugues sur le site SPORT365 (18/03).

De son côté, Toulouse a également terminé la soirée sur un score nul (1-1) face à Lens. S'il a enfin mis un terme à ses défaites, le TFC devra batailler ferme pour assurer son maintien au sein de l'élite. Malgré une grosse pression lensoise dès l'entame de match, ce sont pourtant les Toulousains qui ouvrent le score à la 29e minute, profitant d'un penalty sifflé après une main dans la surface de réparation. Mansaré se charge de terminer le premier tir de Moreira, contré par le gardien. Les Lensois reviennent au score à la 68e minute, grâce au lobe de Frau qui trompe Douchez. "Dans un stade balayé par un vent glacial, Toulousains et Lensois ont montré de belles intentions mais trop de maladresses pour pouvoir se départager" constate Laurent Matignon sur le site SPORT365 (18/03).

Rugby: Biarritz premier demi-finaliste de la saison ?
Le Top 14 se poursuit malgré le Tournoi des VI Nations et l'absence des joueurs sélectionnés par Bernard Laporte. Ce déficit de talents n'a finalement pas gêné Biarritz, qui s'est imposé samedi contre Castres (18-14), même si rien n'était joué d'avance. "En l'absence de Traille, Yachvili, Lièvremont et Thion, Biarritz appréhendait la réception de Castres. A juste titre puisque les Tarnais ont viré en tête à la pause (7-3), après un essai de Fleming. Mais le BO a fait la différence grâce à deux joueurs aux portes de l'équipe de France, Bidabé (55e) et Dusautoir (67e) et 8 points au pied de Dupuy, buteur en l'absence de Yachvili" rapporte L'EQUIPE (18/03) sur son site Internet.

Cette nouvelle victoire permet aux Biarrots de conforter leur leadership sur le championnat de France et d'être quasiment sûr de figurer aux avant-postes des demi-finales. Derrière les Basques, le combat est lancé entre les trois équipes prétendant aussi aux phases finales. Toulouse a perdu son match contre Perpignan, voyant du coup le Stade Français revenir à grands pas vers la deuxième place.

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 19 mars 2006

Sources: SUD-OUEST, LIBERATION, LA DEPECHE DU MIDI, LE MONDE, LE PARISIEN, SPORT365, L'EQUIPE


 
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