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SOCIAL
CPE: les lycéens du Sud-Ouest s'organisent
et se radicalisent
Le coup de gueule du ministre de l'Education contre
le blocage des lycées n'aura finalement
rien changé. Même si quelques établissements
scolaires ont pu rouvrir leurs portes, les lycéens
ont poursuivi pendant toute la semaine leurs actions,
qui allaient du blocage pur et dur de lycées
à l'organisation de manifestations en centre-ville.
Ainsi, à Toulouse, le lycée Bellevue
n'a pas pu ouvrir ses salles de classe, l'ensemble
des entrées étant fermement barricadé
par des lycéens motivés. Même
le directeur de cabinet du recteur de l'académie
a du faire marche arrière et constater
la détermination des jeunes. Le proviseur
n'échappe pas à la règle.
"Son bureau domine les pelouses vers l'entrée
principale. Là sont encore plantées
les tentes où campent les lycéens
occupants. Cette entrée de la route de
Narbonne est fermement barricadée. "Bellevue
occupé contre la précarité",
"Medef, ce bahut n'est pas ton fief",
proclament deux banderoles" écrit
Gilbert Laval dans LIBERATION (31/03). Même
si le lycée est ouvert administrativement
et que les cours sont supposés être
assurés, les lycéens ont préféré
dans leur majorité organiser le blocage
et se préparer à d'autres actions.
C'est un peu le même scénario que
l'on retrouve dans les lycées de Dordogne.
La contestation a franchi un nouveau cap et les
lycéens accumulent les blocages d'établissements,
comme à Périgueux où à
Sarlat. Certains élèves vont manifester
puis regagnent leur lycée pour envisager
la suite à donner au mouvement. A Bergerac,
les manifestants ont pu rencontrer le député-maire
UMP Daniel Garrigue qui, muni d'un porte-voix,
n'a pas cherché à apaiser les craintes
des lycéens. "L'objectif n'est
pas de précariser, mais de donner une chance
aux jeunes, dont 23 % sont au chômage. (
)
Les dispositions les plus importantes du texte
ont été votées. Le 49.3 n'a
été utilisé qu'en fin de
discussion, et tout le texte a ensuite été
voté. Le 49.3 est dans la Constitution"
a déclaré l'homme politique, cité
par le journaliste de SUD-OUEST (31/03).
A Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques,
la contestation trouvait aussi un large écho
auprès des jeunes, malgré la réouverture
de quelques établissements. Ils étaient
plus d'un millier à redescendre dans la
rue pour crier leur rejet du CPE. "Le
ministre de l'Education voulait en finir dès
hier avec le blocage des lycées. Certes,
des portillons jusque-là fermés
ont été ouverts hier à Pau.
Mais de là à faire rentrer les lycéens
palois et lescariens dans les salles de classe,
il y a un très grand pas" constate
SUD-OUEST (31/03) dans ses colonnes. Les lycées
palois affichaient des taux de remplissage variables.
La manifestation nationale du 4 avril, suscitée
par la décision de Jacques Chirac de promulguer
la loi sur l'égalité des chances,
risque de connaître un vif succès
dans le Sud-Ouest et donnera, peut-être,
les orientations futures des mouvements entamés
depuis déjà 2 mois.
POLITIQUE
Le député Jean Lassalle toujours
en grève de la faim
Entamée le 7 mars dernier, la grève
de la faim du député béarnais
jean Lassalle va se poursuivre jusqu'à
nouvel ordre. L'élu des Pyrénées-Atlantiques
a en effet annoncé son souhait d'aller
jusqu'au bout du combat, afin que l'usine Toyal,
implantée en vallée d'Aspe, ne soit
pas délocalisée à Lacq, à
plus de 60 kilomètres de son lieu d'origine.
Certes, Toyal a fait quelques avancées,
en annonçant notamment la suspension de
l'acquisition du terrain qui l'attend à
Lacq. Mais pour Jean Lassalle, l'argument ne tient
pas.
"Total dit : "Je suspends la vente
du terrain à Toyal pendant un mois et demi".
Je préfère un terme qui soit plus
adapté, celui qui dit : "Total annule
la vente de son terrain." Le mensonge continue
sous les apparences de bons sentiments. Un mois
et demi, le temps qu'il faut pour me tuer"
a déclaré Le député
à Didier Hassoux, de LIBERATION (31/03)
La cession du terrain, qui appartient à
Total, est donc suspendue jusqu'au 15 mai. "Ce
délai doit permettre la réalisation
d'une étude vérifiant la possibilité
pour Toyal d'étendre son site sur le bassin
industriel de Lacq, dans la vallée d'Aspe.
L'entreprise, actuellement implantée à
Accous à 65 km de là, souhaitait
acquérir le nouveau terrain afin d'étendre
sa production et réaliser des traitements
chimiques dans un endroit où des usines
chimiques sont déjà installées"
précise L'USINE NOUVELLE (30/03) sur son
site Internet. Cette délocalisation interdépartementale
serait synonyme de grosses difficultés
pour les 150 salariés de l'usine Toyal,
qui pratiquent les 3 huit et qui habitent tous
à proximité de l'entreprise.
"Or il est difficile aux dirigeants de
Toyal de faire plus, ils ont communiqué,
Total reprend le terrain mis à disposition
de Toyal sur Lacq" s'étonne Betrand
Lerossignol sur le site de France 3 AQUITAINE
(31/03). Mais Jean Lassalle veut des garanties
définitives avant d'accepter de s'alimenter
à nouveau. Le député UDF,
toujours installé sur le petit canapé
rouge de la salle des Quatre Colonnes, à
l'Assemblée Nationale, a perdu 14kg et
son état empire de jour en jour. Une équipe
médicale l'a examiné la semaine
dernière et une infirmière se tient
à sa disposition en permanence.
SPORTS
Football: Week-end pourri pour Bordeaux et Toulouse
Le retour du printemps est plutôt difficile
à vivre pour les deux clubs du Sud-Ouest.
Bordeaux et Toulouse se sont en effet inclinés
lors de la 33e journée du championnat.
Les Girondins, en déplacement au Parc des
princes, ont dû subir les assauts de l'attaquant
parisien Pauleta, auteur des 3 buts du PSG lors
de la première mi-temps. Les hommes de
Ricardo ont évité le pire grâce
au but de Valencia à la 22e minute mais
ont été franchement dominés
par une équipe parisienne motivée.
Tout a été plié lors de la
première mi-temps. "Au retour des
vestiaires, Bordeaux propose une timide révolte
mais offre également des espaces aux Parisiens
qui se procurent encore les meilleures occasions.
Mais plus rien ne sera marqué et le PSG
gère tranquillement ce précieux
succès" constate Nicolas Puiravau
sur le site SPORT365 (02/04). "Les Girondins
sont défaits pour la quatrième fois
de la saison face à un très bon
PSG. Ils gardent, malgré cette défaite,
une marge de six points sur le troisième,
Lille, alors que Paris se replace en vue de l'Europe
grâce à un triplé de Pauleta"
résume L'EQUIPE sur son site Internet (02/04).
Toulouse, qui recevait Rennes dimanche soir,
s'est incliné 1-0 au terme d'un match sans
grande envergure. En renouant avec la défaite,
le Téfécé se met en danger
et n'est toujours pas persuadé d'assurer
son maintien en ligue 1. La fin de saison sera
délicate pour les hommes de Mombaerts.
Quant à la rencontre, peu d'enthousiasme
à partager. "Première période
ennuyeuse avec deux équipes qui se neutralisent
et qui ne parviennent que très rarement
à se procurer des occasions dangereuses.
La faute à un rythme vraiment très
faible. Une frappe de Taïder de peu au-dessus
et une autre de Källström sur la transversale
évitent aux spectateurs du Stadium de sombrer
dans l'ennui le plus complet" déplore
Alex Kazan sur le site SPORT365 (02/04).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 3 avril 2006
Sources: LIBERATION, SUD-OUEST, L'USINE NOUVELLE,
SPORT365, L'EQUIPE
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