POLIQUE
Le maire de Pau atteint d'un cancer
André Labarrère, sénateur, maire socialiste de Pau depuis 1971, vient de révéler qu'il était atteint d'un cancer. L'élu local a appris sa maladie en mars dernier, après avoir passé un scanner qui a révélé la présence de deux nodules inquiétants. M. Labarrère a coupé court à toutes les rumeurs en annonçant publiquement sa maladie. "S’il est une décision difficile à prendre pour un homme politique c’est de parler de sa santé. Quelles que soient vos qualités, l’action que vous avez menée, il y a toujours des candidats à votre succession et c’est normal ! J’avoue que je n’hésite pas pour dire aux Paloises et aux Palois que j’aime profondément, la vérité sur mon état de santé. Je la leur dois." écrit-il sur son blog (ANDRE-LABARRERE.FR-13/04).
La maire de Pau n'est pas homme à baisser les bras. Même s'il confesse qu'il va ralentir sa cadence professionnelle et assurer un suivi médical rigoureux au centre hospitalier de la ville, il ne compte pas mettre un terme à carrière politique. "Contre ce coup du destin, Labarrère se battra et ne s'avoue pas vaincu au point qu'il a annoncé par la même occasion qu'il serait présent aux élections municipales de 2008 à Pau" précise FRANCE 3 AQUITAINE sur son site Internet (12/04).
André Labarrère considère qu'il n'existe pas de vie privée pour un personnage public. Il avait ainsi révélé son homosexualité il y a quelques années, ce qui ne l'avait pas empêché d'être réélu à la tête de la ville. En annonçant son cancer, le maire de Pau considère toujours qu'il doit la vérité à ses concitoyens. "Ce cancer, ou plutôt se battre contre le cancer, c'est un hymne à la fonction de maire. C'est le plus beau des mandats. J'étais très ami de Gaston Defferre, le maire de Marseille. Mon rêve est d'être identifié à ma ville, comme lui l'a été à la sienne. Alors je n'ai rien à cacher à ma ville" confie-t-il à Eric Favereau de LIBERATION (14/04).
Le député Jean Lassalle cesse sa grève de la faim sur une victoire
Ses amis et proches collaborateurs le disaient obstiné et l'homme du Béarn n'a pas galvaudé sa réputation. Après 39 jours de grève de la faim (voir nos revues de presse précédentes) et une bonne vingtaine de kilos envolés, le député UDF des Pyrénées-Atlantiques a été hospitalisé d'urgence vendredi matin, à la demande du médecin de l'Assemblée nationale.
Le combat de Jean Lassalle n'aura pas été vain puisqu'il a obtenu, in fine, le maintien de l'usine Toyal à Accous et la promesse que les futurs investissement du groupe japonais resteraient locaux. "Un protocole a été signé, indiquant que la société Toyal "renonce à acheter des terrains à Lacq et réalisera à Accous les investissements prévus, dans la limite des terrains disponibles". En outre, "l'Etat (français),Total et les collectivités locales sont prêts à compenser financièrement le surcoût éventuel de l'implantation à Accous des investissements initialement prévus à Lacq", situé 65 km plus loin" précise LE MONDE (14/04) sur son site Internet.
En fait, devant l'obstination du député béarnais, tout s'est précipité jeudi dernier. "Le député a tout d'abord reçu une visite impromptue de Dominique de Villepin dans son petit bureau de parlementaire au Palais-Bourbon. Le Premier ministre a «demandé que soit engagée sans délai une étude sur les modalités d'installation d'une nouvelle unité de production de pâte d'aluminium à Accous» (Pyrénées-Atlantiques), selon un communiqué de Matignon assurant que le gouvernement restait pleinement mobilisé sur ce dossier" écrit LIBERATION (14/04).
Quelques heures plus tard, Jean Lassalle recevait un appel téléphonique de Jacques Chirac, l'assurant de l'implication personnelle du président de la République dans les réunions consacrées au dossier Toyal. Enfin, dès le lendemain, Nicolas Sarkozy, en tant que ministre de l'Aménagement du territoire, convoquait les responsables français de Toyal ainsi que l'ambassadeur du Japon en France pour confirmer le maintien de l'usine sur le site d'Accous.
Au final, Jean Lassalle a pu être hospitalisé sur un sentiment de victoire totale, même si le coup d'éclat du député béarnais risque de faire des vagues. Ainsi, comme le rapporte LE MONDE (14/04), "le groupe japonais Toyo Aluminium a perdu "toute confiance" en la France, a déclaré, vendredi 14 avril, la direction de Toyal Europe après la conclusion d'un protocole d'accord sur le sort de son usine d'Accous". Même discours agacé chez l'ambassadeur du japon, interrogé par les journalistes de LCI (14/04): "Aucune négociation ne peut se mener avec le couteau sous la gorge". A plus long terme, le groupe japonais Toyo Aluminium, dont la stratégie industrielle a été contrariée, risque de ne plus investir en France, où les contraintes sont nombreuses et les charges sociales pesantes. En lui interdisant l'implantation de sa nouvelle unité à Lacq, Toyal met brusquement un terme à ses projets de développement de procès chimiques plus lourds.
Mais pour Jean Lassalle, l'heure est à la satisfaction. "Je me sens apaisé, maintenant. Il y a longtemps que je n'ai pas eu le sentiment d'avoir posé un acte aussi utile (…) J'entre dans une période difficile où il faut préparer mon organisme à recevoir de l'alimentation, décongestionner mon ventre. Les visites sont interdites. Mais j'ai besoin de me retrouver moi-même, de me reposer, car je n'ai jamais autant travaillé de ma vie !" confie-t-il à Régine Magné de SUD-OUEST (14/04).
SPORTS
Football: Bordeaux abandonne ses espoirs, Toulouse sauve sa saison
L'épilogue du championnat de France de Ligue 1 se dessine. L'Olympique Lyonnais est d'ores et déjà assuré d'accrocher une cinquième victoire consécutive à son palmarès, ce qui n'est pas rien. Son dauphin, Bordeaux, ne connaîtra pas la gloire cette saison, tous les espoirs s'étant effondrés ce week-end après la défaite des Girondins contre Lille (3-2). "Les Girondins de Bordeaux, qui devaient impérativement l'emporter pour maintenir le suspense au moins vingt-quatre heures de plus, ont flanché (3-2). Mais même en cas de succès bordelais dans le Nord, il aurait suffi d'un tout petit point à l'OL au Parc des Princes contre le PSG dimanche pour accrocher à son palmarès un cinquième titre consécutif" explique David Michel sur le site de L'EQUIPE (15/04). "Voilà donc les Bordelais sous la menace directe de leurs poursuivants. Les joueurs de Ricardo ne comptent plus que que trois points d’avance sur Lille et ils pourraient voir le Stade Rennais se rapprocher encore un peu plus dimanche" écrit, de son côté, le site SPORT365 (15/04). On s'attend donc à une fin de saison un peu électrique pour les Girondins, dont l'ultime souci est de conserver la seconde place au classement général.
De leur côté, les joueurs du Téfécé ont relevé la tête ce week-end en s'imposant face à Metz (2-0). Cette précieuse victoire met un terme à la mauvaise série à laquelle nous a habituée l'équipe garonnaise depuis déjà quelques semaines. Elle permet enfin et surtout aux joueurs de Mombaerts de se maintenir au sein de l'élite l'année prochaine, après une saison maussade et décevante. Les deux buts de la libération sont apparus à la 19e et à la 45e minute, grâce à Santos et Moreira, les deux joueurs ayant à chaque fois profité des longs ballons de Cardy. "Contre Metz, la tête déjà en L2, Toulouse n’a pas eu à beaucoup s’employer pour s’imposer logiquement grâce à Moreira et Santos. Le duo dont les supporters du TFC attendaient tant s'est enfin réveillé et a assuré le maintien du club." résume Aurélien Canot sur le site SPORT365 (14/04).
Rugby: Toulouse retrouve le chemin de la victoire
Trop, c'était trop. Après la désillusion européenne et la défaite contre les Intouchable du Biarritz Olympique, le Stade Toulousain devait remonter la pente et impérativement renouer avec la victoire. C'est le Stade Français qui a fait les frais du retour gagnant des joueurs de Guy Novès, qui se sont imposés 15 points à 0 contre les malheureux Parisiens. Pas d'essais à se mettre sous la dent pendant toute la partie mais la botte magique d'Elissalde a permis aux Toulousains de nourrir de nouvelles ambitions dans leur quête du Bouclier. "Sur une pelouse détrempée, les joueurs de Guy Novès, plus motivés, ont passé l'essentiel du match dans le camp parisien, sans pouvoir développer d'actions d'envergure. Ils ont bénéficié de la fiabilité au pied de leur buteur Elissalde, auteur de cinq pénalités, pour vaincre et pousser un ouf de soulagement" constate L'EQUIPE sur son site Internet (14/04). "Au lendemain de la victoire des Berjalliens, avec le bonus, contre Biarritz, et quelques minutes après la défaite de Perpignan à Pau, Toulouse devait absolument s’imposer pour rester dans la course à la qualification" précise Jean-François Paturaud sur SPORT365 (14/04).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 16 avril 2006
Sources: ANDRE-LABARRERE.FR, FRANCE 3 AQUITAINE, LE MONDE, LIBERATION, SUD-OUEST,
SPORT365, L'EQUIPE |