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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°182 - Du 24 au 30 avril 2006

SOCIETE
Les ourses discrètement lâchées dans les Pyrénées
Deux ourses ont pu découvrir leur nouveau territoire cette semaine. Transportées de Slovénie, les deux femelles, Palouma et Franska, respectivement âgées de 4 et 6 ans, ont été lâchées dans la plus grande discrétion, après l'échec de la réintroduction en grandes pompes de Palouma mardi dernier.

 Tout avait été pourtant organisé et sécurisé avec minutie, afin de transformer ce premier lâcher d'ourse en une grande fête de village.  Le camion qui venait de Slovénie avec à son bord Palouma n'avait plus qu'à ouvrir son coffre pour libérer le plantigrade. "Hissés sur des nacelles, les cameramen, les photographes pointaient leurs objectifs sur le coffre désormais ouvert. Le nez collé à la vitre des autobus, la ministre de l'Environnement, les autorités, les habitants d'Arbas, les invités de l'événement, les gendarmes scrutaient aussi ce véhicule garé devant un sol couvert d'argile pour capter les premiers pas de Palouma. Le préfet de région, Jean Daubigny, ordonnait le silence total dans les rangs. L'émotion envahissait tout le monde" raconte LA DEPECHE DU MIDI (26/04).

Mais la détonation d'un gros pétard a mis prématurément fin à la cérémonie. Dissimulés à quelques dizaines de mètres du couloir aménagé pour Palouma, les opposants sont sortis de leur planque et ont manifesté très bruyamment à l'aide de cloches et de pétards. La fureur des éleveurs et des bergers, farouchement contre la présence de l'ours, a contraint la ministre de l'Environnement, Nelly Olin, à reporter le lâcher de Palouma. "J'ai honte de cette manifestation indigne, de ces gens qui se comportent comme des ânes, des imbéciles, nous devons suspendre l'opération, mais cet ours sera lâché et nous ne renoncerons pas à notre plan de renforcement de la population ursine" a déclaré la ministre, citée par LE MONDE (26/04).

"Nelly Olin n'est ici que pour la journée. Les touristes des villes qui veulent voir l'ours n'y seront que pour un week-end. Nous, c'est toute l'année qu'il nous faudra vivre avec. D'abord, on résiste en manifestant. Après, on le fait autrement... Les gendarmes ne seront pas là toute l'année" menace Augustin Bonrepos,  le président du conseil général et député PS de l'Ariège, cité par Gilbert Laval, de LIBERATION (26/04). Les représentants des éleveurs et bergers reprochent de ne pas être écoutés par le gouvernement. Mais Nelly Olin réfute cette vision des choses: "Pendant un an, ma porte a été ouverte aux opposants. Je suis venue à Toulouse à trois reprises pour des concertations. Ces opposants ne sont jamais venus. Ces gens-là n'ont pas de courage. Ils agissent de façon imbécile" déclare-t-elle à LA DEPECHE DU MIDI (26/04).

Palouma a finalement été lâchée quelques heures plus tard, en toute discrétion. Les équipes chargées de l'ours ont choisi la commune de Burgalays et ont attendu 22 heures  pour redonner sa liberté au plantigrade. La seconde ourse, Franksa, a été lâchée vendredi matin dans les environs de Bagnères-de-Bigorre. Son retour à la liberté a été minutieusement préparé par les gendarmes et représentants du ministère. Un faux convoi de gendarmerie a été envoyé à Luchon afin de procéder à une diversion.

"Et effectivement, une demi-heure plus tard, 200 éleveurs dressaient un barrage à la sortie de Luchon, en direction de la montagne. Las ! Rien n'est venu. Le président de l'Association de défense de l'identité pyrénéenne (Adip) Francis Ader, anti-ours, n'avait plus qu'à constater que le convoi était toujours stationné dans la cour de la gendarmerie de Luchon, mais parfaitement vide" rapporte Gilbert Laval dans LIBERATION (27/04). Pendant ce temps, Franska était relâchée en toute discrétion au cœur d'une forêt pyrénéenne. Les autorités vont utiliser le même stratagème pour les trois prochains lâchers. Toutes les fêtes prévues pour saluer le retour de l'ours dans les Pyrénées ont été annulées.

SPORTS
Football: Bordeaux qualifié pour la Ligue des Champions, Toulouse se maintient en Ligue 1
Les jeux sont pratiquement faits en cette fin de saison. Grâce à son match nul face au Mans (2-2), Bordeaux maintient normalement sa deuxième place au classement général, à 16 points tout de même de l'intouchable OL. "Les Girondins auraient aimé fêter l'événement devant leur public de Chaban-Delmas après une victoire contre Le Mans. Elle leur aurait apporté une joie simple et des certitudes mathématiques. Mais le nul concédé aux hommes de Frédéric Hantz (2-2), spécialistes du score de parité (six consécutifs), laisse entrouverte une possibilité de retour de Rennes à la deuxième place" relativise cependant Cédric Rouquette sur le site de L'EQUIPE (30/04). Certes, le risque de rétrograder au 3ème rang est très faible pour les Girondins. Il faudrait qu'ils perdent leurs deux derniers matchs, que Rennes en remporte trois et que la différence de buts s'efface, ce qui n'est pas prêt d'arriver avec les 18 buts d'avance des joueurs de Ricardo. Cette précieuse deuxième place leur offre les portes de la Ligue des Champions, ce qui n'est pas rien.

Malgré une nouvelle défaite, cette fois contre Troyes (3-1), les Toulousains retrouveront la Ligue 1 l'année prochaine, ce qui n'a pas été sans peine après une saison poussive et incertaine jusqu'au bout. Au stade de l'Aube, Toulouse a pourtant ouvert le score dès la 2ème minute mais c'est bien l'équipe troyenne qui a mené la partie jusqu'au bout, marquant par 3 fois. Il faut dire que Troyes était condamné à gagner ce match pour assurer son maintien en 1ère division. Ce sont les équipes de Strasbourg, d'Ajaccio et de Metz qui plongent en L2.

Rugby: Toulouse et Biarritz en route vers les demi-finales
Les deux clubs du Sud-Ouest ont quasiment confirmé leur sélection dans le dernier carré du Top 14, en s'imposant contre leurs adversaires du jour. Les Toulousains sont facilement venus à bout de Castres (24-44), prouvant ainsi le retour du moral après la déconvenue européenne. Cédric Heymans a été sans pitié pour les Castrais, leur infligeant trois essais douloureux.  Après sa victoire contre le Stade Français, Toulouse confirme son appétit et se lance à corps perdu dans la quête du bouclier.

Biarritz, qui s'apprête à disputer sa première finale européenne, n'en oublie cependant pas ses devoirs nationaux. Le derby basque, qui l'opposait à Bayonne, a été une promenade de santé pour les Biarrots, qui se sont imposés 53 à 7. Généralement très accrochées, les rencontres entre les deux clubs basques donnent lieu à des scores plus serrés. "Dans un Aguiléra toujours en travaux et vide de spectateurs dans sa tribune principale, le BO a dignement fêté son accession en finale de la Coupe d'Europe et lui aussi validé à 99 pour cent son billet pour la phase finale. Bayonne, impuissant de bout en bout face aux vagues biarrotes, a encaissé sept essais dont deux de Bobo et deux de Bidabé" résume Philippe Verneaux de L'EQUIPE (29/04).

Le Stade Français et l'USAP seront en toute logique les deux autres équipes appelées à disputer les demi-finales.

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 1er mai 2006

Sources: LA DEPECHE DU MIDI, LE MONDE, LIBERATION, SPORT365, L'EQUIPE


 
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