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SOCIETE
AZF: les experts confirment l'explosion accidentelle
Cinq années après la terrible explosion
de l'usine AZF, qui a causé la mort de
trente personnes et blessé des milliers
de Toulousains, les experts mandatés par
la justice viennent de remettre leur rapport final
au procureur de la République. La conclusion
est sans ambiguïté et confirme que
l'accident est de nature chimique. "Un
quart d'heure avant l'explosion, le dépôt
à l'usine AZF d'un sac de dichloroisocyanate
de sodium (Dccna) sur les 300 tonnes de nitrate
d'ammonium, elles-mêmes stockées
sur le sol humide du hangar 221, a produit le
trichlorure d'azote qui à son tour a déclenché
les feux de l'enfer" écrit Gilbert
Laval dans LIBERATION (13/05).
Les experts ne prêtent aucune considération
aux différentes rumeurs et hypothèses
qui étaient apparues au fil des mois pour
expliquer l'explosion. Selon eux, la piste de
l'attentat, de l'incendie, du tir de roquette
ou de la chute de l'arc électrique de la
SNPE n'a jamais constitué un argument solide
et a même contribué à détériorer
leurs conditions de travail et leur crédibilité.
Certes, les enquêteurs ont longtemps dû
faire face au mystère de l'étincelle
à l'origine de l'explosion mais la réponse
est venue de l'ajout du sac de Dccna sur les réserves
de nitrate d'ammonium, deux matières incompatibles.
Le rapport final confirme donc les premiers soupçons
nés dès le début de l'enquête.
"Soupçons sur la manipulation d'un
employé qui a déversé, quinze
minutes avant l'explosion, 500kg de produits chlorés
sur les 300 tonnes de nitrates dans le hangar
221, soupçons aussi sur l'état déplorable
de ce hangar et le fonctionnement de l'usine.
Après plus de quatre ans d'un travail colossal
des experts, c'est aujourd'hui ni plus ni moins
qu'une réponse claire et argumentée
qui est fournie aux Toulousains" précise
Jean-Noël Gros dans LA DEPECHE DU MIDI (12/05).
Le procureur de la République, Paul Michel,
est aujourd'hui en possession du rapport. Dès
mardi prochain, les juges d'instruction Thierry
Perriquet et Didier Suc présenteront aux
parties civiles toutes les informations et conclusions
des experts avec, à la clé, la question
de la mise en examen de Total, propriétaire
de l'usine. L'avocat de la multinationale, Me
Soulez-Larivière, va poursuivre son combat
pour tenter d'effacer toute responsabilité
impliquant son client: "AZF ne devait
pas apparaître comme un capharnaüm
où les nitrates et le chlore se promenaient
sans contrôle. Il en allait de son image
dans le monde et de sa responsabilité dans
la plus meurtrière catastrophe industrielle
en France depuis la Seconde Guerre mondiale"
poursuit LIBERATION.
ECONOMIE
EADS annonce la fermeture de son site de Mérignac
Le couperet est tombé la semaine dernière.
Le conseil d'administration d'EADS, réuni
à Amsterdam, a annoncé l'arrêt
des activités de la Sogerma, sa filiale
basée à Mérignac (Gironde),
qui emploie un millier de salariés. Les
dirigeants du groupe aéronautique ont précisé
vouloir mettre un terme définitif aux activités
déficitaires sans perspectives de rentabilité
de sa filiale française, spécialisée
dans les services et la maintenance d'avions.
Depuis déjà quelques années,
la Sogerma souffre d'une baisse notable de son
activité. Les ventes ne cessent de chuter
et l'endettement a atteint les 340 millions d'euros
à la fin de l'année dernière,
pour un déficit de 237 millions d'euros.
La société implantée en Gironde
n'a jamais su se reconvertir après le départ
de son principal client, l'armée de l'air
française, qui lui confiait depuis une
quinzaine d'années l'entretien et la maintenance
de ses C 130.
La Sogerma tente alors de se relancer dans la
transformation d'Airbus en avions de luxe pour
une clientèle VIP. Mais la nouvelle stratégie
commerciale est un échec et les premières
pertes et suppressions d'emplois apparaissent.
La situation financière ne cesse de s'aggraver,
jusqu'à provoquer une nouvelle vague de
départs en 2005. "On nous a expliqué
qu'il fallait repositionner la société
sur le militaire, mais nous n'avions aucune commande"
raconte Vincent Loizeau, représentant de
l'intersyndicale FO-CGC-CGT-CFDT, cité
par Nathalie Bensahel de LIBERATION (13/05).
Face à un avenir bouché, les dirigeants
d'EADS ont préféré fermer
purement et simplement leur filiale. Depuis déjà
quelques jours, une cellule de reclassement des
salariés a été mise en place,
proposant 750 postes dans les autres sociétés
du groupe. Le conseil d'administration a précisé
que tout sera fait pour que la "solidarité
du groupe s'exerce totalement, avec un dispositif
social d'envergure permettant de proposer une
solution appropriée à chacun".
Mais l'annonce de la fermeture du site provoque
la colère des élus locaux. "C'est
catastrophique et c'est un très mauvais
signal pour l'industrie aéronautique girondine.
L'Etat est actionnaire à hauteur de 15
% dans EADS et il a les moyens d'agir dans ce
dossier, pourtant il n'a rien fait. Le gouvernement
n'a même pas répondu à nos
courriers d'élus locaux alors qu'il parle
à qui veut l'entendre de patriotisme économique"
peste Michel Sainte-Marie, député-maire
de Mérignac, cité par Claudia Courtois
dans LE MONDE (13/05).
SPORTS
Football: la renaissance des Girondins de Bordeaux,
le maintien du TFC au sein de l'élite
Le voile vient de tomber sur la saison 2005-2006
de Ligue 1 et la surprise est venue cette année
de Bordeaux, qui a déjoué tous les
pronostics. Les hommes de Ricardo ont su conserver
leur place de dauphin pendant une bonne partie
de la saison, s'imposant comme une équipe
importante du championnat de France. Leur brillante
prestation leur a également valu de décrocher
le ticket de la Ligue des Champions. Lors de la
dernière journée du championnat,
les Girondins ont décroché le nul
contre Marseille, balayant du coup les espoirs
européens de l'OM :" La grande
victime de l'histoire est l'OM, auteur d'un nul
à Bordeaux (1-1) après être
passé par toutes les émotions. Mais
comme la saison dernière, il termine à
la cinquième place et il ne lui reste que
le choix de disputer ou non la Coupe Intertoto"
précise Cédric Rouquette sur le
site de L'EQUIPE (13/05).
De son côté, le TFC termine sa saison
sans éclats. Les Toulousains se maintiennent
quand même en Ligue 1, après avoir
lorgné du côté de la deuxième
division à de nombreuses reprises. La note
finale du championnat a été à
l'image de la saison puisque les hommes de Mombaerts
se sont inclinés contre Sochaux (1-2).
"L'envie de conclure sur une bonne note
une saison décevante avait beau être
présente dans les deux camps, c'est Sochaux,
longtemps mené, qui repart avec la victoire.
Sous les huées d'un Stadium en colère"
rapporte Laurent Matignon sur le site SPORT365
(13/05).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 15 mai 2006
Sources: LA DEPECHE DU MIDI, LE MONDE, LIBERATION,
SPORT365, L'EQUIPE
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