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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°185- Du 15 au 21 mai 2006

POLITIQUE
Disparition d'André Labarrère, maire de Pau
Quelques semaines après avoir annoncé son cancer (voir notre revue de presse du 10 au 16 avril), André Labarrère est mort mardi dernier des suites de sa maladie.

Agé de 78 ans, André Labarrère, surnommé Dédé par de nombreux Palois, était intimement lié à la ville de Pau, dont il était maire depuis 1971. Né en 1928, fils d'un chauffeur de taxi et d'une crémière, André Labarrère a poursuivi des études brillantes : licencié ès lettres, titulaire d'un certificat d'histoire de l'art du Moyen Age et d'un DES d'histoire contemporaine, agrégé d'histoire, docteur ès lettres de l'université de Québec. Après avoir présidé l'UNEF à la Sorbonne, il débute sa carrière politique à Pau en 1967 lors des élections législatives. Elu puis battu l'année suivante après la dissolution de l'Assemblée nationale, il retrouve son siège de député en 1973. Entre-temps, il est élu maire de Pau (1971) et devient conseiller général de Jurançon (1973).

Proche de François Mitterrand, il rejoint le gouvernement socialiste en 1981, après avoir été pendant 3 ans président du Conseil régional d'Aquitaine. Nommé ministre chargé des Relations avec le Parlement, il conserve son portefeuille jusqu'en 1986, sans jamais perdre de vue "sa" ville. "André Labarrère, c'était Pau. Et d'autres choses encore. Comme son homosexualité qu'il a été un des tout premiers hommes politiques français à divulguer publiquement, en 1998. Pour lui, c'était un acte militant" précise Pascal Virot dans LIBERATION (17/05).

"Pau est la seule ville de droite qui a un maire de gauche" aimait dire André Labarrère, indélogeable de la mairie depuis plus de trente ans. La direction du Parti socialiste lui "fichait la paix", consciente que la capitale béarnaise serait devenue un bastion de la droite sans son éternelle présence aux élections locales. Lors du dernier scrutin municipal, le candidat de l'UMP reconnaissait d'ailleurs que ses chances de victoire étaient minces, voire inexistantes face à André Labarrère.

Elu sénateur en 2001, M. Labarrère envisageait de poursuivre sa carrière d'élu local encore longtemps. Malgré son cancer, il avait déclaré il y a quelques semaines vouloir se représenter en 2008 aux élections municipales. Son décès risque de perturber la vie politique paloise. "Il ne sera pas facile de remplacer à la tête de la cité celui qui en fut pendant trente-cinq ans à la fois le gardien farouche et le jardinier méticuleux, l'histrion agaçant et le rénovateur avisé" écrit Jean-François Bège dans SUD-OUEST (17/05).

ENVIRONNEMENT
Une troisième ourse slovène a été lâchée dans les Pyrénées
N'en déplaise aux éleveurs, bergers et membres du collectif "Tuons l'ours", peut-être refroidis par la récente décision du Conseil d'Etat, les lâchers d'ours se poursuivent dans les Pyrénées. Certes, les grandes fêtes prévues pour célébrer le retour des Plantigrades en France ont toutes été annulées au profit de lâchers stratégico-discrets mais la réintroduction des ours se poursuit.

Hvala, 5 ans, 100 kilos, est la troisième ourse slovène à être relâchée. Sa libération a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, aux abords de la commune d'Arbas, en Haute-Garonne. "Tout s'est passé calmement, sans perturbation pour l'animal. Nous avons rencontré quelques barrages antiours, mais le lâcher avait déjà eu lieu" a précisé François Arcangeli, maire d'Arbas, cité par Dino Dimeo de LIBERATION (18/05).

Pour l'élu local, la guerre entre anti et pro-ours ne pourra pas s'éterniser. A ses yeux, tous les habitants des vallées doivent trouver un compromis, qui respecte le pastoralisme et favorise le développement touristique et économique de la région. "Selon le plan du ministère de l'écologie, deux autres plantigrades, une femelle et un mâle, devraient être capturés en Slovénie puis libérés d'ici à l'été à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) et Bagnères-de-Bigorre" précise LE MONDE (17/05). Au total, cinq ours auront été relâchés dans les Pyrénées, alors que le plan initial en prévoyait quinze.

SPORTS
Rugby: la Coupe d'Europe échappe au Biarritz Olympique
Biarritz ne rejoindra pas encore le Stade Toulousain et Brive dans le firmament des clubs français vainqueurs de la Coupe d'Europe. Il s'en est fallu pourtant de peu pour que les Basques décrochent le titre suprême des clubs tant le score fut serré tout au long de la rencontre, pour finalement aboutir sur la victoire de la province irlandaise du Munster (23-19). Certes, il s'agissait de la troisième finale pour les joueurs irlandais, rentrés bredouille en 2000 et 2002, et peut-être plus motivée que jamais.

Ce sont pourtant les Biarrots qui ont sonné la charge dès l'ouverture du match, en pointant un superbe essai dès la deuxième minute grâce à l'initiative de Bobo. "Petit à petit, les Irlandais entraient dans le match et faisaient sentir l'immense poids de leurs avants aux Biarrots, pourtant pas farouches en la matière. L'essai d'Halstead, peu après le quart d'heure, récompensait la pression des siens qui passaient devant (10-7)" constate Philippe Verneaux sur le site de L'EQUIPE (20/05). Les Irlandais ont pu profiter des quelques maladresses de la défense biarrote pour parvenir au score de 20-10 en début de seconde mi-temps.

Heureusement, les hommes de Lagisquet, nullement touchés au moral, ont pu faire la démonstration de la force basque et remonter à 19 à 20. Mais ce diable d'O'Gara et son talent de buteur ont mis un terme définitif aux ambitions européennes des Biarrots. "Défait à Cardiff par une redoutable équipe du Munster, Biarritz a commis trop d'erreurs pour sa première finale européenne. Les champions de France en titre doivent désormais relever la tête et rebondir pour conserver leur Bouclier de Brennus" écrit Mathieu Bahuet sur le site SPORT365 (20/05).

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 20 mai 2006

Sources: SUD-OUEST, LE MONDE, LIBERATION, SPORT365, L'EQUIPE


 
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