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POLITIQUE
Disparition d'André Labarrère,
maire de Pau
Quelques semaines après avoir annoncé
son cancer (voir
notre revue de presse du 10 au 16 avril),
André Labarrère est mort mardi dernier
des suites de sa maladie.
Agé de 78 ans, André Labarrère,
surnommé Dédé par de nombreux
Palois, était intimement lié à
la ville de Pau, dont il était maire depuis
1971. Né en 1928, fils d'un chauffeur de
taxi et d'une crémière, André
Labarrère a poursuivi des études
brillantes : licencié ès lettres,
titulaire d'un certificat d'histoire de l'art
du Moyen Age et d'un DES d'histoire contemporaine,
agrégé d'histoire, docteur ès
lettres de l'université de Québec.
Après avoir présidé l'UNEF
à la Sorbonne, il débute sa carrière
politique à Pau en 1967 lors des élections
législatives. Elu puis battu l'année
suivante après la dissolution de l'Assemblée
nationale, il retrouve son siège de député
en 1973. Entre-temps, il est élu maire
de Pau (1971) et devient conseiller général
de Jurançon (1973).
Proche de François Mitterrand, il rejoint
le gouvernement socialiste en 1981, après
avoir été pendant 3 ans président
du Conseil régional d'Aquitaine. Nommé
ministre chargé des Relations avec le Parlement,
il conserve son portefeuille jusqu'en 1986, sans
jamais perdre de vue "sa" ville. "André
Labarrère, c'était Pau. Et d'autres
choses encore. Comme son homosexualité
qu'il a été un des tout premiers
hommes politiques français à divulguer
publiquement, en 1998. Pour lui, c'était
un acte militant" précise Pascal
Virot dans LIBERATION (17/05).
"Pau est la seule ville de droite qui a
un maire de gauche" aimait dire André
Labarrère, indélogeable de la mairie
depuis plus de trente ans. La direction du Parti
socialiste lui "fichait la paix", consciente
que la capitale béarnaise serait devenue
un bastion de la droite sans son éternelle
présence aux élections locales.
Lors du dernier scrutin municipal, le candidat
de l'UMP reconnaissait d'ailleurs que ses chances
de victoire étaient minces, voire inexistantes
face à André Labarrère.
Elu sénateur en 2001, M. Labarrère
envisageait de poursuivre sa carrière d'élu
local encore longtemps. Malgré son cancer,
il avait déclaré il y a quelques
semaines vouloir se représenter en 2008
aux élections municipales. Son décès
risque de perturber la vie politique paloise.
"Il ne sera pas facile de remplacer à
la tête de la cité celui qui en fut
pendant trente-cinq ans à la fois le gardien
farouche et le jardinier méticuleux, l'histrion
agaçant et le rénovateur avisé"
écrit Jean-François Bège
dans SUD-OUEST (17/05).
ENVIRONNEMENT
Une troisième ourse slovène a
été lâchée dans les
Pyrénées
N'en déplaise aux éleveurs, bergers
et membres du collectif "Tuons l'ours",
peut-être refroidis par la récente
décision du Conseil d'Etat, les lâchers
d'ours se poursuivent dans les Pyrénées.
Certes, les grandes fêtes prévues
pour célébrer le retour des Plantigrades
en France ont toutes été annulées
au profit de lâchers stratégico-discrets
mais la réintroduction des ours se poursuit.
Hvala, 5 ans, 100 kilos, est la troisième
ourse slovène à être relâchée.
Sa libération a eu lieu dans la nuit de
mardi à mercredi, aux abords de la commune
d'Arbas, en Haute-Garonne. "Tout s'est
passé calmement, sans perturbation pour
l'animal. Nous avons rencontré quelques
barrages antiours, mais le lâcher avait
déjà eu lieu" a précisé
François Arcangeli, maire d'Arbas, cité
par Dino Dimeo de LIBERATION (18/05).
Pour l'élu local, la guerre entre anti
et pro-ours ne pourra pas s'éterniser.
A ses yeux, tous les habitants des vallées
doivent trouver un compromis, qui respecte le
pastoralisme et favorise le développement
touristique et économique de la région.
"Selon le plan du ministère de
l'écologie, deux autres plantigrades, une
femelle et un mâle, devraient être
capturés en Slovénie puis libérés
d'ici à l'été à Bagnères-de-Luchon
(Haute-Garonne) et Bagnères-de-Bigorre"
précise LE MONDE (17/05). Au total, cinq
ours auront été relâchés
dans les Pyrénées, alors que le
plan initial en prévoyait quinze.
SPORTS
Rugby: la Coupe d'Europe échappe au Biarritz
Olympique
Biarritz ne rejoindra pas encore le Stade
Toulousain et Brive dans le firmament des clubs
français vainqueurs de la Coupe d'Europe.
Il s'en est fallu pourtant de peu pour que les
Basques décrochent le titre suprême
des clubs tant le score fut serré tout
au long de la rencontre, pour finalement aboutir
sur la victoire de la province irlandaise du Munster
(23-19). Certes, il s'agissait de la troisième
finale pour les joueurs irlandais, rentrés
bredouille en 2000 et 2002, et peut-être
plus motivée que jamais.
Ce sont pourtant les Biarrots qui ont sonné
la charge dès l'ouverture du match, en
pointant un superbe essai dès la deuxième
minute grâce à l'initiative de Bobo.
"Petit à petit, les Irlandais entraient
dans le match et faisaient sentir l'immense poids
de leurs avants aux Biarrots, pourtant pas farouches
en la matière. L'essai d'Halstead, peu
après le quart d'heure, récompensait
la pression des siens qui passaient devant (10-7)"
constate Philippe Verneaux sur le site de L'EQUIPE
(20/05). Les Irlandais ont pu profiter des quelques
maladresses de la défense biarrote pour
parvenir au score de 20-10 en début de
seconde mi-temps.
Heureusement, les hommes de Lagisquet, nullement
touchés au moral, ont pu faire la démonstration
de la force basque et remonter à 19 à
20. Mais ce diable d'O'Gara et son talent de buteur
ont mis un terme définitif aux ambitions
européennes des Biarrots. "Défait
à Cardiff par une redoutable équipe
du Munster, Biarritz a commis trop d'erreurs pour
sa première finale européenne. Les
champions de France en titre doivent désormais
relever la tête et rebondir pour conserver
leur Bouclier de Brennus" écrit
Mathieu Bahuet sur le site SPORT365 (20/05).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 20 mai 2006
Sources: SUD-OUEST, LE MONDE, LIBERATION,
SPORT365, L'EQUIPE
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