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SOCIAL
Manifestation à Bordeaux contre la fermeture
annoncée de la Sogerma
Ils étaient entre 1000 et 3000 samedi après-midi
à battre le pavé bordelais pour
afficher leur soutien aux salariés de la
Sogerma, menacés de licenciement après
la décision de la maison mère EADS
le 12 mai dernier (voir
notre revue du presse du 8 au 14 mai).
Malgré l'intervention du Premier ministre,
qui s'est rendu à Mérignac le 23
mai dernier, les salariés et représentants
syndicaux n'entendent pas baisser les bras. Plus
de mille emplois risquent de disparaître
si le conseil d'administration d'EADS confirme
sa décision de fermer la Sogerma, déficitaire
depuis de nombreuses années.
Pour Vincent Loizeau, délégué
CFE-CGC, l'avenir apparaît bien sombre:
"Les propositions sont pour l'instant
très floues côté EADS. Ils
disent qu'ils souhaitent maintenir des emplois
mais on n'a aucun engagement de pérennité
sur la durée. On sent très bien
qu'ils cherchent surtout un repreneur pour se
désengager de la maintenance"
confie-t-il aux journalistes, cité par
LE MONDE (03/06).
La direction d'EADS s'est engagée à
maintenir 500 salariés sur son site de
Mérignac et à privilégier
le reclassement des autres employés au
sein du groupe. Mais la menace de fermeture, même
partielle, de la société girondine
est de toute façon un coup dur pour l'économie
locale. "Je suis venue montrer ma solidarité.
Vous imaginez, 1.050 emplois directs supprimés,
plus toute la sous-traitance? Pour ici, c'est
une catastrophe!" témoigne Lorette,
une habitante de la ville, citée par LE
FIGARO (03/06).
Selon Michel Sainte-Marie, le maire de Mérignac,
plusieurs repreneurs, dont une société
low-cost et une société aéronautique
allemande, se sont déclarés intéressés
par l'activité de la Sogerma. Les représentants
syndicaux restent lucides et préviennent
les pouvoirs publics que le combat pour la pérennité
des emplois à Mérignac ne fait que
commencer.
ENVIRONNEMENT
Balou est le quatrième et avant dernier
ours a être lâché dans les
Pyrénées
Les autorités sont en passe de réussir
leur pari. Les lâchers d'ours se poursuivent
en effet dans les Pyrénées, malgré
les menaces et la surveillance permanente des
différents organismes opposés à
la réintroduction des plantigrades.
Balou, quatrième ours à être
libéré et premier mâle, a
pu découvrir son nouveau territoire dans
la nuit de Jeudi à Arbas (Haute-Garonne).
Une fois de plus, les gendarmes ont dû user
de multiples stratégies pour garantir la
sécurité autour de la libération
de l'ours slovène.
Cette nouvelle introduction agace les opposants
à l'ours, qui supportent de moins en moins
l'inflexibilité du ministère de
l'Ecologie. La tension est d'ailleurs montée
d'un cran la semaine dernière avec la manifestation
prévue à Luchon des pro-ours. A
l'annonce de cette nouvelle, les éleveurs
et bergers ont serré les poings et anticipé
un règlement de compte musclé dans
les rues du village. Fort heureusement, "au
dernier moment, les pro-ours ont en effet décidé
de changer de lieu et de ne plus défiler
à Luchon mais à Toulouse, pour essayer
d'enrayer la mobilisation de leurs adversaires"
précise Gilbert Laval dans LIBERATION (02/06).
La manifestation à Toulouse des pro-ours
s'est déroulée sans aucun incident.
Si la bataille a pu être évitée
de justesse, les tensions vont demeurer entre
les deux camps. "Hier [2 juin], le conseil
général des Hautes-Pyrénées
a voté à une large majorité
une motion se prononçant contre ces réintroductions
et demandant l'abandon du plan, considérant
que "les conditions de l'acceptation sociale"
n'étaient pas réunies" écrit
LE FIGARO (03/06). Du côté du ministère
de l'Ecologie, on considère que le plus
dur a été fait. Une dernière
femelle doit être relâchée
dans les Pyrénées avant l'été.
Le plan initial prévoyait la réintroduction
d'une quinzaine d'ours.
SPORTS
Rugby: La finale du Top 14 opposera Biarritz à
Toulouse
C'est une finale 100 % Sud-Ouest qui occupera
le haut de l'affiche cette année. Le Biarritz
Olympique et le Stade Toulousain sont respectivement
venus à bout de l'USAP et du Stade Français,
sur un score similaire (12-9).
C'est le BO qui a décroché le premier
ticket pour l'affrontement ultime. Confrontés
à Perpignan, les hommes de Lagisquet n'ont
pas inscrit d'essais mais ont pu compter sur la
botte inspirée de Julien Dupuy, auteur
des 12 points. "Biarrots et Perpignanais
avaient manifestement décidé de
jouer avec un minimum de risques, tablant sur
leur organisation et beaucoup moins sur les possibilités
de leurs trois quarts, pourtant loin d'être
manchots" constate Philippe Verneaux
sur le site de L'EQUIPE (02/06). Même constatation
pour Jean-François Paturaud de SPORT365
(02/06). "On s'attendait à un gros
combat entre les Biarrots et les Perpignanais
sur la pelouse de la Mosson. De ce côté-là,
les spectateurs ont été servis avec
une confrontation énorme entre les avants.
Il y aura eu aussi un suspense un peu fou jusqu'à
la dernière seconde. Mais pour le jeu,
pas grand-chose à se mettre sous la dent."
Samedi soir, c'était au tour du Stade
Toulousain de rêver du Stade de France.
A l'instar des Biarrots, les joueurs de Guy Novès
se sont imposés sans aplatir une seule
fois le ballon. Le salut est venu des tirs de
Frédéric Michalak et de Jeff Dubois
et de la défense blindée des Rouge
et Noir. "Dominés, mis à
mal durant la majeure partie du match, les Haut-Garonnais
ont finalement remporté une demi-finale
de grande intensité qui a surtout valu
par son suspense" résume Philippe
Verneaux sur le site de L'EQUIPE (03/06). C'est
le drop de la dernière minute signé
par Dubois qui a dégagé l'horizon
des Toulousains, au terme d'un match assez crispé.
"Malheureusement, comme la veille, la
rencontre entre les deux Stades a accouché
d'un triste spectacle. Les Parisiens ont semblé
maîtriser les débats, mais les hommes
de Galthié ont fait bien trop de fautes
pour espérer s'imposer" remarque
Pierrick taisne sur le site SPORT365 (03/06).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 4 juin 2006
Sources: LE MONDE, LIBERATION, LE FIGARO,
SPORT365, L'EQUIPE
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