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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°186 - Du 29 mai au 4 juin 2006

SOCIAL
Manifestation à Bordeaux contre la fermeture annoncée de la Sogerma
Ils étaient entre 1000 et 3000 samedi après-midi à battre le pavé bordelais pour afficher leur soutien aux salariés de la Sogerma, menacés de licenciement après la décision de la maison mère EADS le 12 mai dernier (voir notre revue du presse du 8 au 14 mai).

Malgré l'intervention du Premier ministre, qui s'est rendu à Mérignac le 23 mai dernier, les salariés et représentants syndicaux n'entendent pas baisser les bras. Plus de mille emplois risquent de disparaître si le conseil d'administration d'EADS confirme sa décision de fermer la Sogerma, déficitaire depuis de nombreuses années.

Pour Vincent Loizeau, délégué CFE-CGC, l'avenir apparaît bien sombre: "Les propositions sont pour l'instant très floues côté EADS. Ils disent qu'ils souhaitent maintenir des emplois mais on n'a aucun engagement de pérennité sur la durée. On sent très bien qu'ils cherchent surtout un repreneur pour se désengager de la maintenance" confie-t-il aux journalistes, cité par LE MONDE (03/06).

La direction d'EADS s'est engagée à maintenir 500 salariés sur son site de Mérignac et à privilégier le reclassement des autres employés au sein du groupe. Mais la menace de fermeture, même partielle, de la société girondine est de toute façon un coup dur pour l'économie locale. "Je suis venue montrer ma solidarité. Vous imaginez, 1.050 emplois directs supprimés, plus toute la sous-traitance? Pour ici, c'est une catastrophe!" témoigne Lorette, une habitante de la ville, citée par LE FIGARO (03/06).

Selon Michel Sainte-Marie, le maire de Mérignac, plusieurs repreneurs, dont une société low-cost et une société aéronautique allemande, se sont déclarés intéressés par l'activité de la Sogerma. Les représentants syndicaux restent lucides et préviennent les pouvoirs publics que le combat pour la pérennité des emplois à Mérignac ne fait que commencer.

ENVIRONNEMENT
Balou est le quatrième et avant dernier ours a être lâché dans les Pyrénées
Les autorités sont en passe de réussir leur pari. Les lâchers d'ours se poursuivent en effet dans les Pyrénées, malgré les menaces et la surveillance permanente des différents organismes opposés à la réintroduction des plantigrades.

Balou, quatrième ours à être libéré et premier mâle, a pu découvrir son nouveau territoire dans la nuit de Jeudi à Arbas (Haute-Garonne). Une fois de plus, les gendarmes ont dû user de multiples stratégies pour garantir la sécurité autour de la libération de l'ours slovène.

Cette nouvelle introduction agace les opposants à l'ours, qui supportent de moins en moins l'inflexibilité du ministère de l'Ecologie. La tension est d'ailleurs montée d'un cran la semaine dernière avec la manifestation prévue à Luchon des pro-ours. A l'annonce de cette nouvelle, les éleveurs et bergers ont serré les poings et anticipé un règlement de compte musclé dans les rues du village. Fort heureusement, "au dernier moment, les pro-ours ont en effet décidé de changer de lieu et de ne plus défiler à Luchon mais à Toulouse, pour essayer d'enrayer la mobilisation de leurs adversaires" précise Gilbert Laval dans LIBERATION (02/06).

La manifestation à Toulouse des pro-ours s'est déroulée sans aucun incident. Si la bataille a pu être évitée de justesse, les tensions vont demeurer entre les deux camps. "Hier [2 juin], le conseil général des Hautes-Pyrénées a voté à une large majorité une motion se prononçant contre ces réintroductions et demandant l'abandon du plan, considérant que "les conditions de l'acceptation sociale" n'étaient pas réunies" écrit LE FIGARO (03/06). Du côté du ministère de l'Ecologie, on considère que le plus dur a été fait. Une dernière femelle doit être relâchée dans les Pyrénées avant l'été. Le plan initial prévoyait la réintroduction d'une quinzaine d'ours.

SPORTS
Rugby: La finale du Top 14 opposera Biarritz à Toulouse
C'est une finale 100 % Sud-Ouest qui occupera le haut de l'affiche cette année. Le Biarritz Olympique et le Stade Toulousain sont respectivement venus à bout de l'USAP et du Stade Français, sur un score similaire (12-9).

C'est le BO qui a décroché le premier ticket pour l'affrontement ultime. Confrontés à Perpignan, les hommes de Lagisquet n'ont pas inscrit d'essais mais ont pu compter sur la botte inspirée de Julien Dupuy, auteur des 12 points. "Biarrots et Perpignanais avaient manifestement décidé de jouer avec un minimum de risques, tablant sur leur organisation et beaucoup moins sur les possibilités de leurs trois quarts, pourtant loin d'être manchots" constate Philippe Verneaux sur le site de L'EQUIPE (02/06). Même constatation pour Jean-François Paturaud de SPORT365 (02/06). "On s'attendait à un gros combat entre les Biarrots et les Perpignanais sur la pelouse de la Mosson. De ce côté-là, les spectateurs ont été servis avec une confrontation énorme entre les avants. Il y aura eu aussi un suspense un peu fou jusqu'à la dernière seconde. Mais pour le jeu, pas grand-chose à se mettre sous la dent."

Samedi soir, c'était au tour du Stade Toulousain de rêver du Stade de France. A l'instar des Biarrots, les joueurs de Guy Novès se sont imposés sans aplatir une seule fois le ballon. Le salut est venu des tirs de Frédéric Michalak et de Jeff Dubois et de la défense blindée des Rouge et Noir. "Dominés, mis à mal durant la majeure partie du match, les Haut-Garonnais ont finalement remporté une demi-finale de grande intensité qui a surtout valu par son suspense" résume Philippe Verneaux sur le site de L'EQUIPE (03/06). C'est le drop de la dernière minute signé par Dubois qui a dégagé l'horizon des Toulousains, au terme d'un match assez crispé. "Malheureusement, comme la veille, la rencontre entre les deux Stades a accouché d'un triste spectacle. Les Parisiens ont semblé maîtriser les débats, mais les hommes de Galthié ont fait bien trop de fautes pour espérer s'imposer" remarque Pierrick taisne sur le site SPORT365 (03/06).

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 4 juin 2006

Sources: LE MONDE, LIBERATION, LE FIGARO, SPORT365, L'EQUIPE


 
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