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SOCIETE
AZF, 5 ans après
Les Toulousains parviendront-ils un jour à
tourner la page d'AZF ? 5 ans après la
terrible explosion de l'usine pétrochimique,
qui a fait 30 morts et blessé plus de 20
000 personnes, le traumatisme semble toujours
aussi vivace dans la ville rose. "Sûr,
les traces physiques du drame ont aujourd'hui
disparu ou presque. Les rues proches de l'épicentre
ont fait peau neuve. L'enchevêtrement de
tôles et de gravats, l'énorme cratère,
la tour marquée AZF
tout cela appartient
au passé et le futur s'impatiente déjà
: en manière d'exorcisme on construira
ici le Cancéropôle" écrit
Jean-Louis Dubois-Chabert dans LA DEPECHE DU MIDI
(21/09).
Si la rénovation urbaine a permis d'effacer
en partie les ravages de l'explosion, les séquelles
sont encore importantes chez les riverains. Selon
le rapport de veille sanitaire publié la
semaine dernière, le nombre de blessés
dépasse les 2500 et plus de 15 000 dossiers
de dommages corporels ont été déposés.
"L'IVS, qui se fonde sur des enquêtes,
fait apparaître que, dans la zone proche
de l'usine, un élève sur cinq, un
habitant sur dix et 15% des travailleurs ont déclaré
avoir été blessés (
)
Près de 7% des habitants de la zone proche
faisaient état d'une séquelle auditive
18 mois après l'accident. Par ailleurs,
dans les cinq jours qui ont suivi la catastrophe,
le nombre d'infarctus du myocarde a triplé
par rapport à l'habitude" précise
FRANCE 3 SUD sur son site Internet (23/09). Les
symptômes dépressifs et post-traumatiques
ont, eux aussi, grimpé en flèche.
Des milliers de riverains bénéficient
toujours d'un suivi thérapeutique.
Les associations de victimes poursuivent le combat
judiciaire avec le même acharnement et restent
sceptiques devant les conclusions des différents
rapports publiés. Les experts mandatés
par la justice ont confirmé avant l'été
que l'explosion du site était bien d'origine
accidentelle, due à un mélange de
nitrate d'ammonium et d'un produit chloré.
De toute façon, la fin de l'instruction
a été signifiée ces derniers
jours aux différentes parties. Les associations
de riverains ont obtenu la mise en examen de Total
en tant que personne morale. Le procès
s'ouvrira en 2007 et sera suivi de près
par les victimes.
Enfin, les conséquences sociales de l'explosion
sont elles aussi importantes. A l'instar de Jean,
infirmier, directement touché par l'explosion
le 21 septembre 2001, incapable de retrouver un
emploi à cause de sa surdité, provoquée
par un éclat de verre qui lui a percé
les tympans. "J'ai voulu être agent
de sécurité : on m'a fermé
la porte. J'ai voulu retrouver une place d'infirmier
: on m'a fermé la porte" confie-t-il
à Jean-Louis Dubois-Chabert de LA DEPECHE
DU MIDI (20/09). Les anciens salariés d'AZF
ont, eux aussi, payer un lourd tribut à
la disparition du site: "Quatre cents
d'entre eux se sont retrouvés au chômage
dès l'explosion de leur usine le 21 septembre
2001. Le service informatique général
de la société était toutefois
maintenu. Cinq ans après, la nouvelle direction
de Grande Paroisse, filiale à 100 % du
pétrolier Total, annonce sa restructuration
et la fermeture pour cause d'externalisation des
quinze postes d'informaticiens toulousains"
précise Gilbert Laval dans LIBERATION (20/09).
Les ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon
reprennent la commercialisation des huîtres
Contrairement à ce qu'ils avaient annoncé
la semaine dernière (voir
notre revue de presse du 11 au 17 septembre),
les ostréiculteurs n'attendront pas les
résultats de l'autopsie pratiquée
sur la deuxième personne décédée
quelques jours après avoir consommé
des huîtres pour reprendre la commercialisation
de leurs produits. Confortés par les derniers
tests biologiques, jugés concluants, ils
estiment que les impératifs du commerce
doivent l'emporter sur leur volonté d'être
entièrement lavés de tout soupçon.
"La colère et le sentiment d'injustice
des ostréiculteurs restent cependant intacts.
Tous reprochent aux ministères de la Santé
et de l'Agriculture d'avoir "perdu leur sang-froid",
en annonçant que les huîtres pouvaient
être responsables de ces décès"
rappelle Sophie Austruy dans LE FIGARO (22/09).
"Dans cette enquête sanitaire,
seuls deux lots provenant de circuits fermés
ont été "ciblés".
On sait donc maintenant que les autres huîtres
du Bassin n'ont rien à voir avec cette
histoire. De même que nous avons la conviction
que ces deux lots sont hors de cause. Aussi, la
justice fait actuellement son travail, certes.
Mais nous savons que des tonnes d'huîtres
ont été mangées et que personne
n'a été malade" explique
Joël Dupuch, porte-parole des ostréiculteurs,
à Chantal Roman de SUD-OUEST (22/09).
L'impératif des ostréiculteurs
est maintenant de relancer au plus vite la vente
des huîtres et de redonner confiance aux
consommateurs. Tous souhaitent que les résultats
de la seconde autopsie confirment, à l'instar
de la première, que la bactérie
décelée par les tests de l'Ifremer
n'est pas à l'origine de la mort du consommateur.
Les ostréiculteurs attendent aussi avec
appréhension les nouveaux tests sur souris
qui seront pratiqués cette semaine. En
cas de résultats positifs, la profession,
déjà à bout de nerf et à
la trésorerie fragile, serait confrontée
à une conjoncture économique qui
pourrait être fatale à bon nombre
d'ostréiculteurs.
SPORTS
Football: Bordeaux relève la tête,
Toulouse maintient le cap
La 7ème journée de Ligue 1 aura
permis aux Girondins de reprendre le goût
de la victoire. Les hommes de Ricardo se sont
en effet imposés à domicile contre
Troyes (2-1), ce qui est toujours bon pour le
moral. Ce sont pourtant les Troyens qui ont ouvert
le score à la 10ème minute, grâce
à la ruse de Gigliotti qui a su profiter
du contre maladroit de Mavuba. Mais Bordeaux a
su renverser la vapeur à l'ouverture de
la seconde mi-temps en inscrivant deux buts en
l'espace d'une minute ! Le premier frissonnement
de filets est apparu à la 49ème
minute, sur une tête de Darcheville après
un corner tiré par Dalmat. Quelques secondes
plus tard, c'est Wendel qui récupère
un beau ballon de Dalmat pour tromper le gardien
troyen d'une belle frappe du gauche. "Menés
au score par Troyes à l'issue d'une première
mi-temps insipide, les Girondins ont inversé
la tendance en une minute en début de seconde
période. Une réaction de bon augure
avant la Ligue des Champions" résume
Xavier Sueur sur le site SPORT365 (23/09).
Le Téfécé a certes perdu
une place au classement général
en obtenant le nul face à Lorient (0-0)
mais les joueurs d'Elie Baup se maintiennent à
une très honorable 5ème place, réalisant
un début de saison encourageant, loin des
doutes de la saison dernière. Les deux
équipes se sont livrés à
un jeu ouvert et ambitieux dès les premières
minutes du match mais la finition un peu approximative
a finalement laissé le tableau des scores
immobile. Les Toulousains ont repris l'offensive
à la seconde mi-temps, après avoir
subi de nombreuses vagues offensives en première
partie du match. Ils auront manqué, au
final, de précision pour espérer
l'emporter et se hisser à la troisième
place du classement. Mais l'optimiste est de rigueur
du côté de la Garonne, comme le constate
LA DEPECHE DU MIDI (25/09): "Qu'a donc
installé le TFC au cours de ses nombreuses
pérégrinations (dans l'ordre, Bordeaux,
Lyon, Troyes, Lille et Nantes)? Un gardien qui
progresse à pas de géant. Deux milieux
défensifs qui se complètent plutôt
bien (
) Un bloc équipe qui tient
la route, à charge pour les "quatre
de devant" de faire fructifier tout ce travail
d'échafaudages."
Rugby: Biarritz s'impose contre Albi
Les Biarrots se sont imposés sans grande
surprise contre Albi (20-6), empochant leur deuxième
victoire consécutive et conservant leur
seconde place au classement général.
Mais la victoire de l'équipe basque n'a
pas suscité une vague d'enthousiasme du
côté de la cité basque. "Biarritz,
bien sûr, l'a emporté à Aguiléra
face à Albi (20-6), empoche une deuxième
victoire de suite et reste dans les trois premiers
mais la manière n'y est toujours pas pour
le double champion de France. Décevant
pour les supporters basques qui ont à quelques
reprises montré leur mécontentement,
d'autant que les Albigeois alignaient une équipe
bis avec plusieurs Espoirs" rapporte
Philippe Verneaux sur le site de L'EQUIPE (23/09).
Il ne reste plus qu'à espérer que
ce mouvement d'humeur est passager que les joueurs
biarrots vont monter en puissance au fil de la
saison. Un souhait qui s'adresse également
au Stade Toulousain, bousculé depuis quelques
semaines et qui a du se contenter d'un match nul
poussif contre Montpellier ce week-end.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 25 septembre 2006
Sources: LE FIGARO, LA DEPECHE DU MIDI, LIBERATION,
FRANCE 3 SUD, SUD-OUEST, SPORT365, L'EQUIPE
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