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POLITIQUE
Nicolas Sarkozy soigne sa migraine à
Périgueux
Rien de tel que le bon air du Sud-Ouest pour retrouver
une vraie forme. Après avoir annulé
tous ses rendez-vous mardi 10 octobre pour cause
de terrible migraine, alors que Michèle
Alliot-Marie et Dominique de Villepin n'excluaient
pas une autre candidature UMP à la présidentielle
et que son niveau de popularité baissait
sérieusement dans les sondages, le ministre
de l'Intérieur a profité de son
déplacement à Périgueux pour
oublier sa boîte de Doliprane.
Loin du harcèlement chiraco-villepiniste,
Nicolas Sarkozy a retrouvé à Périgueux
une véritable ferveur populaire, alimentée
par les 5000 militants venus l'applaudir au Parc
des expositions de Périgueux-Marsac. Le
candidat UMP a pu également vérifier
que son pouvoir semblait intact en province, tant
les coups de coude et les regards lourds de sens
se sont multipliés chez les élus
locaux, tous souhaitant figurer au plus près
de l'idole de la droite. "Sur la scène,
l'attribution des chaises réparties de
chaque côté du pupitre relève
du grand art. Tout près de Dieu, les apôtres.
Plus on est loin, moins on compte. Xavier Darcos,
par exemple, est tout près. Depuis qu'il
n'est plus ministre, il a très envie de
le redevenir. Jérôme Peyrat, investi
deux jours plus tôt pour être candidat
aux législatives à Périgueux,
n'est pas loin non plus. Etre directeur général
de l'UMP, ça aide" rapporte Jérôme
Glaize dans SUD-OUEST (13/10).
Après un tour de chauffe animé
par le député Daniel Guarrigue,
qui a réussi à provoquer une vague
de huées et de sifflets à l'encontre
de Dominique de Villepin (à moins qu'elle
ne lui fût destinée), Nicolas Sarkozy
a pu faire son apparition devant les militants,
au comble du bonheur. Le président de l'UMP
s'est posé en rassembleur, loin de tout
discours prônant la rupture ou l'ultralibéralisme.
Une seule idée, un seul concept: "Notre
République". "Cette République,
il la veut faite du "respect des autres"
et de "la solidarité pour tous".
Nicolas Sarkozy ratisse large. Il y en a pour
les "salariés du privé",
pour les fonctionnaires qui devraient être
"mieux considérés", pour
les agriculteurs et leurs épouses que "le
veuvage réduit presque à la misère"
" résume Gilbert Laval dans LIBERATION
(13/10). Pour le ministre de l'Intérieur,
la République ne sera jamais abandonnée
"aux communautarismes" ni "à
un mondialisme effréné".
Il n'était pas question pour autant de
tomber dans un discours à connotation socialiste.
Nicolas Sarkozy n'a pas renoncé à
ses arguments majeurs, à savoir la remise
à plat des 35 heures, la suppression de
la carte scolaire, la refonte des régimes
spéciaux, la discrimination positive
"Indéboulonnable, si l'on en croit
les sondages, sur son socle de premier tour (la
droite, l'électorat populaire), il voit
bien ce qui pourrait le gêner au second
: son image " ultralibérale ",
son tropisme " américain ", ce
profil très " clivant " susceptible
d'inquiéter dans l'électorat modéré,
parmi les femmes ou les catégories intermédiaires"
écrit Alexis Brézet dans LE FIGARO
(13/10). Le chef de l'UMP s'est donc donné
pour mission d'élargir son électorat,
clé de son succès politique. L'élargissement
a d'ailleurs commencé auprès de
son entourage puisque Philippe Douste Blazy et
Thierry Breton assistaient à son discours,
sans oublier l'animateur Pascal Sevran. Toujours
ça de pris.
SPORTS
Football: Week-end gagnant pour Bordeaux et
Toulouse
Les Girondins et les joueurs du TFC se sont rassurés
ce week-end, chaque équipe signant une
victoire probante. Pour Bordeaux, la nouvelle
stratégie de jeu progressivement mise en
place ces dernières semaines et donnant
la part belle aux actions offensives semble porter
ses fruits, comme vient de le montrer la victoire
contre Monaco (1-0). Ricardo a imaginé
un 4-4-2 en losange qui redonne des ailes à
Johan Micoud et de vraies ambitions à Bordeaux,
qui doit affronter Liverpool en Ligue des Champions
mercredi prochain. "Avec leur nouveau
système de jeu, les Girondins ont gagné
et surtout disputé leur meilleur match
depuis le début de la saison"
constate Xavier Sueur sur le site SPORT 365 (15/10).
Le moral est donc de retour chez les Girondins
et chacun va en profiter car les tensions devenaient
pesantes. "On a mis les points sur les
"i", on a parlé franchement entre
nous et on a pris un repas ensemble pendant ces
deux semaines de trêve internationale. A
l'entraînement, on voyait déjà
un autre Johan Micoud. Et contre Monaco, on a
aussi vu une autre équipe de Bordeaux"
confesse Jean-Claude Darcheville à Jean-Denis
Renard de SUD-OUEST (15/10). Un enthousiasme que
ne partage peut-être pas David Michel sur
le site de L'EQUIPE (15/10): "Moins de
but et moins de raison de s'emballer un peu plus
au nord de la Garonne mais une victoire tout de
même pour Bordeaux face à Monaco
(1-0) grâce à une belle lucarne du
Colombien Perea."
Toulouse a montré au promu Valenciennes
que son équipe faisait dorénavant
partie de la cour des grands. Jusque là
plus performants sur les terrains adverses qu'à
domicile, les hommes d'Elie Baup ont renversé
la tendance en s'imposant nettement face aux Nordistes
(3-0). Les joueurs ont peut-être été
très motivés par les acclamations
du public, venu très nombreux (22 000 personnes
présentes) grâce à la grande
opération "Tout le stade à
5 €". Cette euphorie collective a permis
aux Toulousains de plier le match en 30 minutes,
grâce aux buts de Batlles, Mansaré
et Ebondo. "Une efficacité insolente
qui a mis à terre cette valeureuse formation
nordiste" ne peut que constater David
Michel sur le site de L'EQUIPE (15/10). "Trois
buts marqués avec la complicité
d'une équipe valenciennoise à côté
de la plaque. Trois buts, soit autant que le nombre
marqué à domicile depuis le début
de saison. Trois buts qui permettent d'effacer
l'ardoise marseillaise (0-3) de la journée
précédente" écrit
pour sa part Olivier de Los Bueis sur le site
SPORT 365 (15/10).
Rubgy: Biarritz battu de justesse par le Stade
Français
Une nouvelle fois, les dirigeants du Stade Français
ont fait les choses en grand: Stade de France
archi-plein, Pom-Pom girls archi-fraîches,
animations méga-originales et chur
du gospel hyper émouvant. Cette série
de joyeuses festivités a peut-être
distrait les joueurs en rose qui se imposés
de justesse face à des Biarrots venus à
Paris avec un gros sac de hargne. Certes, les
Parisiens ont globalement mené la première
période du match, notamment grâce
à l'essai assassin de Julien Saubade dès
la 6ème minute et la botte inspirée
de David Skrela entre les pénalités
et le drop. Du coup, c'est sur le score rassurant
de 22-6 que les joueurs de Fabien Galthié
ont regagné les vestiaires. Mais les Basques,
sans doute blessés dans leur âme,
ont montré un tout autre visage lors de
la reprise du jeu. "Biarritz profitait
ensuite de la léthargie des hommes au maillot
à la fleur de lys pour prendre quelques
initiatives et même, par l'entremise de
Yachvili, entré à la place de Dupuy,
à se montrer parfois dangereux"
rapporte Philippe Verneaux sur le site de L'EQUIPE
(15/10). Les Biarrots parviennent enfin à
marquer leur essai, en groupe et en force, à
la 74ème minute. Yachvili transforme et
réussit même sa pénalité
deux minutes plus tard, poussant le score à
22-16. Les hommes de Lagisquet ne gagnent pas
mais décrochent le point de bonus défensif
et empêchent les Parisiens de faire évoluer
leur score en seconde période.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 16 octobre 2006
Sources: LIBERATION, SUD-OUEST, LE FIGARO,
SPORT365, L'EQUIPE
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