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ENERGIE
L'Aquitaine, terre de pétrole
Serait-ce la fin de l'adage "En France, on
n'a pas de pétrole, mais on a des idées"
? L'Hexagone produit en effet chaque année
plus d'un million de tonnes de pétrole,
ce qui n'est bien sûr pas suffisant pour
alimenter les besoins du pays mais représente
une véritable manne financière pour
quelques petites compagnies. Les ressources du
pays se partagent entre le Bassin parisien et
l'Aquitaine, où près de 200 puits
exploitent les richesses naturelles de la Gironde,
des Landes et des Pyrénées-Atlantiques.
Dans le Sud-Ouest, c'est la société
canadienne Vermilion qui est le principal exploitant
des puits, dont bon nombre ont été
rachetés aux grosses compagnies, insatisfaites
des volumes de production. Pour Daniel Goulet,
le patron de Vermilion, l'exploitation du pétrole
local ne peut être confiée qu'aux
petites entreprises, dont les investissements
sont proportionnels aux opportunités de
gisement. Mais, mine de rien, Vermilion produit
chaque jour 10 000 barils, grâce à
ses forages dans la forêt des Landes, aux
abords du lac de Parentis, à La Teste ou
encore au Cap Ferret.
"Nous faisons attention à être
très discrets et en harmonie avec l'environnement.
Nos installations n'ont rien à voir avec
les images historiques de l'industrie, comme celles
qu'on a pu voir notamment en Irak. Au cap Ferret,
nous utilisons une pompe submersible, cachée
dans le sous-sol. Tout est en circuit fermé
et transite par pipelines" explique Daniel
Goulet à Laure Espieu de LIBERATION (02/01).
Le pétrole est ensuite revendu aux raffineries
de la région, ce qui permet d'engendrer
un chiffre d'affaires suffisant pour salarier
une petite centaine de techniciens et d'ingénieurs.
Fort de ce succès, la société
canadienne souhaite poursuivre ses investissements
et pointe désormais son regard vers le
golfe de Gascogne, qui pourrait révéler
d'heureuses surprises. "Les premières
analyses de sismologie ont donné des indications
positives pour plusieurs zones, dont une d'une
quarantaine de kilomètres carrés.
C'est au cur de celle-ci que Vermilion devrait
forer un puits pour estimer la potentialité
de cet éventuel gisement, au cours de l'année
2007" précise Pierre Sauvey dans
LA DEPECHE DU MIDI (05/01).
SPORTS
Rugby: Quand l'Aviron Bayonnais fait plier
le Stade Français
Bayonne est, finalement, une équipe qui
révèle toujours d'heureuses surprises.
On se souvient notamment de ses victoires contre
le frère ennemi biarrot et de quelques
coups d'éclat qui ont surpris bon nombre
d'observateurs. Certes, les fans de l'Aviron sont
inquiets depuis le début de la saison,
tant l'équipe accumule les déconvenues
et voit l'ombre de la Pro D2 obscurcir son avenir.
Mais la messe n'est pas encore dite et les Basques
ont visiblement décidé de batailler
ferme pour conserver leur place au sein de l'élite.
C'est ainsi qu'on a pu assister, pour la reprise
hivernale du Top 14, à l'incroyable victoire
de Bayonne sur le Stade Français, premier
au classement. Les Bayonnais ont remporté
la rencontre d'un cheveu (29-27) mais, après
tout, seule la victoire est belle ! On aurait
pu croire que l'affaire était pliée
dès la 20ème minute, après
l'essai de David Skrella pour le Stade Français
(3-10), suivi d'une pénalité parisienne
10 minutes plus tard. Mais les Basques, loin d'être
affectés, sont revenus au score immédiatement
par un essai de Sam Gerber. Moins de cinq plus
tard, Dourthe transforme une pénalité
pour remettre son équipe à niveau
(13-13).
Dès le retour des vestiaires, L'Aviron
Bayonnais profite d'une nouvelle pénalité
pour mener au score et trace sa route à
la 50e minute avec un nouvel essai signé
Fraser. L'Aviron conserve son avantage jusqu'au
coup de sifflet final, malgré les deux
essais plantés par les Parisiens à
la 62e et 79e minute.
"Dans ce match des extrêmes entre
l'inamovible leader parisien et la lanterne rouge
bayonnaise, la rencontre a été comme
prévue bien plus disputée que ne
l'indiquait le classement au coup d'envoi. Après
avoir dominé les trente premières
minutes, les Parisiens ont relancé l'Aviron
avec un essai offert en fin de mi-temps. De quoi
galvaniser les partenaires de Richard Dourthe,
très réalistes sur chacune de leurs
incursions et galvanisés par une ambiance
énorme dans les travées de Jean
Dauger" constate Mathieu Bahuet sur le
site SPORT 365 (05/01). Point de vue similaire
pour Philippe Verneaux, de L'EQUIPE (05/01): "Même
avec un Skrela (22 points, dont deux essais, ses
premiers de la saison) en forme internationale,
Paris ne parvenait pas en fin de match à
combler complètement l'écart et
ne revenait de la Côte basque qu'avec un
petit point de bonus. Bayonne poursuit sa remontée
fantastique au classement. L'Aviron n'est non
seulement plus dernier mais plus qu'à un
point du maintien".
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 8 janvier 2007
Sources: LIBERATION, LA DEPECHE DU MIDI,
SPORT365.FR, L'EQUIPE
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