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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°202 - Du 8 au 15 janvier 2007

AMENAGEMENT
Bordeaux et Toulouse se penchent sur leur futur contournement
Le sujet, ô combien délicat, occupe l'esprit des politiques et des associations depuis déjà pas mal d'années et beaucoup d'eau de la Garonne coulera sous les ponts avant la concrétisation des projets. Mais à Bordeaux, comme à Toulouse, le débat sur les grands contournements routiers retrouve toute sa place, signe que les deux agglomérations ont besoin d'un futur tracé pour décongestionner leur périphérie.

On se souvient que le Comité interministériel d'aménagement du territoire avait donné son accord en janvier 2004 au contournement autoroutier de l'agglomération bordelaise, et cela sans attendre la fin des débats publics, ce qui avait provoqué la démission des six membres de la Commission particulière du débat public. Alain Juppé était resté de marbre face à ce départ précipité : "C'est rien, c'est peanuts, c'est un épiphénomène" avait-t-il déclaré lors d'une conférence de presse relatée par LIBERATION (10/01/2004). Aujourd'hui, le maire de Bordeaux, revenu aux affaires, apparaît moins catégorique, précisant que le dossier nécessitait "un peu de temps".

Les réactions ont été diverses ou inexistantes de la part des élus de gauche. Philippe Madrelle, le président socialiste du conseil général de la Gironde, s'est félicité que le maire de Bordeaux souhaite reprendre le débat public. Alain Rousset, le président PS du Conseil régional, n'a pas réagi aux propos de M. Juppé. La contestation n'a cependant pas disparu, loin de là. "Les collectifs d'opposants n'ont pas chômé ces dernières semaines. Dix commissions ont planché sur le projet de grand contournement et fait des contre-propositions, chacune sur un thème différent (protection de l'environnement, transport routier, évolution du trafic, le trafic nord-sud, etc.). Ce travail (dont une bonne partie réalisée avec des experts), les opposants se disent prêts à le présenter au ministre des transports" écrit Jean-Paul Vigneaud dans SUD-OUEST (11/01). Le ministre n'a cependant jamais voulu rencontré les opposants, qui espèrent qu'Alain Juppé pourra intervenir en leur faveur auprès de l'institution parisienne.

A Toulouse, la problématique du grand contournement est aussi vivace que dans la capitale girondine. Le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, a profité de la séance de voeux aux élus et acteurs régionaux pour affirmer que l'agglomération toulousaine avait besoin d'un grand contournement autoroutier, qui puisse à la fois soulager le périphérique et profiter aux départements voisins. Le chantier administratif semble déjà lancé puisque la préfecture de région remettra en février prochain à la commission nationale du débat public (CNDP) un document destiné à lancer une consultation de la population régionale. Les conclusions de l'enquête seront ensuite remises à l'Etat.

"Le document remis à la CNDP puis soumis aux populations proposera un itinéraire autoroutier à péage. Il reliera les autoroutes A61 (Toulouse-Narbonne) et A62 (Toulouse-Bordeaux). À partir de là deux questions se poseront : 1. À quelle distance de Toulouse doit-il passer ? Vingt, trente, quarante kilomètres… Plus cette autoroute sera proche, plus elle captera du trafic du périphérique. 2. Doit-il passer par le nord-est ou le sud-ouest ? " s'interroge Pascal Jalabert dans LA DEPECHE DU MIDI (13/01). Le contournement ne sera pas la recette miracle pour fluidifier le périphérique toulousain. Il répondra juste à l'évolution du trafic automobile, qui croît de 8 % par an dans une zone urbaine sans cesse plus dense.

Entre les impératifs de réguler au mieux le transport routier et les oppositions motivées par des solutions alternatives et écologiques, le débat sur les contournements de Bordeaux et Toulouse risque d'être passionné ces prochains mois.

SPORTS
Football: Le Téfécé réussit un exploit, Les Girondins évitent la catastrophe
La pause hivernale aura bien profité aux deux clubs du Sud-Ouest. Pour la vingtième journée du championnat de France, c'est l'équipe de Toulouse qui a frappé les esprits et attiré l'œil des médias après sa superbe victoire contre l'inattaquable Olympique Lyonnais, qui a du s'incliner par 2 buts à 0 au Stadium. Le TFC peut remercier Elmander, sa fougue et son talent. A l'origine du premier but à la 60e minute, il récidive 20 minutes plus tard (81e) après avoir récupéré le ballon contré par le mur lyonnais lors d'un coup-franc. Le joueur suédois parvient à se jouer de la défense lyonnaise et se présente, seul, devant le but de Vercoutre, qui ne parvient pas à arrêter sa frappe. Au final, les hommes d'Elie Baup remportent une victoire importante, qui leur donnera sûrement un moral d'acier pour la seconde partie du championnat.

"Dominer n'est pas gagner. Les Lyonnais ne diront pas le contraire après une excellente première période et un grand nombre d'occasions sur la cage toulousaine. Mais beaucoup trop de maladresse pour espérer marquer. En face, le TFC fait le dos rond et attend l'heure de jeu pour venir titiller Vercoutre" résume Nicolas Puiravau sur le site SPORT 365 (13/01). "C'est l'une des bizarreries qui rend le football si attachant. En son temps, Paul Le Guen ne manquait jamais une occasion de souligner à quel point Toulouse mettait son équipe en difficulté. Sous son mandat, l'OL avait pourtant gagné trois fois au Stadium sans encaisser de but. C'est cette année qu'il a raison" précise Cédric Rouquette dans L'EQUIPE (13/01).

De son côté, Bordeaux s'est fait très peur. Bluffés par les joueurs lorientais qui avaient adopté la stratégie du contre, les hommes de Ricardo ont encaissé un but après la demi-heure de jeu grâce au centre de Namouchi récupéré par Saïfi au second poteau qui trompe Ramé. Pourtant alertes et maîtres du jeu, les Girondins avalent la couleuvre et surveillent leurs arrières, n'envisageant certainement pas de débuter l'année sur une défaite.

Bordeaux poursuit sa stratégie offensive pendant toute la durée de la seconde mi-temps, multipliant les opportunités de buts. Leurs efforts sont justement récompensés à la 86e minute grâce à la tête de Chamakh, qui marque enfin après avoir récupéré un joli ballon de Dalmat. Le score ne bougera plus et les Girondins, peut-être un peu déçus, évitent le scénario catastrophe.

"Débutée sur les chapeaux de roue avec des Bordelais affûtés et maîtres du ballon, la première période a vu des Lorientais monter en puissance pour se procurer les plus belles occasions. Bordeaux manque de réussite alors que les contres lorientais sont de plus en dangereux jusqu'à prendre l'avantage" constate Simon Rocca sur le site SPORT 365 (13/01).

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 15 janvier 2007

Sources: LIBERATION, SUD-OUEST, LA DEPECHE DU MIDI, SPORT365.FR, L'EQUIPE


 
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