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AMENAGEMENT
Bordeaux et Toulouse se penchent sur leur futur
contournement
Le sujet, ô combien délicat, occupe
l'esprit des politiques et des associations depuis
déjà pas mal d'années et
beaucoup d'eau de la Garonne coulera sous les
ponts avant la concrétisation des projets.
Mais à Bordeaux, comme à Toulouse,
le débat sur les grands contournements
routiers retrouve toute sa place, signe que les
deux agglomérations ont besoin d'un futur
tracé pour décongestionner leur
périphérie.
On se souvient que le Comité interministériel
d'aménagement du territoire avait donné
son accord en janvier 2004 au contournement autoroutier
de l'agglomération bordelaise, et cela
sans attendre la fin des débats publics,
ce qui avait provoqué la démission
des six membres de la Commission particulière
du débat public. Alain Juppé était
resté de marbre face à ce départ
précipité : "C'est rien,
c'est peanuts, c'est un épiphénomène"
avait-t-il déclaré lors d'une conférence
de presse relatée par LIBERATION (10/01/2004).
Aujourd'hui, le maire de Bordeaux, revenu aux
affaires, apparaît moins catégorique,
précisant que le dossier nécessitait
"un peu de temps".
Les réactions ont été diverses
ou inexistantes de la part des élus de
gauche. Philippe Madrelle, le président
socialiste du conseil général de
la Gironde, s'est félicité que le
maire de Bordeaux souhaite reprendre le débat
public. Alain Rousset, le président PS
du Conseil régional, n'a pas réagi
aux propos de M. Juppé. La contestation
n'a cependant pas disparu, loin de là.
"Les collectifs d'opposants n'ont pas
chômé ces dernières semaines.
Dix commissions ont planché sur le projet
de grand contournement et fait des contre-propositions,
chacune sur un thème différent (protection
de l'environnement, transport routier, évolution
du trafic, le trafic nord-sud, etc.). Ce travail
(dont une bonne partie réalisée
avec des experts), les opposants se disent prêts
à le présenter au ministre des transports"
écrit Jean-Paul Vigneaud dans SUD-OUEST
(11/01). Le ministre n'a cependant jamais voulu
rencontré les opposants, qui espèrent
qu'Alain Juppé pourra intervenir en leur
faveur auprès de l'institution parisienne.
A Toulouse, la problématique du grand
contournement est aussi vivace que dans la capitale
girondine. Le président de la région
Midi-Pyrénées, Martin Malvy, a profité
de la séance de voeux aux élus et
acteurs régionaux pour affirmer que l'agglomération
toulousaine avait besoin d'un grand contournement
autoroutier, qui puisse à la fois soulager
le périphérique et profiter aux
départements voisins. Le chantier administratif
semble déjà lancé puisque
la préfecture de région remettra
en février prochain à la commission
nationale du débat public (CNDP) un document
destiné à lancer une consultation
de la population régionale. Les conclusions
de l'enquête seront ensuite remises à
l'Etat.
"Le document remis à la CNDP puis
soumis aux populations proposera un itinéraire
autoroutier à péage. Il reliera
les autoroutes A61 (Toulouse-Narbonne) et A62
(Toulouse-Bordeaux). À partir de là
deux questions se poseront : 1. À quelle
distance de Toulouse doit-il passer ? Vingt, trente,
quarante kilomètres
Plus cette autoroute
sera proche, plus elle captera du trafic du périphérique.
2. Doit-il passer par le nord-est ou le sud-ouest
? " s'interroge Pascal Jalabert dans
LA DEPECHE DU MIDI (13/01). Le contournement ne
sera pas la recette miracle pour fluidifier le
périphérique toulousain. Il répondra
juste à l'évolution du trafic automobile,
qui croît de 8 % par an dans une zone urbaine
sans cesse plus dense.
Entre les impératifs de réguler
au mieux le transport routier et les oppositions
motivées par des solutions alternatives
et écologiques, le débat sur les
contournements de Bordeaux et Toulouse risque
d'être passionné ces prochains mois.
SPORTS
Football: Le Téfécé réussit
un exploit, Les Girondins évitent la catastrophe
La pause hivernale aura bien profité aux
deux clubs du Sud-Ouest. Pour la vingtième
journée du championnat de France, c'est
l'équipe de Toulouse qui a frappé
les esprits et attiré l'il des médias
après sa superbe victoire contre l'inattaquable
Olympique Lyonnais, qui a du s'incliner par 2
buts à 0 au Stadium. Le TFC peut remercier
Elmander, sa fougue et son talent. A l'origine
du premier but à la 60e minute, il récidive
20 minutes plus tard (81e) après avoir
récupéré le ballon contré
par le mur lyonnais lors d'un coup-franc. Le joueur
suédois parvient à se jouer de la
défense lyonnaise et se présente,
seul, devant le but de Vercoutre, qui ne parvient
pas à arrêter sa frappe. Au final,
les hommes d'Elie Baup remportent une victoire
importante, qui leur donnera sûrement un
moral d'acier pour la seconde partie du championnat.
"Dominer n'est pas gagner. Les Lyonnais
ne diront pas le contraire après une excellente
première période et un grand nombre
d'occasions sur la cage toulousaine. Mais beaucoup
trop de maladresse pour espérer marquer.
En face, le TFC fait le dos rond et attend l'heure
de jeu pour venir titiller Vercoutre"
résume Nicolas Puiravau sur le site SPORT
365 (13/01). "C'est l'une des bizarreries
qui rend le football si attachant. En son temps,
Paul Le Guen ne manquait jamais une occasion de
souligner à quel point Toulouse mettait
son équipe en difficulté. Sous son
mandat, l'OL avait pourtant gagné trois
fois au Stadium sans encaisser de but. C'est cette
année qu'il a raison" précise
Cédric Rouquette dans L'EQUIPE (13/01).
De son côté, Bordeaux s'est fait
très peur. Bluffés par les joueurs
lorientais qui avaient adopté la stratégie
du contre, les hommes de Ricardo ont encaissé
un but après la demi-heure de jeu grâce
au centre de Namouchi récupéré
par Saïfi au second poteau qui trompe Ramé.
Pourtant alertes et maîtres du jeu, les
Girondins avalent la couleuvre et surveillent
leurs arrières, n'envisageant certainement
pas de débuter l'année sur une défaite.
Bordeaux poursuit sa stratégie offensive
pendant toute la durée de la seconde mi-temps,
multipliant les opportunités de buts. Leurs
efforts sont justement récompensés
à la 86e minute grâce à la
tête de Chamakh, qui marque enfin après
avoir récupéré un joli ballon
de Dalmat. Le score ne bougera plus et les Girondins,
peut-être un peu déçus, évitent
le scénario catastrophe.
"Débutée sur les chapeaux
de roue avec des Bordelais affûtés
et maîtres du ballon, la première
période a vu des Lorientais monter en puissance
pour se procurer les plus belles occasions. Bordeaux
manque de réussite alors que les contres
lorientais sont de plus en dangereux jusqu'à
prendre l'avantage" constate Simon Rocca
sur le site SPORT 365 (13/01).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 15 janvier 2007
Sources: LIBERATION, SUD-OUEST, LA DEPECHE
DU MIDI, SPORT365.FR, L'EQUIPE
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