|
SOCIETE
Quand Al Qaïda recrute ses jihadistes
à Toulouse
C'est une opération importante que viennent
de réaliser les hommes de la sous-direction
antiterroriste, de la police judiciaire et des
Renseignements généraux. Mercredi
dernier, ils sont intervenus simultanément
en région parisienne, dans un village ariégeois
et à Toulouse pour procéder à
l'arrestation de onze personnes, soupçonnées
d'être en relation étroite avec la
nébuleuse Al Qaïda. L'intervention
policière est intervenue au terme de longs
mois d'observation et de traque avec, comme point
d'orgue, l'interpellation la semaine dernière
d'un Toulousain et d'un Albigeois à l'aéroport
d'Orly, après leur expulsion de Syrie.
A Toulouse, ce sont trois couples qui ont été
arrêtés dans les quartiers de Reynerie,
Papus et Izards. Leur rôle consistait à
recruter des volontaires prêts à
servir la cause d'Al Qaïda et de favoriser
les filières d'acheminement en Irak de
personnes voulant combattre la coalition internationale.
"L'enquête, selon le parquet de
Paris, a permis de mettre au jour le processus
de radicalisation du groupe démantelé,
dont les recrues étaient, dans un premier
temps, envoyées en Egypte pour apprendre
l'arabe et les doctrines du salafisme dans les
écoles (madrasas) les plus radicales"
précise LE MONDE sur son site Internet
(17/02). Les nouvelles recrues étaient
ensuite envoyées en Syrie pour parfaire
leur formation et gagnaient enfin l'Irak afin
d'y commettre des actes terroristes, impliquant
les attentats-suicides.
La filière toulousaine fonctionnait depuis
déjà quelques mois. "De
lourds soupçons pèsent (
)
sur les six hommes mis en examen et habitant dans
la région Midi-Pyrénées.
Olivier Corel, un Français né en
Syrie, qui habite à Artigat, dans l'Ariège,
est suspecté d'être à la tête
du réseau toulousain. Il est considéré
par les policiers comme le chef idéologique
des jeunes interpellés mercredi. Il avait
visiblement une forte influence sur les autres
membres du réseau, âgés de
25 à 30 ans" relate Vincent Pialat
dans LA DEPECHE DU MIDI (18/02). Une dizaine de
djihadistes aurait été recrutée
par Olivier Corel et ses proches, dont certains
auraient été envoyés en Syrie
puis en Egypte.
Parmi les personnes arrêtées la
semaine dernière, certains étaient
issus de différents quartiers de Toulouse
et partageaient leur temps entre prière
à la mosquée et jobs temporaires.
Convaincus que leur mission était d'aller
combattre en Irak, les jeunes gens, dont certains
se sont récemment convertis à l'islam,
ont été mis en examen et quatre
d'entre eux ont été écroués.
SPORTS
Football: le Téfécé confirme
sa forme retrouvée, les Girondins trébuchent
une nouvelle fois
Nouvelle victoire pour Toulouse, après
sa très bonne prestation face à
Lille la semaine dernière et qui rencontrait
Lorient samedi soir. Si les hommes d'Elie Baup
avaient pu bénéficier d'un but contre
leur camp de la part des Nordistes, ils ont cette
fois-ci profité du penalty sifflé
par l'arbitre à la 55ème minute
pour remporter la mise (0-1) et empocher trois
points supplémentaires. C'est une très
bonne opération pour les Toulousains, menés
tout au long de la rencontre par des Lorientais
inspirés. Le but a permis de débrider
le match. "La rencontre s'est alors nettement
musclée et se transforma en une attaque-défense.
Lorient a alors bombardé de centres la
surface du Téfécé mais un
pied, une tête, une fesse ou une main était
toujours là pour contrecarrer les plans
bretons. Car si ce ne fut pas cela offensivement,
Toulouse a été en réussite
défensivement" constate Martin
Baumer sur le site SPORT 365 (17/02). Une victoire
qui permet à l'équipe haute-garonnaise
de remonter vers les hauteurs du classement. "Grâce
à sa victoire à Lorient, Toulouse
vient chatouiller les pieds du podium et se place
en embuscade" écrivent, pour leur
part, David Michel et Xavier Colombani sur le
site de L'EQUIPE (17/02).
Bordeaux s'est, de son côté, pris
les pieds dans le tapis. Et le tapis s'appelle
Troyes. Les Aubois ont maintenant l'habitude de
résister aux grandes équipes, comme
ils l'avaient déjà montré
face à l'Olympique Lyonnais. Les Girondins
ont peut-être payé leur trop grande
prudence et leur manque de clarté offensive,
encaissant le seul but de la partie à la
66ème minute. "Au retour des vestiaires,
les Aubois misent sur le jeu en mouvement en haussant
nettement le rythme alors que les Bordelais jouent
la prudence. La rencontre devient nettement plus
intéressante et le score bascule alors
en faveur des plus audacieux : les Troyens. Bordeaux
tentent bien de revenir au score mais de façon
trop brouillonne avec en plus en face un grand
Le Crom" résume Franck Guidicelli
sur SPORT 365 (17/02).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 19 février 2007
Sources: LE MONDE, LA DEPECHE DU MIDI, SPORT
365, L'EQUIPE
|