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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°209 - Du 26 février au 4 mars 2007

POLITIQUE
Ségolène Royal au chevet des salariés d'Airbus
Attendue et redoutée depuis des mois en France et en Allemagne, l'annonce du plan Power 8 a dépassé les craintes des salariés et sous-traitants d'Airbus. Pas moins de 10 000 suppressions de postes ont été annoncées la semaine dernière par Louis Gallois, le président d'EADS. Le plan de restructuration, approuvé par les actionnaires et les gouvernements français et allemands, ne prévoit aucun licenciement sec et envisage d'avoir recours aux préretraites, aux transferts d'activités et à l'abandon de certains contrats qui le liaient aux sous-traitants. Les dirigeants d'Airbus espèrent ainsi réaliser une économie de 5 milliards d'euros afin de faire face au surcoût de l'A380 et au financement du programme A350.

La France, et en particulier la région toulousaine, fer de lance d'Airbus, payent un lourd tribut à la restructuration, avec 4300 suppressions de postes. Une situation paradoxale à l'heure où les carnets de commandes sont pleins et que les désagréments qui ont accompagné le lancement de l'A380 s'amenuisent chaque jour un peu plus. "Ce qu'il y a d'enquiquinant dans le diagnostic de la crise d'Airbus, c'est qu'on peut tout y mettre. Trop ou pas assez d'Etat. Trop ou pas assez d'Europe. Trop ou pas assez d'emplois. Les salariés d'Airbus ont toutes les raisons de ne rien y comprendre. Pourquoi décider de supprimer 10 000 emplois, alors que l'entreprise n'a jamais autant produit d'avions dans son histoire et que la montée en cadence de l'A380 a fait apparaître dans plusieurs usines (notamment allemandes) une pénurie de main-d'oeuvre ? " s'interroge Grégoire Biseau dans LIBERATION (01/03).

A Toulouse, la cure d'austérité d'Airbus touche de plein fouet les sous-traitants, qui ne bénéficieront pas des facilités de départ des salariés de l'avionneur. Plus de 3000 personnes sont concernées à court terme pour les nouvelles directives de la direction européenne, ce qui ne sera pas sans conséquences pour l'économie de la région Midi-Pyrénées. "Les sous-traitants sur site seront donc les premiers à faire les frais du tour de vis. Mais une déferlante bien plus grosse s'abattra dans quelques mois sur le tissu des PME régionales qui fabriquent des pièces pour Airbus. Ils sont près de 60 000 à vivre dans l'ombre du géant toulousain. Mais combien seront-ils après le passage du plan Power 8 ? Airbus veut réduire le nombre de ses interlocuteurs de 1 500 entreprises à 600 tout au plus" précise Gil Bousquet dans LA DEPECHE DU MIDI (03/03).

De passage dans le Sud-Ouest, Ségolène Royal a rencontré l'intersyndicale d'Airbus après son discours de Pau. La candidate socialiste à l'élection présidentielle s'est offusquée du plan Power 8 et pointé du doigt l'inertie du gouvernement, refusant la fatalité industrielle et politique. Elle a ainsi proposé aux représentants syndicaux "d'organiser la riposte" et "d'instaurer un rapport de force politique", tout en condamnant la direction bicéphale de l'avionneur européen, source d'inefficacité. Pour Mme Royal, une partie de la solution pourrait venir de l'implication des régions françaises, à l'image des Länder allemands, plus interventionnistes dans le capital d'Airbus.

"Selon M. Rousset (président de la région Aquitaine), les régions françaises pourraient apporter 150 à 200 millions d'euros "sur plusieurs années". La nécessité d'un décret du Conseil d'Etat pour entrer dans le capital du groupe est balayée. "Pour la première fois, les régions ont décidé de servir de contre-pouvoir" afin de "limiter les dégâts", a fait valoir Mme Royal à l'issue de sa rencontre avec les syndicats" rapporte Isabelle Mandraud dans LE MONDE (03/03). La candidate socialiste souhaite donc mettre en place un plan qui renforce le pouvoir public et qui va à l'encontre des ambitions de M. Gallois, irrité par l'ingérence des gouvernements dans la gestion d'Airbus, selon ses propos recueillis par le FINANCIAL TIMES. Ségolène Royal n'est 'ailleurs pas la seule candidate à se pencher sur la crise de l'avionneur puisque Nicolas Sarkozy et François Bayrou devaient se rendre à Toulouse lundi afin de rencontrer les syndicats et envisager en leur compagnie les solutions politiques à court et moyen terme.

SPORTS
Football: week-end vierge de but pour les Girondins et le Téfécé
Les amateurs de buts en auront été pour leurs frais lors de la 27ème journée de Ligue 1 puisque les matches Monaco-Bordeaux et Valenciennes-Toulouse se sont tous les deux soldés par un score nul. Les Girondins ont certes mené les débats pendant la rencontre mais ont manqué de précisions pour espérer l'emporter sur les Monégasques. Pour Nicolas Berté, du site SPORT 365 (02/03), "Monaco et Bordeaux se sont quittés sur un match nul logique. Les deux équipes se sont procurées un bon nombre d'occasions mais ils ont à chaque fois manqué de réalisme dans le dernier geste." Les hommes de Ricardo n'ont pas perdu, ce qui est déjà réjouissant, et devront affuter leurs ambitions pour la fin du championnat.

Les Toulousains peuvent remercier leur gardien, Nicolas Douchez, qui a eu fort à faire pour protéger sa cache tout au long du match, tant la domination valenciennoise était évidente. Grâce à son talent, Toulouse conclut son quatrième match sans prendre un but. "Si les Nordiste ont mis dix minutes à mettre en place leur plan de jeu, ils ont par la suite dominé toute la première mi-temps en se créant de rares occasions. En deuxième mi-temps, le TFC s'est montré plus entreprenant, empêchant Valenciennes d'être aussi dominateur. La rencontre s'est alors équilibrée mais les occasions ont été tout aussi rares" résume Vincent Davoli sur le site SPORT 365 (02/03). "Toulouse aurait pu épargner au PSG [la] place de relégable, en gagnant à Valenciennes. Mais VA fut beaucoup plus près de la victoire que le ''Tef''. Douchez a encore brillé et Elmander a laissé son équipe à dix, à cinq minutes de la fin, pour une charge sur Penneteau" rapporte Cédric Rouquette sur le site de L'EQUIPE (02/03). Le match-nul ne permet pas à Toulouse de conserver sa troisième place au classement général.

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 26 février 2007

Sources: LE MONDE, LA DEPECHE DU MIDI, LIBERATION, SPORT 365, L'EQUIPE


 
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