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SOCIETE
Toulouse attend toujours l'implantation du
siège de Galileo
Alors que les festivités du cinquantième
anniversaire du traité de Rome viennent
de se terminer à Berlin, l'Union européenne
est confrontée à une véritable
accumulation de difficultés politiques
et industrielles. Après l'échec
cuisant du projet Quaero, moteur de recherche
révolutionnaire destiné à
concurrencer Google en Europe, après les
soubresauts d'Airbus qui jettent une ombre sur
le maintien de 10 000 emplois, c'est au tour du
dossier Galileo, conçu pour apporter une
alternative au monopole de GPS, de rejoindre la
liste des dossiers industriels européens
compromis ou, au mieux, mal en point.
Déjà touchée de plein fouet
par le plan Power 8 d'Airbus, la région
toulousaine est aujourd'hui confrontée
aux hésitations et retards qui entourent
le projet Galileo, dont le siège du concessionnaire
doit être implantée sur son territoire.
Outre les 150 salariés du siège,
Galileo peut apporter plus de 15 000 emplois à
Toulouse et représenter un renouveau industriel
pérenne. Mais après l'enthousiasme
de la population et des élus, Galileo semble
progresser au ralenti, victime notamment de mésententes
entre les compagnies concernées.
Les ministres des transports européens
ont du taper du poing sur la table la semaine
dernière et fixer un ultimatum pour que
les groupes industriels impliqués dans
Galileo (EADS, Inmarsat, Thales, Alcatel, Hispasat,
Aena, Finmeccanica, Teleop) relancent promptement
le projet. Ces derniers ont fait savoir sans tarder
que la société concessionnaire serait
prochainement créée, permettant
la désignation d'un président et
la signature des contrats en suspend depuis des
mois.
"Et puisque menacer semble avoir son
efficacité, Jacques Barrot, le commissaire
en charge des Transports, a été
chargé d'étudier "des scénarios
de rechange détaillés", au
cas où les industriels européens
ne tiendraient pas leurs promesses, et de les
présenter aux chefs d'Etat et de gouvernement
lors de leur sommet européen de juin"
précise Julie Majerczak dans LIBERATION
23/01). Il semble néanmoins peu probable
qu'un nouvel appel d'offres soit lancé
par les institutions européennes tant le
retard accumulé est important et compromet
d'ores et déjà la production des
vingt-six satellites nécessaire à
la navigation spatiale de Galileo.
A Toulouse, on ose croire que le redémarrage
du projet européen va permettre cette fois-ci
de lancer concrètement les premiers investissements
locaux. Philippe Douste-Blazy, président
du Grand Toulouse, fait preuve de plus de lucidité
aujourd'hui: "Il faut être vigilants.
L'interpellation de Jacques Barrot a permis de
faire avancer les choses puisque le consortium
vient d'annoncer que la société
exploitante qui signera l'accord de concession
sera créée dans les jours qui viennent.
La navigation par satellites est une priorité
pour le Grand Toulouse. On voit aujourd'hui qu'à
Toulouse de nombreuses applications se développent
d'ores et déjà en utilisant Egnos,
le système mis en place à Toulouse
préfigurant Galileo" confie-t-il
à Gil Bousquet de LA DEPECHE DU MIDI (23/03).
SPORTS
Rubgy: reprise du Top 14 gagnant pour les clubs
du Sud-Ouest
La longue trêve hivernale, consacrée
pour l'essentiel au Tournoi des VI Nations, aura
été bénéfique pour
les clubs du Sud-Ouest, qui ont pour la plupart
signé un retour gagnant sur la scène
du championnat de France. Seul le SUA Agen aura
loupé le coche en s'inclinant face à
un autre club du Sud-Ouest, Montauban. Biarritz
s'est imposé 23 à 10 à Albi,
préservant ainsi ses chances de participer
au quatuor des demi-finales. Toujours engagés
dans la compétition européenne,
les Basques, "venus au Stadium Municipal
avec leur équipe-type et tous leurs internationaux
pourtant juste rentrés du Tournoi, ont
construit leur succès en fin de première
période. Albi avait résisté
jusque-là en profitant des approximations
adverses. Mais le BO inscrivait deux essais en
deux minutes (34e et 36e, 17-3 à la pause)"
rapporte Philippe Verneaux sur le site de L'EQUIPE
(24/03).
De leur côté, les Toulousains ont
également maintenu leur position aux premières
places du classement en s'imposant assez facilement
contre Montpellier (28-10). "Mieux, les
hommes de Guy Novès ont empoché
le point du bonus offensif et ont donc gagné
un point par rapport à Biarritz et trois
par rapport à Perpignan" calcule
Pierrick Taisne sur le site SPORT 365 (24/03).
Eliminés de la Coupe d'Europe, les Rouge
et Noir seront certainement plus frais que les
Biarrots dans la dernière ligne droite
du championnat. Enfin, l'Aviron Bayonnais, vainqueur
de Castres (19-12), semble se dégager des
sables mouvants du bas du classement et parvient
à atteindre, pour la première fois
de la saison, la zone de non-relégation.
Le maintien de l'Aviron au sein de l'élite
serait une bonne nouvelle pour les amateurs de
rugby.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 26 mars 2007
Sources: LIBERATION, LA DEPECHE DU MIDI, SPORT
365, L'EQUIPE
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