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Une semaine d'actualité dans le Sud-Ouest
Revue de presse n°213 - Du 2 au 8 avril 2007

FAIT DIVERS
Le rescapé de la jungle guyanaise de retour à Bordeaux
Loïc Pillois a regagné la région bordelaise ce week-end, après avoir donné une conférence de presse à Paris. Un peu amaigri, le paysagiste bordelais est revenu sur ses 52 jours de survie au cœur de la forêt guyanaise en compagnie de son ami Guilhem Nayral. A l’origine, les deux hommes avaient prévu de rallier Saül en 12 jours au départ de Cayenne mais leurs prévisions se sont révélées imprécises. Perdus, à cours de provisions, équipés d’une simple boussole et d’une carte basique, les deux randonneurs ont préféré s’arrêter, misant sur le fait que les recherches allaient s’organiser pour retrouver leurs traces.

Malgré leurs efforts pour couper du bois et alimenter le feu, censé attirer l’attention des sauveteurs, les Robinson sont restés captifs de la forêt tropicale pendant trois semaines. " Nous pensions qu'en allumant des feux, les hélicoptères nous retrouveraient en deux, trois jours. On ne pensait pas qu'ils tourneraient des semaines pour ne pas nous trouver. On a été inconscient là-dessus" reconnaît Loïc Pillois, cité par Natacha Maltaverne de LIBERATION (09/04).

Les deux hommes ont été obligés de se nourrir de mygales, de serpents, de grenouilles et de graines de palmiers pour survivre dans des conditions rendues encore plus difficiles par la saison des pluies. Mais l’état de santé de Guilhem Nayral n’a cessé d’empirer, obligeant son ami à reprendre la marche, seul, pour aller chercher du secours. Loïc Pillois est finalement parvenu à atteindre le village de Saül, situé à une dizaine de kilomètres du campement, et a pu donner l’alerte. L’hélicoptère de la gendarmerie nationale a retrouvé Guilhem Nayral et l’a transporté à l’hôpital de Cayenne pour des soins intensifs.

Du côté des familles de Loïc Pillois et Guilhem Nayral, le soulagement était immense jeudi dernier. Interrogée par Gwenaël Badets de  SUD-OUEST (10/04), Angélique Pillois a toujours su qu’elle retrouverait son mari : "Des questionnements et des doutes, on en a toujours. Mais on n'imagine jamais qu'il ne s'en sortira pas. Et heureusement, j'avais raison. Comme disaient les gendarmes, tant qu'on n'a pas de nouvelles du tout, il n'y a pas de mauvaises nouvelles".

SPORTS
Football : le TFC entre dans la classe des grands, les Girondins rêvent de Ligue des champions
Le Téfécé poursuit une fin de saison pleine de feux d’artifice, imposant sa présence parmi les meilleures équipes du championnat. Nouvelle illustration ce week-end après sa victoire à Sedan (0-2), au terme d’un match réaliste et maîtrisé, pourtant dominé par les Ardennnais dès la coup de sifflet de l’arbitre. Mais les hommes d’Elie Baup ont su faire preuve de patience et d’organisation défensive, coupant toute ambition de but chez leurs adversaires. "Les Sangliers ont dominé les débats, se sont procurés davantage d'occasions que les Violets, mais ont buté sur leur propre manque de réalisme et l'absence de scrupule de Toulouse" résume Cédric Rouquette sur le site de L’EQUIPE (08/04). Effectivement privés de scrupules, les Toulousains ont lancé la charge victorieuse à la 78ème minute, grâce à l’initiative d’Emana qui sert avec talent Paulo César. Le gardien de Sedan est trompé et encaisse son premier but. Nouvelle attaque 6 minutes plus tard, sur une longue passe de Dieuze réceptionnée par Ebondo, qui efface le malheureux gardien adverse, toujours démoralisé par son premier but. Le score final met un terme à la série des six matches sans défaites pour Sedan et hisse le TFC à la troisième place du classement général.  "Pour s'imposer et mettre fin à l'invincibilité des Ardennais, les Toulousains ont appliqué les consignes de solidité défensive à la lettre et ont su trouver des espaces en seconde période alors qu'on a assisté à une première mi-temps sans trop de rythme" écrit pour sa part Philippe Lauga dans LA DEPECHE DU MIDI (09/04).


Si le championnat de France retient pour l’instant toute l’attention des dirigeants toulousains, les Girondins ont les yeux portés sur l’Europe. Après leur victoire en Coupe de la Ligue, les hommes de Ricardo visent aujourd’hui la prestigieuse Ligue des Champions. Au détriment de la Ligue 1 ? Pas si sûr. Malgré le match nul ramené d’Auxerre (0-0), les Girondins ont été à deux doigts de remporter la rencontre, profitant de l’expulsion de Benoit Cheyrou pour confirmer leur avantage et récolter 3 points dans leur panier. "Mais force est de reconnaître que les troupes de Ricardo n'ont pas dévoilé cette rage de vaincre, cette envie naturelle de se sublimer pour conduire à bien leur mission. Il ne leur a pas manqué grand-chose. La qualité du dernier geste, un peu plus de spontanéité et de fraîcheur égarée depuis le succès en coupe de la Ligue" constate Alain Goujon dans SUD-OUEST (08/04). Pour Patrick Daniel, du site SPORT 365 (08/04), c’est " l’heure des regrets (…) Ce match nul et vierge est à l'image des occasions de cette rencontre. Le manque d'efficacité girondin a profité aux Auxerrois qui ressortent avec un bon point". Dommage pour Bordeaux, qui se retrouve 6ème du classement, alors que les appétits vont s’aiguiser dans la dernière ligne droite du championnat.

Rugby : avis de tempête sur le Biarritz Olympique
Rien ne va plus sur la Côte Basque. Après sa défaite face à Northampton la semaine dernière, synonyme d’élimination de la Coupe d’Europe, le BO a réintégré les rangs du Top 14 en petite forme, comme l’a montré le match qui l’a opposé ce week-end à Montauban. Les hommes de Patrice Lagisquet, incapables de marquer le moindre essai, ont du se contenter d’un modeste 9-9 au stade Aguilera, rongeant ainsi leurs chances de figurer parmi le quatuor susceptible de disputer les phases finales du championnat. La crise couve dans les vestiaires du BO, même si les espoirs de qualification pour les ½ finales demeurent. Interrogé sur le flottement actuel de son équipe, Serge Besten peine à trouver les explications. "Je n'ai pas de remèdes, ni de solutions. Les matches de Northampton et de Montauban sont similaires au niveau des intentions que l'on n'a pas su concrétiser. A l'inverse, on a mis plus d'engagement samedi. C'est le début d'une amélioration, mais l'on manque encore de maîtrise" confie le troisième ligne à Pierre Sabathié de SUD-OUEST (09/04).

Peut-être trop fébriles, les Basques doivent renouer avec une certaine sérénité s’ils souhaitent se hisser dans le wagon final du championnat et pouvoir espérer conserver leur titre de champion de France. "De la lucidité, c’est bien ce qui manque le plus aux Biarrots actuellement. En panne de confiance, le BO a parfois voulu trop en faire samedi soir. Au lieu de prendre les points au pied, tous avaient à cœur de jouer et de se refaire une santé en marquant des essais. Un mauvais choix qui a permis aux Montalbanais de revenir au score dans les toutes dernières secondes" écrit Jean-François Paturaud sur le site SPORT 365 (08/04).

Olivier Sorondo
Revue de presse publiée le 10 avril 2007

Sources: LIBERATION, SUD-OUEST, LA DEPECHE DU MIDI, SPORT 365, L'EQUIPE


 
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