POLITIQUE
Alain Rousset à l’assaut de la mairie de Bordeaux
A la différence de Martin Malvy, président socialiste de la région Midi-Pyrénées qui vient de renoncer à briguer la mairie de Toulouse, Alain Rousset a choisi de conquérir le Palais Rohan lors des prochaines élections municipales. Le président de la région Aquitaine, député de la Gironde, s’attend à un âpre combat face au maire sortant, Alain Juppé, mais compte profiter de la période délicate de l’ancien numéro 2 du gouvernement, battu lors des dernières élections législatives, pour tirer la ville à gauche.
« Tout en assurant qu'il avait le plus grand respect pour Alain Juppé, [Alain Rousset] a évoqué les faiblesses de la ville sur les plans économique, écologique, social, culturel et sportif alors que pour lui Bordeaux a des potentialités énormes » écrit LE MONDE sur son site Internet (19/10). Alain Rousset doit au préalable recevoir l’adoubement des militants socialistes le 25 octobre prochain mais aucune surprise ne semble l’attendre au tournant puisque aucun autre candidat ne présentera sa candidature, pas même
M. Rousset espère mettre en place « une campagne décoiffante » et souhaite apporter à Bordeaux « ce petit grain de folie » qui lui manque. Les Bordelais assisteront sans nul doute à une campagne passionnée, qui permettra de vérifier la solidité des pouvoirs de M. Juppé et la crédibilité des ambitions de M. Rousset. « Pour les deux Alain, les enjeux de cette élection sont différents. Juppé joue son avenir politique. Rousset, lui, n'a pas grand-chose à perdre mais tout à gagner. Une éventuelle victoire renforcerait son poids au sein du PS. Une des clés du scrutin résidera dans les éventuelles alliances que les deux hommes, qui souhaitent tous deux mener des listes les plus ouvertes possible, pourront conclure » précise Sophie Austruy dans LE FIGARO (19/10).
Les regards des deux camps se tournent vers le Modem, la nouvelle entité de François Bayrou, dont le report de voix pourra jouer un rôle décisif lors du scrutin. Alain Rousset s’est d’ailleurs engagé dans la course avec un petit bonus en s’attachant la collaboration des Verts, qui ont recueilli près des 7 % des suffrages lors des dernières élections législatives. Alain Juppé, de son côté, reste plutôt zen. Comme il l’écrit sur son blog, la candidature d’Alain Rousset, dont l’officialisation a pris un certain temps, est tout simplement « un non-évènement ».
SOCIETE
Bertrand Cantat, libéré, est menacé de mort
Libéré le 16 octobre dernier, Bertrand Cantat a pu quitter le centre de détention du Muret, en Haute-Garonne, pour regagner son domicile landais du Moustey en toute discrétion. Le chanteur de Noir désir, qui aspire désormais à « un minimum de tranquillité » doit faire face, depuis son incarcération, à des menaces de mort récurrentes.
« Des lettres expédiées directement à la prison mais aussi à certains membres de son entourage et qui évoquaient toutes par force le moment crucial de sa libération. Il y a peu, le juge d'application des peines lui-même, Philippe Laflaquière, a reçu une de ces missives qui visait clairement à influencer sa décision » rapporte Jean-Noël Gros dans LA DEPECHE DU MIDI (17/10).
La menace est prise au sérieux par les autorités judiciaires et le parquet de Toulouse a ordonné l’ouverture d’une enquête. L’entourage de l’artiste se montre inquiet, comme l’explique Xavier Cantat, le frère de Bertrand, cité par le site Internet de L’EXPRESS (18/10) : « Ces menaces sont prises au sérieux par tout le monde. On est essentiellement protégés par des gardes du corps que nous finançons nous-mêmes. Des gens envoient des menaces de mort, on en a reçu à la prison, chez le juge d'application des peines, mon ex-belle-soeur reçoit des coups de téléphone extrêmement troublants. C'est pas rassurant tout ça ».
Bertrand Cantat et sa famille sont victimes de menaces depuis la mort tragique de Marie Trintignant. En septembre 2003, un incendie criminel avait même ravagé la maison landaise du chanteur, alors que son épouse et ses deux enfants y séjournaient. Soucieux de préserver sa discrétion et d’éteindre les passions, le leader de Noir Désir n’envisage pas pour le moment de renouer avec sa carrière musicale et les feux de la scène.
SPORTS
Football: 11ème journée sans relief pour Bordeaux et Toulouse
Aucun coup d’éclat à signaler du côté de la Garonne. Bordeaux trouve le nul (1-1) contre Strasbourg, au terme d’un match enlevé mais sans réelle domination girondine. Ce sont même les hommes de Laurent Blanc qui encaissent le premier but après le quart d’heure de jeu et qui ne reviennent au score que 50 minutes plus tard, grâce notamment à une seconde mi-temps plus offensive. « En ouvrant la marque, Strasbourg prend l’ascension sur son adversaire. Bordeaux revient progressivement dans la partie mais à la pause, le score n’a pas évolué. Les changements techniques opérés côté girondin par Laurent Blanc changent la physionomie du match. Bordeaux voit ses efforts récompensés à l’heure de jeu par un superbe but de Bellion » résume Bastien Hugues sur le site SPORT365 (20/10).
Toulouse pose le genou à terre en s’inclinant à domicile face à Saint-Etienne (0-2). Les joueurs d’Elie Baup ont parfois donné l’impression d’être les spectateurs du match, mené par des Stéphanois lucides et solidaires. Les coups de poignard sont intervenus rapidement, à la 30ème et 36ème minute, blessant mortellement des Toulousains incapables de marquer. L’absence du talentueux Elmander, laborieusement compensée par André-Pierre Gignac, aura sans doute pesé sur la rencontre. « L’objectif des Toulousains est clair dès le début du match : ils ont décidé de jouer le contre. Tous repliés dans leur moitié de terrain, ils explosent rapidement sur les cotés quand ils récupèrent la balle. Les Stéphanois, eux, abusent dans un premier temps des ballons longs avant de construire leurs actions. Le résultat est immédiat avec deux buts à la clé sur autant d’occasions » analyse Franck Guidicelli sur le site SPORT 365 (20/10). « Toulouse a inexorablement manqué de caractère face à Saint-Etienne et a essuyé une pluie de huées après sa deuxième défaite au Stadium. La faute notamment à un Bafé Gomis on fire avec un doublé à la clé en première période » écrit pour sa part David Michel sur le site de L’EQUIPE (20/10).
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 22 octobre 2007
Sources: LE MONDE, LE FIGARO, LA DEPECHE DU MIDI, L'EXPRESS L'EQUIPE, SPORT 365 |