CULTURE
Un village du néolithique mis à jour à Bergerac
Pour l’équipe de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), la découverte du village néolithique est une heureuse surprise, qui correspond à la première découverte d’un habitat de cette période dans le Sud-Ouest.
Daté de 3500-3000 av. J.-C, le village, révélé lors des fouilles entreprises sur le site des Vaures, est composé d’une vingtaine de maisons, longues de 20 mètres et larges de 4 à 5 mètres. Pierrick Fouéré, ingénieur à l’INRAP et responsable du chantier de fouilles, ne cache pas sa joie : « Ce qui extraordinaire ici, c'est que le village s'organise de manière évidente. Grâce aux trous de poteaux en bois (on en compte quelque 1500), on reconnaît immédiatement le plan du village néolithique » explique-t-il à Laurent Ribadeau Dumas du site France 2 (22/11).
Pour Pierrick Fouéré, la superposition de certaines maisons montre que l’homme s’est installé durablement dans le village et confirme sa sédentarisation, même si les découvertes d’habitats restent exceptionnelles (villages lacustres dans les Alpes et le Jura, villages de pierres sèches en Languedoc). Les maisons du village étaient bâties en torchis et les toits à double pente étaient quant eux réalisés à partir de paille et de chaume.

Hache polie du néolithique - Photo: Vincent Mourre
Les habitants de la cité étaient probablement des paysans, qui cultivaient l’orge, le blé et le millet et élevaient du bétail, dont des bœufs et des chèvres. Le village profitait également du savoir-faire de nombreux artisans ; « Si les tessons de poterie mis au jour sont assez grossiers, les outils en os et les haches polies en silex témoignent d'une belle maîtrise technique. Il est vrai que la facture de bifaces était une tradition ancienne dans la région, puisque la taille de la pierre y était déjà pratiquée il y a trois cent mille ans. Au néolithique, le Bergeracois était toujours réputé pour ce savoir-faire : les haches au redoutable tranchant étaient exportées au-delà du quart sud-ouest de la France » précise Hervé Morin dans LE MONDE (23/11).
Parmi les nombreuses découvertes, les archéologues ont mis à jour un four de 5 mètres de long sur 80 centimètres de large, fonctionnant à l’aide de pierres chauffées et qui permettait de réchauffer la nourriture des habitants.
Les scientifiques vont continuer à prélever divers échantillons avant la fin du chantier, prévue le 30 novembre prochain. Le site des Vaures doit en effet accueillir la construction d’un centre gériatrique.
SPORTS
Football : Bordeaux laminé, Toulouse ensablé
Il convient de parler d’erreur de parcours pour expliquer la cuisante défaite des Girondins face à Metz, écrasés par 5 buts à zéro. Un tel enchaînement d’erreurs, d’errements, d’approximations, de vide et d’expulsions ne repose sur aucune explication concrète. Un tourbillon de chats noirs s’est abattu sur les hommes de Laurent Blanc, humiliés comme jamais. « Match complètement fou avec deux équipes aux antipodes au niveau de la réussite. Lors des dix premières minutes, Bordeaux pose le jeu mais sans se montrer véritablement dangereux. Le couperet tombe une première fois sur une mésentente défensive. La première mi-temps bordelaise faite de maladresses profite à des Caennais opportunistes. Réduits à dix puis à neuf, les Bordelais prennent alors le bouillon en seconde période » constate Florian Rodriguez sur le site SPORT365 (24/11).
Effectivement menés par deux buts en première période, après des erreurs défensives flagrantes, les Bordelais sont écrasés en seconde période, au cous de laquelle un deuxième Girondin est expulsé du match. Réduits à neuf joueurs, les joueurs du Sud-Ouest terminent leur chemin de croix en encaissant trois nouveaux buts. « Vous ne savez pas à quoi ressemble un match catastrophe en football ? Conservez précieusement rangé le DVD du match des Girondins hier à Caen, il devrait faire référence dans tous les cours magistraux sur la question » écrit, résigné, Jean-Denis Renard dans SUD-OUEST (25/11).
Si l’inconstance accompagne les prestations bordelaises, l’enlisement semble menacer l’avenir des Toulousains. Incapables d’afficher la moindre victoire, les hommes d’Elie Baup ont encore déçu leurs supporters ce week-end en recevant Monaco. Le match s’est terminé sur un score vierge, au terme d’une partie de football sans aucun intérêt. Pour LA DEPECHE DU MIDI (26/11), les comptes sont simples : « Sur sa cadence actuelle, le TFC ne peut espérer mieux, en fin de saison, qu'un total de 40 à 45 points. Soit ce qu'il faut pour obtenir le maintien. C'est ça, la réalité. Et rien d'autre. Pas la peine de nous faire des plans sur la comète. D'ici Noël, les Toulousains joueront cinq matches de Ligue 1. Élie Baup espère au moins un point par match, ce qui nous ferait un total de 22, à rapprocher des 24 points atteints la saison dernière à la trêve des confiseurs. On espère mieux... »
Rugby : journée noire pour les deux clubs basques
Les supporters basques tâcheront d’oublier rapidement la troisième journée du Top 14, peu souriante pour les deux clubs de l’Atlantique. C’est tout d’abord l’Aviron Bayonnais qui a été écrasé par le Stade Français (46-6). Les Bleu et Blanc n’ont pas été capables de produire le moindre volume de jeu, se contentant finalement de défendre leur territoire avec une rare maladresse. Fautes de mains, de placements, de vision de jeu… Les Bayonnais ont du se demander ce qu’ils étaient venus faire à Paris. Le manager de l’Aviron n’a pas cherché à cacher sa colère : « Il n'y a rien eu de logique dans notre jeu. C'est une très grosse claque. On n'a pas fait la deuxième mi-temps, alors même si on est à Paris, j'espère qu'on ne fera pas la troisième mi-temps. On a le droit à une bière et encore, je ne sais même pas si on l'a méritée les uns et les autres » déclare-t-il à Pierrick Taisne de SPORT 365 (25/11). Les Parisiens sont parvenus à inscrire sept essais à force d’enchaîner les attaques et d’assommer son adversaire, qui aura fait illusion pendant une demi-heure.
Si le constat n’est pas réjouissant du côté de Bayonne, il ne l’est pas non plus chez les Biarrots, qui ont concédé la défaite face au Stade Toulousain (6-18). Les hommes de Lagisquet n’auront pas démontré grand-chose lors de la rencontre, qui s’annonçait pleine de passion et de rage. Le match s’est terminé en pétard mouillé, offrant un spectacle moyen, voire médiocre, aux nombreux spectateurs d’Aguilera. Les seuls points inscrits par les Basques l’ont été grâce à la botte de Yachvili et Dupuis. L’équipe biarrote serait-elle devenue allergique à la ligne d’essai depuis le début de la saison. « Mené au score dès la première minute, le BO a démarré sa course à handicaps dès les premiers instants de la rencontre. Bien trop difficile contre des Toulousains particulièrement impressionnants depuis ce début de championnat. Et même quand Toulouse joue à quatorze, on ne sent pas les Biarrots capables de faire vaciller l’équipe de Guy Novès » écrit Pierrick Taisne sur le site SPORT 365 (24/11).
Les deux clubs basques auront à cœur de relever la tête lors de la prochaine journée du Top 14. Cela tombe bien car la 4ème journée indique que l’Aviron Bayonnais affrontera le Biarritz Olympique. Il va y avoir du sport et de la rivalité fraternelle.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 26 novembre 2007
Sources:LE MONDE, FRANCE 2 , LA DEPECHE DU MIDI, SUD-OUEST, L'EQUIPE, SPORT365 |