SOCIETE
Un membre de la garde civile espagnole tué à Capbreton
Deux membres de la garde civile espagnole ont été la cible de tirs samedi dernier sur le parking d’une cafétéria de Capbreton, station balnéaire des Landes. L’un des policiers a été tué sur le coup et le second est en état clinique de mort cérébrale. Les deux militaires se seraient retrouvés, de manière fortuite, assis à la même table que celle des membres présumés d’ETA qui ont fait feu avant de prendre la fuite.
« C’est la première fois depuis 1976 (deux policiers espagnols assassinés à la sortie d’un cinéma, à Hendaye) que des indépendantistes basques tuent sur le sol français. De l’autre côté des Pyrénées, le bilan s’élève à 819 morts depuis trente-neuf ans. La France a longtemps fait office de sanctuaire pour ETA. Mais depuis une quinzaine d’années, les polices françaises et espagnoles font cause commune, jusqu’à l’implantation d’une antenne permanente de la garde civile à Pau » écrit Renaud Lecadre dans LIBERATION (03/12).
Les militaires espagnols participaient à une opération de surveillance et d’identification de responsables d’ETA, qui se réfugient en France pour préparer les attentats perpétrés en Espagne. « Pour ETA, et en dépit des interpellations qui se succèdent (128 en France depuis le début de l’année), la France reste une base arrière où plusieurs centaines de militants peuvent se reposer, se former ou préparer des attentats de l’autre côté des Pyrénées. Pour la préserver, ETA a pour le moment évité de commettre des attentats dans l’Hexagone. Mais elle y a pensé, comme le prouve la découverte de projets contre la juge Le Vert en 2002, et elle a surtout toujours estimé que l’usage des armes pouvait se justifier en cas d’urgence» précise Jean Chichizola dans LE FIGARO (03/12).
Les trois membres présumés d’ETA se sont enfuis en interceptant une voiture, prenant sa conductrice en otage. Le plan Epervier aussitôt déployé n’a pas permis de retrouver les erratas, qui ont débarqué leur prisonnière, Fanny Tilhet, dans une forêt située à proximité de Saucats, en Gironde. « Quand la voiture s'est arrêtée, les deux hommes ont pris les choses en main. Ils ont ouvert la portière arrière, m'ont demandé de descendre. Ils m'ont dit qu'ils allaient m'attacher dans les bois. J'ai protesté. Je leur ai dit que j'allais mourir sur place, que personne ne viendrait. Nous avons marché environ 150 mètres. Ils ont placé un bob dans ma bouche, qu'ils ont fixé avec une ficelle enroulée autour de ma tête. Ils m'ont ligotée à un arbre, avec le filet de protection du break qu'ils avaient récupéré dans le coffre. J'avais les poignets et la taille attachés. Pour la première fois, l'un d'entre eux m'a dit qu'ils faisaient partie d'ETA et qu'ils avaient besoin de deux heures pour s'enfuir » raconte-t-elle à Lionel Niedzwiecki de SUD-OUEST (03/12).
Les trois fuyards vont sûrement profiter du réseau d’ETA en France pour échapper à la traque policière, comme le pensent les représentants de la gendarmerie interrogés par LE MONDE : « Nous avons affaire à des gens habitués à vivre dans la clandestinité, qui se sont "probablement débarrassés de leur véhicule .Ces individus sont organisés, ils disposent de planques, de matériel, dans tout le quart Sud-Ouest de la France. Ils ont tout ce qu'il faut pour durer dans le temps. »
La mort du militaire a provoqué une vive émotion en Espagne. Le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero a très fermement condamné ces actes et assisté aux obsèques du militaire organisées dimanche dernier. Il devait se rendre en début de semaine au chevet du second militaire, hospitalisé à Bayonne.
SPORTS
Football : Bordeaux emporte le derby de la Garonne au terme d’un match endiablé
Pour les supporters de Toulouse, le match était plié dès la première mi-temps, avec 3 buts inscrits par Bordeaux contre zéro pour le TFC. Mais le repos a eu du bon pour les Toulousains, qui sont revenus au score au terme d’une seconde partie de match complètement folle, emmenée par le génial Elmander, auteur des trois buts à la 62e, 72e et 76e minute. La certitude bordelaise s’est rapidement transformée en frayeur passagère et les Girondins, un peu décontenancés par le retour tonitruant de leurs adversaires, ont dû attendre le coup-franc tiré par Ducasse à la 87e minute, qui trompe le gardien, pour pousser un ouf de soulagement et remporter la mise sur le score final de 4-3.
«Une victoire qui permet à l’équipe de Laurent Blanc de conforter sa troisième place. Malgré son réveil offensif, Toulouse poursuit sa dégringolade au classement en étant désormais 17eme et premier non relégable » écrit Xavier Sueur sur le site SPORT 365 (02/11). « Pour son 2000e match parmi l'élite, Bordeaux avait à coeur de laver, face à Toulouse, l'affront né de son lourd revers à Caen, samedi dernier (0-5). Mission accomplie, finalement. Mais que ce fut difficile... Alors qu'ils semblaient avoir plié le match à la pause (3-0), les Girondins ont vu les Toulousains recoller au score sur les ailes d'un Johan Elmander inarrêtable. Mais Bordeaux a forcé la décision sur un coup franc étrange du jeune Ducasse à trois minutes du coup de sifflet final » précise, pour sa part, Bruno Rodrigues sur le site de L’EQUIPE (02/12).
Rugby : un derby basque âprement disputé qui rassure le Biarritz Olympique
Les rencontres entre l’Aviron Bayonnais et le Biarritz Olympique sont toujours particulières et savoureuses. Elles représentent un enjeu de taille et une question de fierté pour l’ensemble des trente joueurs basques, qui remettent au goût du jour la délicieuse bataille de clochers. Cette fois-ci, les supporters de l’Aviron avaient décidé de se coiffer d’un chapeau de cow-boy bleu pour refroidir les ardeurs de la mascotte biarrote, un indien rouge et blanc tout de plumes vêtu.
Sur le terrain, les deux équipes ont déployé un jeu plein d’envie, loin de leurs médiocres prestations de la semaine passée face au stade Français pour Bayonne et Toulouse pour Biarritz. La victoire est finalement revenue au BO (14-10) qui a dû rester sur ses gardes jusqu’au coup de sifflet final. « Réaliste et discipliné, le BO a remporté une précieuse victoire lors du derby basque à Bayonne (14-10). Après une semaine mouvementée et l'arrivée de Jack Isaac dans le staff technique, les Biarrots ont su serrer le jeu pour dominer un adversaire volontaire mais handicapé par de nombreuses fautes et erreurs individuelles » constate Aymeric MARCHAL sur le site de L’EQUIPE (01/12). Surtout, les hommes de Lagiquet ont pu planter leur premier essai de la saison grâce à l’énergie d’Andrea Masi. Une action qui rassure Nicolas Brusque, arrière de Biarritz, interrogé par Pierrick taisne de SPORT 365 (01/12) : « Contre Bayonne on a tenté des choses, bien que le temps ne nous le permette pas. On s'est demandé, après la première mi-temps, si on n'avait pas encore la scoumoune, mais l'essai est arrivé, et c'est bien qu'il parte d'une relance, qu'on n’aurait peut-être pas tentée il y a quelques semaines. Cela réussit aujourd'hui tant mieux, mais si ça ne passe pas demain, il ne faudra pas devenir restrictif pour autant ».
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 4 décembre 2007
Sources: SUD-OUEST, LE MONDE, LIBERATION, LE FIGARO, L'EQUIPE, SPORT 365 |