POLITIQUE
Bertrand Delanoë en campagne à Agen
Plus de 300 militants socialistes et responsables locaux, parmi lesquels Jérôme Cahuzac, député-maire de Villeneuve, Gérard Gouzes, maire de Marmande et Pierre Camini, président du Conseil général du Lot-et-Garonne, avaient fait le déplacement samedi à la bodega du stade Armandie pour venir écouter religieusement Bertrand Delanoë, l’un des (nombreux) prétendants au poste de secrétaire national du PS.
Le maire de Paris, à qui de nombreux sympathisants reprochent une campagne un peu timorée, a su convaincre son auditoire par un discours résolument ancré à gauche. M. Delanoë n’a pas hésité à fusiller les mesures du gouvernement en faveur des exonérations fiscales et s’est déclaré opposé à tout projet de privatisation de la Poste.
S’exprimant sur le destin du Parti Socialiste, Bertrand Delanoë a déclaré vouloir privilégier une « ligne politique clairement identifiée, une stratégie d'alliance claire également et un leader connu ». Cette stratégie permettrait d’éteindre la cacophonie régnante au PS, qui rend son action et ses arguments inaudibles auprès d’une majorité de Français. « Se revendiquant « social-démocrate », Bertrand Delanoë expliqua que c'est en s'appuyant sur l'expérience de ses amis élus à tous les niveaux et sur leurs actions au profit en premier lieu des plus défavorisés qu'il inscrivait sa démarche » précise Michel Laffargue dans SUD-OUEST (27/10).
Pour le maire de Paris, la stratégie est simple : « Redevenir une force qui produit des idées pour regagner la confiance ». Les socialistes doivent, à ses yeux, réinvestir le champ social et aider ceux qui en ont besoin comme l’illustre son action déjà menée à Paris au sujet des prestations familiales, versées sous conditions de ressources. « Un coup de patte aux « starlettes » du PS, aux secrétaires nationaux « que l'on ne voit pas beaucoup », et pour finir un clin d'œil vers la présidentielle de 2012. Pour Bertrand Delanoë, le premier des chantiers est de mettre le PS en capacité de gagner… et l'on devine, si possible derrière lui » écrit La Dépêche (27/10). La bataille s’annonce serrée.
SOCIETE
Nouvel accident mortel à un passage à niveau
La liste noire des accidents graves provoqués par les passages à niveau ne cesse de s’allonger. Nouvelle illustration ce week-end dans les Landes, à Laluque, où un TER assurant la liaison Tarbes-Bordeaux a percuté une voiture, tuant son passager. L’accident s’est produit dimanche soir peu après 21 heures, au passage à niveau situé entre Buglose et Pontonx-sur-l’Adour.
« D'après les premiers constats de l'enquête, le conducteur n'ayant pas respecté les règles de sécurité avait franchi la première des demi-barrières qui étaient abaissées. Le véhicule s'est retrouvé au milieu des voies quand le TER est arrivé » relate Emma Saint-Genez dans SUD-OUEST (27/10). Les 172 passagers du train n’ont pas été blessés et ont dû patienter deux heures avant d’être invités à monter à bord d’un TGV dépêché sur place.
« Cet accident a entraîné une perturbation de la circulation des trains sur la ligne Hendaye-Dax, dans les deux sens, selon la direction régionale de la SNCF. Cinq TGV assurant la liaison entre les deux villes ont notamment subi des retards d’un minimum de deux heures » précise LIBERATION (27/10).
SPORTS
Football : 10e journée sans saveur pour Bordeaux et Toulouse
Les deux clubs du Sud-Ouest auront à cœur d’oublier rapidement la 10e journée du championnat, avec un petit point gagné pour chacune d’elle.
Bordeaux n’a récolté que le nul (2-2) à Nice, au terme d’un match frustrant où la victoire semblait pourtant acquise. Mais dans les toutes dernières minutes de la rencontre, l’arbitre a sifflé un penalty pour une main de Ducasse, inexistante, dans la surface de réparation. La frustration est d’autant plus forte que le premier but niçois a été marqué, à la 84e minute, sur un hors-jeu évident.
Laurent Blanc a soigneusement évité d’entretenir la polémique à l’issue du match et préféré s’attacher aux points positifs, constatant que son équipe confirme ses progrès dans le jeu et réussit à mettre l’adversaire en grande difficulté.
Mais les erreurs d’arbitrage ne passent décidément pas : « Jusqu'à la 84e minute, les hommes de Laurent Blanc ont maîtrisé leur sujet comme jamais cette saison face à une équipe de Nice réduite au rang de simple compagnon de jeu. Sauf que tout ce bel édifice s'est subitement écroulé sous le triple effet du relâchement girondin, de deux décisions très litigieuses de M. Chapron et de la révolte de Niçois dont le principal mérite, hier soir, fut d'y croire jusqu'au bout » écrit Frédéric Laharie dans SUD-OUEST (26/10).
A l’instar de Bordeaux, Toulouse a largement dominé la rencontre qui l’opposait à Monaco sans être mesure de décrocher les trois points de la victoire (0-0). La frustration ne vient pas cette fois-ci de l’arbitrage mais des tentatives de tir au but avortées. « Le TFC aurait pu faire la différence en première période à cinq reprises (2e, 21e 28e, 33e, 41e), mais il aurait aussi très bien pu tout perdre en fin de rencontre sans un arrêt réflexe de Carrasso devant Nimani (87e) » précise Emery Taisne sur le site de L’EQUIPE (26/10). Même constatation pour Thomas Chaigné, de SPORT365.FR (25/10) : « Plutôt engagée, la rencontre a offert une grosse bagarre au milieu de terrain. En première mi-temps, Toulouse s'est créé les plus belles occasions. En passant par les côtés, les hommes d'Alain Casanova ont souvent trouvé les décalages pour s'approcher des buts de Ruffier, sans pour autant mettre en difficulté le portier monégasque ».
Le TFC reste cependant accroché à la cinquième place du classement (juste derrière Bordeaux) et apparaît plus que jamais comme un challenger sérieux pour les équipes de tête, un peu malmenées ces dernières semaines.
Rugby : Le Stade Toulousain produit un match impeccable face aux Parisiens
Les hommes de Guy Novès n’ont certainement pas oublié la cuisante défaite de la saison dernière face au Stade Français et c’est certainement avec un esprit revanchard que les champions de France ont abordé le match dans la prestigieuse enceinte du Stade de France. Certes, les Toulousains avaient remis les pendules à l’heure lors de la dernière demi-finale en battant le Stade Français au stade Chaban-Delmas de Bordeaux.
Les Rouge et Noir, peu impressionnés par le large public acquis à la cause des Parisiens, ont récité leur rugby sans trou de mémoire, parvenant à faire chuter le Stade Français pour la première fois de la saison.
« Dès le début de la rencontre, les Toulousains exerçaient une grosse pression sur les joueurs du Stade Français, notamment dans les zones de rucks en faisant jouer la puissance des Albacete, Dusautoir et Maka. Les Parisiens explosaient à l'impact et rendaient de nombreux ballons. C'était ensuite dans l'occupation du terrain que les Toulousains allaient faire mouche. Alors que depuis le début de saison, Lionel Beauxis était dans un fauteuil dans son nouveau rôle d'arrière, les Poitrenaud, Skrela ou Elissalde étaient les premiers à réellement le tester en balançant de longues chandelles » écrit Maxime Raulin sur le site de L’EQUIPE (25/10).
Les Toulousains sont parvenus, assez facilement du reste, à asphyxier leurs adversaires, les privant de toute ambition de jeu ou tentatives d’attaques un tant soit peu structurées. Cette indiscutable réussite repose en partie sur la sélection de 13 internationaux, preuve que Guy Novès, contrairement à ses propos d’avant-match, ne comptait pas aligner une équipe bis.
Au final, « les 78 782 spectateurs du Stade de France ont assisté à un vrai match de haut niveau, un sommet du championnat entre deux des meilleures équipes du moment. Dès les premières minutes de la rencontre, on a compris que les Rouge et Noir n’étaient pas venus à la capitale pour se reposer » précise Jean-François Paturaud sur le site SPORT365 (25/10). Toulouse n’est plus qu’à 4 points du leader parisien et la dynamique amorcée le week-end dernier constituera, à n’en pas douter, une menace directe pour les joueurs parisiens, franchement déstabilisés après cette première défaite.
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 27 octobre 2008
Sources: LA DEPECHE, SUD-OUEST, LIBERATION, L'EQUIPE, SPORT 365 |