SOCIETE
Les participants du forum mondial de la diversité culturelle bloqués au Pic du Midi
C’est une drôle d’aventure que viennent de vivre les congressistes des « 24 heures pour la diversité culturelle ». En effet, les nombreux participants, réunis sous la houlette de Dominique Wolton, directeur de l'Institut des sciences de la communication et de la revue « Hermès » au CNRS, devaient débattre pendant 24 heures en direct du sommet du Pic du Midi, site emblématique des Pyrénées. Si les caprices de la météo n’ont pas empêché les congressistes de s’exprimer et de répondre aux questions des téléspectateurs de LCI, partenaire de la manifestation, elles ont néanmoins contraint la plupart d’entre eux à revoir leur emploi du temps à l’issue du forum.
En effet, « avec le froid et le vent, 40 tonnes de glace se sont accumulées sur les câbles du téléphérique, empêchant la nacelle qui devait ramener les participants au colloque et l'équipe technique de fonctionner » explique LA DEPECHE DU MIDI sur son site Internet (24/11). La vingtaine d’invités prestigieux, parmi lesquels Edgar Morin, Joël Suhubiette et Olivier Poivre d'Arvor se sont retrouvés piégés au sommet du Pic du Midi, comprenant assez vite que les 24 heures initialement prévues allaient se transformer en 96 heures d’attente. Les autres participants, dont Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, ont eu plus de chance en préférant emprunter le téléphérique quelques heures avant le refroidissement sévère du climat.
Le séjour forcé de tout ce beau monde s’est organisé avec les moyens du bord. « Nous avons ici quatre gigas de débit Internet, qui permettent aux chercheurs de rester en contact avec leurs collaborateurs et leurs proches. Nous profitons également d'une salle de projection dans laquelle nous commençons à débriefer les débats (…) Il y a avec nous des équipes de sécurité, deux cuisiniers. Nous disposons de chambres, et de suffisamment de réserves pour nourrir 300 personnes pendant une semaine » explique Pierre Mestre, le responsable Internet du Conseil régional, cité par SUD-OUEST (24/11).
Les prisonniers des glaces n’ont donc pas à s’inquiéter de leur proche avenir mais veilleront peut-être que la seconde édition du forum mondial de la diversité culturelle soit organisée à une autre saison s’ils veulent toujours profiter des nombreux charmes du Pic du Midi de Bigorre.
SPORTS
Football : Bordeaux concède le nul face à Rennes, Toulouse battu par Lorient
Nouvelle journée sans éclaircie pour les deux clubs du Sud-Ouest. Bordeaux montre des signes inquiétants de stagnation et devra redoubler d’efforts si l’équipe espère se maintenir aux avant-postes du championnat français. Les hommes de Laurent Blanc sont peut-être préoccupés par leurs parcours en C1, qui les opposera mercredi à la redouble équipe de Chelsea, mais les Bleus et Blancs devraient peut-être s’inspirer du destin de l’OL, brillant en championnat et en Ligue des champions.
« Bordeaux apparaissait donc, en début de saison, comme le candidat crédible à la fin du règne du Roi rhodanien. Après quinze journées, les Bordelais ne sont plus seuls. Les hommes de Laurent Blanc viennent de perdre cinq points dans la course au titre. Trois à Lyon après avoir livré une très belle prestation puis deux contre Rennes, face à un concurrent qui leur avait chipé la troisième place une semaine plus tôt. Ils sont désormais dépassés dans leur quête par Nice, Marseille, Rennes et Paris » écrit à ce titre Nicolas Couet sur le site FOOTBALL365 (23/11).
Les Bordelais n’ont obtenu que le nul (1-1) face à Rennes, malgré une bonne occupation du terrain et de nombreuses initiatives. « Le match a eu une physionomie attendue : maîtrise du jeu et du ballon pour Bordeaux, science défensive impressionnante côté rennais. Sur un contre, les hommes de Lacombe ont profité d'une mauvaise relance de Valverde pour voir Thomert filer seul au but et marquer dans les filets vides (19e, 0-1). C'est suite à une spectaculaire mésentente Mangane-Douchez que Gourcuff a égalisé à l'heure de jeu (60e, 1-1) » résume Cédric Rouquette sur le site de L’EQUIPE (24/11).
Les Girondins reculent donc à la sixième place et devront batailler ferme pour que la fin du championnat ne soit pas, une nouvelle fois, synonyme de frustration et de découragement.
De leur côté, les Toulousains ont été bien reçus par Lorient, qui les battus 1 à 0 au terme d’un match difficile. Les Garonnais semblaient avoir misé leur stratégie sur une défense implacable, avant d’adopter un autre jeu, plus offensif. « Mais Toulouse, face à la combativité bretonne, se reprend et retourne la situation à son avantage. Lorient subit alors le jeu offensif des visiteurs. Aux retours des vestiaires, Toulouse laisse très peu d'espace à ses adversaires qui sont contraints de reculer. Mais l'ouverture du score des locaux changea la tournure du match. Lorient fait alors la différence et procède en contres » écrit Charlotte Laroche sur le site FOOTBALL365 (23/11).
« Plus de rigueur, dans les gestes et le mental, c'est ce qu'il manque aux Téfécistes, parfois trop jeunes (…) Mais le problème d'efficacité, de réalisme, rencontré par les Toulousains, n'est pas qu'offensif. Le Tef est retombé samedi soir dans ses petites approximations dans la relance, et il a gaspillé un nombre incalculable de bons ballons, d'autant que son adversaire l'a gêné en jouant très bas » déplore LA DEPECHE DU MIDI (24/11).
Les statistiques du match montrent pourtant une nette domination des Toulousains, dans quasiment tous les compartiments du jeu : 55% de possession pour les Toulousains, 69% de passes réussies, 580 ballons joués, Ebondo, Capoue et Didot étant les trois joueurs à avoir le plus touché la balle… Des données frustrantes que les managers du Téfécé ne manqueront pas de rappeler à leurs joueurs, capables d’un fort potentiel mais encore trop fébriles dans la conclusion de leurs actions.
Rugby : le tonnerre gronde sur le Biarritz Olympique
On se doutait bien que les choses ne pouvaient pas continuer ainsi. Aspirés à la huitième place du classement général, les Biarrots sont, depuis quasiment le début de la saison, l’ombre d’eux-mêmes. La défaite de ce week-end contre Toulon aura mis le feu aux poudres et provoqué le limogeage de l’entraîneur Jacques Delmas, en poste depuis 2004. Son départ fait suite à celui de Patrice Lagisquet en mai dernier, confronté lui aussi aux mauvais scores des Rouge et Blanc.
« Le secret de Polichinelle concernant le successeur de Delmas est également levé. Il s’agira bien de Jean-Michel Gonzalez, qui avait annoncé mercredi matin à Rugby365 l’imminence d’une annonce officielle le concernant » écrit justement le site RUGBY365 (25/11). Jean-Michel Gonzalez entraînera l’équipe aux côtés de Jack Issac, qui conserve la confiance des managers du club. Ce dernier, pourtant associé à Lagisquet puis à Delmas et entraîneur des arrières depuis déjà de longs mois, ne semble pas avoir apporté sa patte à l’équipe et tient peut-être aussi sa part de responsabilité, qui n’a cependant pas été sanctionnée par Serge Blanco. Mais son heure sonnera peut-être si le Biarritz Olympique venait encore à déchanter d’ici la fin de la saison.
En attendant, « Gonzalez comme Rodriguez, prophètes du combat et du jeu d'avants, ont tout intérêt à rapidement marquer leur territoire. Et rassurer des supporters, tout heureux de voir à la tête de leur équipe celui qui a longtemps été leur plus grand protégé. Car en optant pour Gonzalez plutôt que de faire appel à une solution extérieure (Magne, Connoly sont aussi sur le marché), Blanco tient aussi à délivrer un message : celui d'un certain retour aux sources du jeu biarrot. Les joueurs sont prévenus » précise Nicolas Bridoux dans SUD-OUEST (26/11)
Olivier Sorondo
Revue de presse publiée
le 26 novembre 2008
Sources: LA DEPECHE DU MIDI, SUD-OUEST, L'EQUIPE, SPORT 365 |