POLITIQUE Elections régionales : la candidature de Marie Bové repoussée par les Verts en Aquitaine
La fille de José Bové aurait-elle été victime du syndrome « Jean Sarkozy » ? Force est de constater que le pistonnage paternel, quel qu’il soit, a plutôt tendance à énerver les citoyens français et leurs représentants politiques. Nouvelle illustration la semaine dernière chez les Verts d’Aquitaine, qui ont tout simplement refusé d’entériner la désignation de Marie Bové en tant que chef de file en Gironde. La jeune femme (34 ans) avait été proposée en octobre dernier par Noël Mamère, proche de José Bové, provoquant quelques pincements de lèvres chez les Verts.
En revanche, la conseillère régionale Monique de Marco a été désignée tête de liste Europe-Ecologie pour les prochaines élections régionales. « Les composantes «non-verts» d'Europe Ecologie avaient accepté que Monique de Marco, 56 ans, conseillère régionale élue des Verts depuis 2004, soit désignée tête de liste régionale mais dans le cadre d'une parité qui donnerait trois têtes de liste départementales à des «non-verts», notamment en Gironde, contre deux aux Verts » précise 20 MINUTES sur son site Internet (28/11).
Mais « les Verts Aquitaine ont toutefois voté contre les deux scénarios qui leur ont été proposés pour la Gironde. Ces deux scénarios confiaient la tête de liste départementale à Marie Bové, 34 ans, militante politique sans être encartée » ajoute LIBERATION (28/11). Cette démarche des Verts a empêché la constitution des listes pour la région et créé une situation d’impasse.
Les deux femmes se sont exprimées à l’issue du vote des militants écologistes. Interrogée par la presse, Marie Bové, très sûre d’elle malgré sa première gifle politique, a déclaré : « Ce n'est pas un rejet, j'ai discuté très librement avec Monique de Marco. Je suis entrée dans l'espace politique national, c'est une évidence, Monique a peut-être moins d'aura mais je pense qu'on peut être complémentaire. » De son côté, comme le rapporte LE MONDE (28/11), « Monique de Marco, élue au conseil municipal de Talence dans la banlieue bordelaise, a estimé que Marie Bové "doit être tête de liste en Gironde", rappelant que Europe-Ecologie devait être une "ouverture vers des personnalités, associatifs, altermondialistes" », ce qui ne semble pourtant pas encore gagné pour la fille du fringant moustachu.
Ainsi, comme le révèle SUD-OUEST (29/11), « Pierre Hurmic, conseiller municipal Vert à Bordeaux, très opposé à cette candidature, a fait campagne contre elle jusqu'au dernier instant, jusqu'à obtenir un vote défavorable des militants. « Les deux scénarios qu'on nous a proposés étaient identiques et devaient conduire tous deux au choix de Marie Bové », tempêtait-il ». Qui plus est, les militants écologistes du Sud-Ouest ne semblent pas avoir apprécié la vague médiatique suscitée par l’apparition de Marie Bové dans le monde politique local.
Le quotidien régional rappelle par ailleurs que les Verts ont obtenu 9 élus sur 85 lors des élections régionales de 2004 et n’envisagent pas d’être moins nombreux l’année prochaine, en profitant notamment des excellents résultats obtenus par Europe-Ecologie aux dernières élections européennes. Pas question, donc, de désigner une débutante face à ce défi électoral, fût-elle la fille de José Bové. Non mais.
SPORT
Football : feu d’artifice pour Bordeaux, victoire bienvenue pour Toulouse
Si le dernier week-end a été marqué par les défaites communes des deux équipes du Sud-Ouest, la 15e journée leur a permis d’engranger de précieux points et de se rassurer en cette fin d’année.
Fâché de la mauvaise prestation de son équipe face à Valenciennes la semaine dernière (match perdu 1-0), mais rassuré quatre jours plus tard lors de la rencontre contre la Juve (match gagné 2-0) dans le cadre de la Ligue des champions, Laurent Blanc a cessé de mâchonner son célèbre cure-dent après la remarquable prestation de ses joueurs samedi soir, qui se sont imposés 3 buts à 0 à Nancy, mettant enfin un terme à la série noire des matchs perdus à l’extérieur. Interrogé par l’EQUIPE (29/11), l’entraîneur des Bordelais a estimé que « le parcours des Girondins lors des quatre dernières journées n'étaient pas celui d'un prétendant aux trois premières places, mais plutôt celui d'un prétendant aux trois dernières. On a pris conscience que cela ne pouvait plus continuer. Avec beaucoup de motivation, de mobilisation, Bordeaux a retrouvé un jeu qui nous permet de mettre en grandes difficultés notre adversaire». Ce qui est une bonne chose pour les supporters bordelais, ravis de constater que leur équipe chérie occupe, de droit ( ?) la première place du classement national.
Joueurs et entraîneurs se félicitent que les trois buts aient été marqués dans le feu de l’action, et non pas sur coups de pied arrêtés (toujours moins glorieux). « Très réalistes en première mi-temps, les Bordelais prenaient l'avantage à la moitié de cette première période sur une superbe action collective lancée par Chalmé, relayée superbement par Gouffran et finalisée par Fernando. Un but qui libérait complètement les Girondins, un peu crispés en début de match après cette série de trois défaites consécutives à l'extérieur. Au retour des vestiaires, c'est donc une équipe bordelaise complètement décomplexée qui se présentait sur cette pelouse toujours autant gorgée d'eau. Mais cette fois, Nancy, à la hauteur par moments en première période, prenait vite le bouillon » rapporte Aurélien CANOT sur le site FOOTBALL365 (29/11).
Victoire éclatante contre la Juve, victoire sans débat contre Nancy… Après quelques semaines de flottement, Bordeaux fronce les sourcils et impose un retour remarqué au sommet du football national et européen. Les futurs adversaires sont prévenus.
De son côté, le TFC s’est contenté d’une petite victoire contre Boulogne (1-0), le club qu’on aimerait voir rester en Ligue 1. Sur un coup-franc de Didot, Foufana profite de la sortie approximative du gardien pour envoyer le ballon dans les filets. Ce sera d’ailleurs le seul but du match, permettant aux Toulousains de récolter 3 points, précieux au regard d’une entame de saison un peu décevante. « Boulogne ne parvient pas à trouver la faille et Toulouse prive les joueurs de Laurent Guyot du point du match nul. Cela fait maintenant onze matchs que Boulogne ne gagne plus, ce qui lui vaut une place de premier relégable. Toulouse remporte ce match en se faisant peur mais Alain Casanova ne retient que les trois points » constate Patrick DANIEL sur le site FOOTBALL365 (28/11).
Rugby : Toulouse s’impose petitement à Montauban
Le week-end dernier, alors que le XV de France se faisait gentiment écraser par les méchants All Blacks à Marseille, le Top 14 étalait son calendrier pour déployer sa 14e journée. Ainsi, Toulouse recevait Montauban. L’équipe de Guy Novès était privée pourtant de ses joueurs cadres, sélectionnés en équipe nationale, ce qui ne semble pas avoir provoqué de crise majeure, comme le relate L’EQUIPE (29/11) : « Mais à bien y regarder, l'équipe alignée par Guy Novès avait quand même fière allure. Et en dehors d'un évident manque d'automatismes, elle aurait fait le bonheur de plus d'un entraîneur. Non, si les Toulousains se retrouvaient menés 6-12 à l'entame de la seconde période, ils ne le devaient qu'à un manque de concentration qui avait permis aux Montalbanais de scorer sur leurs seules occasions de la rencontre. Comme trop souvent cette saison, les Rouge et Noir peinaient au démarrage et devaient cravacher pour revenir dans la partie. »
La superbe action de Donguy et la bonne performance de Michalak ont permis au Stade Toulousain de revenir au score puis de prendre un peu d’avance grâce à l’essai de Lamerat. Epuisés, les Tarn-et-garonnais ne sont pas parvenus à remettre le pied sur l’accélérateur et à profiter de l’absence des joueurs vedettes de Toulouse pour réussir le hold-up qu’ils avaient dû préparer avant le match. Montauban s’incline donc (logiquement ?) 12 à 17 face à une équipe toulousaine qui retrouve son effectif complet dès cette semaine.
Enfin, la rencontre a permis à David Skrela de fouler à nouveau le gazon du stade, après 6 mois d’absence pour blessure. L’ouvreur toulousain était visiblement très heureux de revenir au charbon, comme il l’a confié à Jeremy Desoblin, du site RUGBY 365 (01/12) : « Je suis très content. Ça faisait un petit moment que j’attendais ça (ndlr : six mois). Même s’il a été un petit peu prématuré. Il aurait fallu faire quelques matchs en Espoirs pour retrouver des automatismes et des repères. Mais il a fallu composer avec les joueurs qui restaient, et moi j’étais apte à jouer. J'ai joué vingt minutes, je suis content car on a gagné. C’est bien pour le groupe » (RUGBY365, 29/11)
Olivier Sorondo Revue de presse publiée
le 1er décembre 2009
Sources: 20 MINUTES, LIBERATION, LE MONDE, SUD-OUEST, FOOTBALL365, RUGBY365, L'EQUIPE